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Accueil Rites La fraternité par serment
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Un rite entre des étrangers qui a la même entente qu’entre consanguins, on appelle le « fatidra ». Le mot désigne le serment, son résultat, ceux ayant prêté ce serment, et leur état. Le « fatidra » unit n’importe qui, quel que soit son rang, son sexe, sa grande famille, sa tribu.

Celui qui désire s’allier par le « fatidra » cherche un « mpititiky fatidra ou mpanao fatidra », qui prononcera les formules, et connaît les rites.

Le serment sera fait, de préférence, dans la maison de celui qui a le premier désiré s’allier. Lui, ou sa femme, prépare ce qui est nécessaire : une assiette contenant de l’eau, du sel, de la suie, des brins de jonc, un tison, de la terre prise aux 7 points cardinaux du foyer de la demeure, 7 morceaux d’herbe, une petite bêche ou un talon de sagaie.

Le demandeur est appelé « homme » (lehilahy), celui qui accepte « femme » (apela), sans qu’il y ait identité avec un mariage.

Les deux futurs « parents » sont dans la maison du « lehilahy » avec le « mpanao fatidra ». Tous deux tiennent une sagaie, la pointe en bas dans l’eau de l’assiette. L’ « apela » place sa main droite sous la main gauche du « lehilahy », prend une cuillerée d’eau et la verse sur leurs mains ainsi réunies. Le « mpanao fatidra » prend un couteau de la main droite, et en frappe le manche de la sagaie en disant une formule.

D’un rasoir, le demandeur s’incise l’épigastre « bouche du cœur » (vava fo), puis enfonce à 7 reprise le bout du rasoir, sanglant de son sang, dans une cuillère d’eau tenue par celui qui accepte (apela), en comptant jusqu’à 7, puis il dit : « Qui trompe meurt sept fois, et c’est tout » (izay,mamitaky maty fito ka vita). Puis il compte jusqu’à 6 et ajoute : « Celui qui ne trompe pas son frère, aura de la santé, aura des richesses » (izay tsy mamitaky ho eni-karena, ho eni-kaveloma).

Le demandeur tenant la cuillère, l’ « apela » boit l’eau et le sang et tous deux inversent leurs rôles, puis poussent l’assiette pleine d’eau et des témoins du serment, en la tournant par terre, jusqu’au mur de l’Est, où ils la renversent. Celui qui accepte (apela) garde une tige de jonc glissée dans les herbes de son toit. Le demandeur est considéré comme un « frère aîné ».

L’alliance par serment ne crée qu’une demi-parenté : les « fatidra » de sexe différent ne devraient pas se marier, même en faisant intervenir un rite propitiatoire, mais leurs enfants ou leurs consanguins se marient sans levée d’interdit.

La parenté du « fatidra » n’inclut pas dans les rites familiaux, ne donne pas droit à la tombe.

Le « fatidra » ne lie pas seulement les deux contractants, mais toute leur famille (raza). Celui qui trompe son frère par serment n’est pas seul atteint, mais lèse toute sa famille (raza).

 


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