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Un travail qui occupe une part de la population est la pêche. Tout d’abord, il y a la pêche en rivière : poissons, crustacés, mollusques, que l’on consomme toujours. Ensuite, il y a la pêche en mer qui occupe la population des « Vezo ». On estime qu’ils sont en nombre de 20 000 dans le diocèse. Les « Vezo » sont des semi-nomades marins.

La mer reste donc la base des activités des « Vezo » qui sont déjà des prédateurs de platiers coralliens, pour lesquels l’activité primordiale consiste en chasse-collecte (mihake) et se pratique à pied sur les zones des récifs. C’est à marée basse et surtout lors des marées de vive-eau (famonta) qu’en toute saison, on chasse le poulpe (horita) et quelques poissons de récif, on ramasse des gonades d’oursin (soke), on collecte des coquillages (tsakody) et des holothuries (zanga) dans la mangrove, on attrape des crabes (jakake), etc. La pêche à l’hameçon (vinta) ou au petit filet (harato) se pratique également à pied. Les produits pêchés sont surtout les mugilidés (tovoroke), les gerridés (ambariake), les carangidés (lagnora), les anchois (tove) en octobre-novembre et souvent des crevettes (tsitsike).

Si la pirogue (laka) est utilisée fréquemment pour le transport, elle sert bien entendu pour la pêche à proximité de la côte et au large, voire très loin des villages d’origine pendant la saison sèche (asotse). En effet, de juin à septembre, les « Vezo » vont vers le Nord, profitant de la fraicheur du climat pour stocker le poisson salé (fia sira) ou séché (fia venja). Pourtant, les difficultés d’écoulement de tels produits sur le marché et surtout la diversification des activités de ces pêcheurs, tend aujourd’hui à limiter cette pêche saisonnière.

Ensuite, il faut ajouter que la fameuse pirogue vezo à balancier (fagnare) mue par une grande voile (lamba) qui ne permet pas toutefois de remonter au vent, est un outil précieux pour les « Vezo ». Mais la difficulté de trouver de beaux arbres (farafatse) pour la fabrication de ces pirogues qui a lieu en Ibara, surtout sur les bords du Mangogky, les rendent très onéreuses. Les filets en nylon, les masques de plongée, et surtout les pirogues en carbone ou plastique sont très chers et il est logique que la nécessité du capital à investir pour pêcher mais aussi pour assurer des fonctions de transport, a conduit les « Vezo » à intégrer progressivement l’économie marchande. Donc ces pêcheurs d’origine sont poussés de plus en plus de devenir agriculteurs, commerçants, s’installant parfois loin des côtes (Vezo ampotake=Vezo de la boue) de l’intérieur, ou deviennent employés à la ville, voire administrateurs. C’est la population régionale la plus nombreuse à occuper autant d’emplois dans la fonction publique aux côtés des fonctionnaires merina ou betsileo.

 


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