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Accueil Géographie Flore du Sud-Ouest
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Les formations forestières, y compris le bush ou fourré épineux, constituent la végétation naturelle d’origine dans le diocèse, à quelques exceptions près comme les zones marécageuses. Les déforestations successives, tant pour l’élevage que pour l’agriculture, ont introduit la savane qui reste plus ou moins arborée. Les espèces forestières sont souvent xérophiles en raison du caractère aride général du climat. Cela est encore plus net pour les plantes du bush.

La forêt sèche caducifoliée ou forêt mésophile occupe toujours une grande partie de la région. Associée au bush vers l’Ouest, prenant alors la forme d’un bois-fourré, elle s’étend largement vers l’Est et surtout vers le Nord. A l’Ouest, là où les sols sont moins bons et leurs réserves en eau très faibles, il y a fameuse forêt des « Mikea » et le bush à « famanta et sogno » recouvrent les rubéfiés dunaires. Mais sa dégradation est souvent importante et sa disparition fréquente, notamment dans les zones basses.

Les arbres les plus répandus sont le « katrafay » (Cedrelopsis grevei), le palissandre « manary » (Dalbergia sp.), l’ébène « lopingo » (Diospyros perrieri), le « katra » (Cesalpinia dunducella), le « robontsy » (Acacia morondavensis), le tamarinier « kily » (Tamarindus indica), le « mangarahara » (Stereospermum euphoroïdes), les baobabs tels que le géant « renala=mère de la forêt » (Adansonia grandidier), le « za » (Adansonia za), le petit « fony » (Adansonia fony).

Le bush mérite une analyse plus longue car il s’agit d’une végétation très originale où les familles de plantes sont endémiques à 60 % et les variétés à plus de 90 %.

Forêt rabougrie, végétaux ligneux, vivaces, le plus souvent épineux, le bush serait une formation basse, gris vert-jaunâtre au début de l’été et bleuâtre ou glauque le reste du temps. Situé dans une zone climatique peu arrosée (moins de 600 mm/an), à forte évapotranspiration et poussant sur n’importe quel sol, le fourré épineux a de nombreuses adaptation xérophytiques qui se résument à la constitution de réserves d’eau (rizhomes, tiges aériennes renflées comme chez les pachypodium, crassulescence et succulence) à se faculté de réduire ses pertes d’eau (présence de poils – certains kalenchoe, de cire – euphorbes, petites feuilles ou aphyllie, épines –euphorbes et didiéracées, lianes – « lombiro » et à des aspects physiologiques particuliers (période végétative courte, bouturage abondant, etc.). Selon les régions, il y aurait deux types de bush : à euphorbes « famata » et à didiéracées « sogno ». Les euphorbes sont très nombreuses : famata fotsy (Euphorbia stenoclada), laro (Leucodendron), euphorbes Fiherensis, Intisy, etc. Parmi les didiéracées, on distingue surtout le « sogno » (Didiera madagascariensis), l’arbre pieuvre, et le « fantsiholitra » (Alluaudia procera). Citons encore quelques agaves dont le « vaho » (Aloe vahombe).

Beaucoup de ces arbres et arbustes « tsinefo » (Zizyphus vulgaris), « tsingilofilo » (Celastrus linearis), « lamoty » (Flacourtia indica), etc., ont des propriétés remarquables : utilisation dans la construction des maisons, des pirogues, calfatage, pharmacopée, ingrédients dans la fabrication de l’alcool local « toaka gasy », etc.

Les savanes, généralement arborées, voire arbustives, sont très développées à l’Est du domaine du bush. Mais on y constate une grande pauvreté floristique. Parmi les germinées, omniprésentes, le « ahidambo » (Heteropogon contortus) domine très largement. Le « vero » (hyparrhenia rufa), beaucoup plus haut, est propre aux bas-fonds ainsi que le « babaka » (Sorghum alepensa) et le « tsanaoday » (Robtelia), qui sont des graminées géantes hygrophiles. Le « kidresy », espèce de chiendent (Cynodon dactylon), qui n’est pas un pyrophyte, ne se trouve qu’à proximité des villages. Les arbres de ces savanes doivent par contre résister au feu. Ce sont surtout les « sakoa » (Pourpartia caffra), les « kily » dont l’ombre majestueuse empèche l’herbe de pousser, les palmiers « satra » (Hyphaene shatan et Medemia nobilis), les « tapia » (Uapaca bojeri) et surtout les « mangarahara ».

Si le bush repousse toujours dans le domaine côtier subaride, la forêt sèche est beaucoup plus fragile. Lorsque les pluies sont insuffisantes ou l’horizon humifère du sol a disparu, elle laisse la place à une formation arbustive appelée souvent « moka ». D’autre part, la répétition des feux pour des raisons économiques, malgré l’existence d’un bon sol profond et de précipitations normales, impose la savane, c’est-à-dire les graminées, les arbres et les arbustes pyrophiles. Dans ces conditions, cette formation semble irréversible.

 


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