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Accueil Santé
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Il est vrai que les conditions sanitaires générales sont assez déplorables dans la région du diocèse. Les principales maladies, souvent mortelles, sont les parasitoses, le paludisme, la bilharziose, la tuberculose, l’ictère, la coqueluche, la rougeole et enfin la toxicose chez les nouveau-nés.

Plusieurs facteurs concourent à cette mauvaise situation :

  • Tout d’abord le très grand nombre de maladies qui ne sont pas toujours tropicales telles que la tuberculose, la grippe, la bronchite, la rougeole, etc.
  • Les conditions climatiques. Ne lit-on pas, par exemple, dans une publication de la Banque Mondiale : « Il existe des preuves suffisantes que les climats tropicaux rendent le problème des maladies plus difficile à traiter ? » Ainsi, la plupart des vecteurs des maladies tropicales, moustiques, mouches, mollusques, etc vivent toute l’année faute d’un hiver suffisamment froid. Il faut compter aussi avec inconfort d’une saison chaude qui fatigue beaucoup l’organisme ; or, elle correspond à l’essentiel des travaux agricoles.

  • La misère, c’est-à-dire en l’occurrence, la malnutrition et une hygiène très insuffisante. Un individu dont la ration alimentaire manque, par exemple, de protéines, n’offre qu’une faible résistance à la maladie. Souvent des épidémies de rougeole déciment les jeunes enfants car ils ne sont pas biologiquement assez résistants. Côté hygiène, l’utilisation trop fréquente d’eau polluées favorise la transmission d’un très grand nombre de maladies : la bilharziose, les hépatites, les maladies gastro-intestinales, la typhoïde, etc.
  • La faiblesse de l’infrastructure sanitaire. Tout d’abord, les quatre hôpitaux et la trentaine de dispensaires (CBS II), souvent très mal équipés, sont largement insuffisants. D’autre part, la prévention est très réduite, sauf la vaccination et la maladie SIDA. Bien sûr, les médicaments font aussi défaut ; les médecins, les infirmiers et les sages-femmes ne sont pas non plus très nombreux.

Relevons quelques maladies particulièrement graves :

  • La tuberculose, cause sans doute de la plus grande mortalité, même si le traitement est gratuit et assuré par l’Etat. On évalue les jeunes atteints de ce mal, à 25 %.
  • Le paludisme. 8 variétés d’anophèles, dont le redoutable « gambiae et funestus », uniquement présent pendant la saison chaude. Il y aurait 20 % d’impaludés dans le diocèse.
  • La bilharziose, la maladie des terres irriguées et plus particulièrement des rizières. Elle s’est propagée très vite de la plantation de la SAMANGOKY, par l’intermédiaire des travailleurs migrants. On considère que la population est atteinte de bilharziose à plus de 40 %.

  • Les maladies vénériennes ne sont pas en reste. Par exemple, 10 % des femmes enceintes contrôlées auraient la syphilis, mais il y a beaucoup des femmes enceintes, surtout en brousse, qui ne sont pas contrôlées.
  • Les maladies gastro-intestinales touchent pratiquement toute la population. Elles peuvent également être mortelles, mais elles affaiblissent surtout l’organisme qui, de ce fait, résiste moins bien aux maladies plus sérieuses.
  • Le tétanos et la typhoïde sont endémiques.

La liste est longue mais nous nous contenterons de cette énumération pour dire tout simplement que la mortalité est encore élevée dans le diocèse sûr tout s’il s’agit des enfants. Par exemple, déjà, au seuil de sa vie, quand un enfant vient de naître loin d’un centre sanitaire, le tétanos ombilical le condamne très souvent à mourir. Puis, dans ses premières années, il doit éviter la toxicose. Plus tard, il lui faudra échapper à la coqueluche et surtout à la rougeole. En fait, la malnutrition, la mauvaise hygiène et l’infrastructure sanitaire insuffisante jouent un rôle déterminant parmi les causes de la mortalité infantile et juvénile.

Voila la liste des taux de natalité et des taux de mortalité par chacune de sous préfecture dans le diocèse, mais comme tous les statistiques, les chiffres donnés ne sont pas exactes, c’est une estimation qui relève qu’on est bien au dessus de la moyenne nationale qui serait de 1,8 % de taux de mortalité.

Sous préfecture

Taux de natalité en %

Taux de mortalité en %

Taux d’accroissement naturel en %

Morombe

3,8

2,6

+ 1,2

Manja

3,6

1,8

+1,8

Ankazoabo

3,2

3,2

0,0

Beroroha

2,7

3,0

-0,3

 


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