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Accueil Habitat La case de l’habitat
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La case d’habitation abrite l’unité familiale élémentaire : la famille ménage et les enfants en bas âge, ou l’individu isolé : veufs ou veuves, jeunes gens ou jeunes filles non mariés. Elle est complétée par des annexes : case-magasin et case-cuisine.

La case est toujours rectangulaire, orientée Nord-Sud, couverte d’un toit à double pente. Les ouvertures portes et fenêtres ne sont pas disposées selon des règles d’orientation précises. Seule la façade Sud est généralement évitée.

Les matériaux de construction sont fournis par la forêt. La case est édifiée par le propriétaire aidé de sa famille, mais il peut avoir recours à un menuisier rémunéré pour l’équarrissage et l’assemblage des charpentes. Les matériaux, en principe rassemblés par le paysan, sont parfois achetés à des bûcherons ou des faucheurs de marais plus ou moins spécialisés. Bois d’œuvre, bottes de paille ou de roseau sont commercialisés et transportés en charrette sur de longues distances.

Deux types de cases sont mêlés dans chaque agglomération : la grande case aux murs de boue séchée « trano fotaka », et la case de moindres dimensions en bois et roseaux « trano vondro ».

La case à murs de boue séchée est vaste, ceinturée sur ses quatre côtés par un auvent ou « varangue », la longueur du corps d’habitation varie entre 8 et 4 m, la largeur entre 4 et 2,50 m. Les cases de 8 m comprennent deux pièces, séparées par une cloison médiane qui s’arrête au niveau du toit. L’auvent périphérique déborde de 1 à 2 m à l’extérieur du rectangle central. Il abrite du soleil mais son rôle essentiel est d’empêcher les pluies obliques de saper la base des murs de boue.

Le sol est de terre battue, recouvert de grandes nattes tressées avec les feuilles du palmier « Satra ».

Quelques habitations sont dallées de ciment.

La charpente est de bois dur comme « Katrafay », « Mangarahara », « Tanga ».

L’armature des murs est constituée par une série de montants secondaires, espacés de 0,50 m à 1 m et par les encadrements des portes et fenêtres.

Un clayonnage double de baguettes entrecroisées enserre les montants verticaux et sert de support à la boue séchée. La terre des murs peut être prise à quelques mètres de la case lorsque le sol est suffisamment argileux, sinon elle est transportée de plus loin en charrette et les cônes de termitières sont alors fréquemment utilisés. L’application de la boue dans les interstices du clayonnage s’effectue par couches successives. Le dernier crépissage donne une surface lisse, parfois blanchie à la chaux à l’intérieur.

La charpente du toit est portée par deux fermes externes et une ferme centrale en bois équarri.

Les chevrons reposent sur le sommet des murs et sont liés à la poutre faîtière avec des fibres végétales.

Sur de longues baguettes de bois posées transversalement sont fixés, par rangées successives, des faisceaux d’herbes longues et imputrescibles (Malzatsia, Akatamagnitse). Maintenant on couvre cette maison avec des tôles ondulées.

Couverture et charpente forment un ensemble souple et résistant qui peut supporter les vents violents des cyclones.

Les ouvertures (fenêtres) sont nombreuses mais de faibles dimensions, fermées par des panneaux de planches. Les portes sont toujours situées sur les longs côtés de la case.

La « trano vondro », cette case de dimensions plus réduites, longue de 3 à 5 m, large de 2 à 3 m, constitue probablement la forme originelle de l’habitat Masikoro et Sakalava.

Elle est uniquement édifiée avec des matériaux végétaux.

Les pièces de bois sont attachées au moyen de fibres d’écorce de baobab ou de feuilles de palmier « Satra ».

La charpente est légère, constituée de rondins seulement écorcés.

L’armature des parois consiste en une série de légers montants fichés en terre, sur lesquels est fixé un clayonnage plus ou moins serré de baguettes de bois horizontales ou de cannes creuses de « Bararata ».

De grands roseaux : « Vondro », atteignant le niveau du toit sont appliqués contre le clayonnage et serrés par des baguettes horizontales extérieures. Le revêtement de « Vondro » peut être indifféremment posé du côté interne ou externe de l’armature.

La seule ouverture est la porte, logée dans un cadre de bois et située généralement sur un des petits côtés de la case.

Le toit soutenu par une charpente de chevrons et de baguettes est lui aussi recouvert de « Vondro ».

La « trano vondro » constitue un abri moins efficace que le type de case précédent. Sa construction est plus facile et plus rapide. Elle est souvent utilisée, à côté de la case d’habitation à murs de boue, comme dépendance et surtout comme cuisine, abritant le foyer de la pluie et laissant passer la fumée par les interstices des parois.

Les cases des « Vezo » constituent des exceptions localisées qui s’écartent des deux types principaux.

Les pêcheurs « Vezo » édifient de grandes cases sur pilotis à charpente de rondins équarris, à parois et plancher de lattes rabotées et clouées. Le toit reste de « Vondro » ou souvent des tôles ondulées. Le plancher se prolonge sous l’auvent extérieur et constitue une véranda souvent ornée d’une balustrade de bois ouvragé.

Cette construction minutieusement assemblée révèle un outillage de menuiserie plus complet et les techniques du bois plus évoluées de marins-charpentiers, constructeurs de pirogues et de goélettes.

Ces cases doivent être fréquemment réparées, ce sont des constructions qui durent peu.

Le « Vondro » très spongieux s’altère rapidement et la case à parois de roseaux est abandonnée après deux ou trois ans. La case désaffectée n’est pas détruite, elle subsiste à côté de la nouvelle construction, servant de dépendance ou de cuisine jusqu’au moment où elle est abattue par un coup de vent.

Les case à murs de boue, bien entretenue, parvient à durer une dizaine d’années. Ses toitures doivent être remplacées tous les trois ans. Souvent la case de boue est abandonnée lorsque la charpente est complètement vermoulue ou attaquée par les termites.

Tous les ans, de juillet à septembre, les travaux de construction occupent une partie des populations.

C’est la période creuse du calendrier agricole qui précède la récolte des pois du Cap et le moment de la morte saison où les bois sont de meilleure qualité.

 


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