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En parlant de l’agriculture, il faut d’abord parler de l’agriculture sur brûlis (hatsake) et de décrue (baiboho), sans oublier les cultures en champs permanents qui prennent parfois l’aspect de champs clos, pour arriver à la riziculture (tanimbary et horake).

L’agriculture sur brûlis est venue de l’Est avec d’Antesaka, cette culture est pratiquée ici selon un rite très simplifié, sans aucune des cérémonies religieuses qui caractérisent habituellement celle de l’Est. Choix puis division en lots par famille de la forêt à brûler. Défrichement en août, on épargne en général les gros arbres et avec les restes on fait le charbon. Mise à feu en septembre. Semis en décembre, au moment des premières pluies. Récolte, essentiellement du maïs et de quelques cucurbitacées, dès avril. La culture d’une même parcelle dure rarement plus de deux ans sauf si la présence de bons sols transforme ces « hatsake » en champs permanents. On doit dire que cette culture est supplémentaire, principalement on coupe la forêt pour avoir du charbon.

La culture de décrue (baiboho) en fait est une culture du pois du Cap (kabaro), pois vohème (lojy), haricots (tsaramaso), maïs (tsako), patate douce (beleho), manioc (balahazo). Il y deux catégories de décrues : le « baiboho » sec, rarement submergé par les crues et le « baiboho » humide, le meilleur, inondé tous les ans et ainsi fertilisé par des alluvions argilo-limoneuses. Après les crues, courant mars, défrichement et les labours des parcelles. Suit la trouaison et les semis. La récolte a lieu en septembre-octobre. Le battage et le vannage se font au village.

Les champs permanents qui peuvent être aussi clôturés, ont généralement de bons sols. Ces champs résultent le plus souvent de brûlis (hatsake). Les opérations culturales de ces champs peuvent se résumer comme suit : désherbage à la bêche, mise à feu des herbes séchées, labour, plantation ou semis au début de la saison des pluies, sarclages fréquents, les récoltes généralement en mars-avril et pour le manioc en août-septembre. On pratique les cultures suivantes : maïs, sorgho, manioc, patates douces, différentes cucurbitacées (taboara, voatango, voatavo), pois comme « voanjobory », haricots, arachides.

Et enfin la riziculture. On ne sait pas exactement d’où vient la riziculture dans la région du diocèse. On pense plutôt que la culture du riz est arrivée dans la région avec les Betsileo des Hauts Plateaux ou les Antesaka de l’Est. Quelle que soit leur origine et l’époque de leur installation dans le diocèse, on doit dire que la culture du paddy (riz) est l’activité productive dominante pour la population. Et il est vrai que le riz est devenu au fil des ans la base alimentaire pour tous dans le diocèse. En général, on fait deux cultures annuelles : première : semis en septembre, repiquage en octobre et récolte en mars (vary zaza) ; deuxième : semis en décembre, repiquage en janvier et récolte en juin (vary tsipala) ; dans certains endroits du diocèse on fait encore une troisième culture de juin à novembre (vary faosa).

Si on parle de la riziculture, il ne faut pas oublier de parler des aménagements hydro-agricoles, en commençant par la plaine de Fanjakana (Sud de Beroroha) irriguée à partir de la Malio (15 km des canaux) et la plaine d’Ankazoabo (12 km des canaux) où un canal de plus de 10 km amène les eaux de la rivière Tabika ; en passant par la plaine de Vondrovo (Nord de Befandriana-Sud ou Sud de Manja) irriguée par la rivière Mangoky (vers 8 km des canaux) ; pour arrivée au plus important, la plaine de Bas Mangoky (SAMANGOKY) irriguée aussi par la rivière Mangoky.

Pour qui visite la SAMANGOKY, c’est importance des travaux effectués qui frappent aux yeux. Point de canaux de terre aux abords plus ou moins nets, mais aussi plus de 35 km de demi-cylindres de béton de taille différente. Point de parcellaire anarchique, entrecoupé d’arbres et d’arbustes, mais aussi un damier en openfield, de 11000 ha, régulièrement subdivisé par les canaux secondaires et tertiaires.

La SAMANGOKY est née dans les années 50 où se sont multipliées des études de tout ordre : géographiques, démographiques, économiques, hydrologiques, etc. Les aménagements s’étalent sur plus de 25 ans puisqu’ils ont commencé au moment de l’indépendance (1960) et qu’ils sont achevés à la fin des années 80. Les aménagements étaient repartis en quatre tranches : première tranche : 1960-70, infrastructure de tête : barrages, prise d’eau de Bevoay, canaux, ensuite aménagement du secteur de Tanandava-Angarazy (2000 ha) ; deuxième tranche : 1970-75, création de l’usine canaux et aménagement du secteur d’Andranomanitsy (2000 ha) ; troisième tranche : 1975-80, aménagements des secteurs de Tsianihy, Ambahikily, Namatoa et Ankazomena-Sud (3500 ha) ; quatrième tranche : 1980-87, aménagements des secteurs d’Andranomena-Sud, Antanamanintsy, Mangolovolo (3500 ha).


 


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