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L’élevage des bœufs (zébus) joue le rôle essentiel dans le diocèse. Presque toute la population du diocèse pratique l’élevage des zébus, parce que les zébus sont à la fois leur base économique, sociale et religieuse. Le bœuf est au cœur des échanges entre les vivants, voire entre les vivants et les morts. Il est également signe de prestige : l’importance du troupeau confère la puissance. Un clan ne peut s’agrandir à partir d’un troupeau insuffisant. Par exemple : le patriarche (mpitankazomanga) qui a beaucoup de bœufs, épouse plusieurs femmes qui lui donnent beaucoup de fils.

Si on regard cet élevage d’extérieur, on a la tendance de le considéré comme « contemplatif » ou « sentimental », surtout si l’on prend en considération son rôle socio-religieux, caractérisé par un grand nombre de sacrifices, funérailles, circoncisions, etc. et le soin particulier que les pasteurs apportent pour distinguer la forme des cornes, la couleur de la robe ou encore, lorsqu’ils cisèlent les oreilles.

Le rôle économique du zébu prend toute sa dimension dans sa fonction d’épargne au sein de cette société paysanne. Lorsque les éleveurs évaluent la richesse de leurs troupeaux, ils ne comptabilisent que leurs bœufs (vositra), écartant les animaux directement impliqués dans la reproduction, les taureaux et les vaches, ou les veaux. En reprenant les termes de l’économie, on peut donc établir la différence entre un « capital fixe » qui comprend les taureaux et les vaches, et un « capital financier » constitué par les « vositra ». Mais ces bœufs, véritable épargne, peuvent être vendus à tout moment afin de mobiliser une certaine somme d’argent rendue nécessaire pour faire face à des besoins impérieux : construction d’un tombeau, achat de médicaments, hospitalisation, scolarisation d’un enfant, etc. On estime que ces ventes constituent plus de 50% des revenus monétaires.

Outre les revenus monétaires, la fonction d’épargne et le rôle socio-religieux du zébu, il faut insister aussi sur l’aspect alimentaire de ce troupeau et sur l’équilibre nutritif qu’il procure à la population : consommation de viande.

Et enfin il ne faut pas oublier des autres élevages, surement moins importants que celui des zébus, mais non plus ne pas négligeables : porcs, chèvres, brebis, poules, canards, etc.

 


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