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Accueil Rites La circoncision
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La circoncision (savatse ou famorana) intègre le garçon dans la famille de son père, lui donne droit à la tombe familiale. Jadis, on attendait pour opérer en même temps plusieurs garçons, maintenant l’opération d’un ou deux enfants a lieu quand ils ont en général 2 ou 3 ans, en saison fraîche, pour que la blessure se cicatrise au plus vite, sous les « destins favorables.

Il faut dire que maintenant, l’opérateur, c’est-à-dire celui qui coupe le prépuce d’un garçon est souvent, pour ne pas dire toujours, un médecin ou un infirmier diplômé. Mais le reste de la coutume et la façon de l’accomplir est comme d’écrie ici.

Tandis que des messagers alertent les familles paternelle et maternelle de l’enfant, une semaine avant la cérémonie, les femmes du village se réunissent à l’aube, à l’Est de la demeure du patriarche, tenant des joncs à la main. Pour porter bonheur à l’enfant, elles chantent : « les nôtre sont bien » (soa ny anay), « qu’ils soient bien » (soa ê), « le pays porte bonheur au roi » (tany mirary hova), « riz et pierre » (varivarimbato), « brillant » (mamirapiratse). Elles accomplissent ce rite en tournant autour de la maison où est l’enfant, de gauche à droite.

Les membres de deux familles et les voisins en arrivant à la fête dansent et chantent en apportant de cadeaux (folaky), ces sont de l’argent accrochés à une nappe (lambahoany). Quand tous sont réunis, les femmes reprennent leurs chœurs, et les jeunes hommes chantent « jihe » un chant traditionnel. Jadis, l’operateur, un homme adroit, recevait en don le rasoir de l’opération.

Le patriarche ou un magicien (ombiasa) consulte les graines divinatoires (sikidy) pour savoir quels dangers menacent l’enfant. Si la mère a trompé son mari, la virilité de l’enfant est en danger. Des fautes du père sont aussi dangereuses. Même, le moindre désaccord familial est dangereux pour le garçon, et ceux qui ont péché contre l’accord familial doivent se réconcilier.

La divination par le « sikidy » manifeste tous ces dangers, et donne des figures favorables. Le magicien met de la poussière de terre sur ces figures fastes, et la place dans un bambou, pour garder leur bonne influence. Outre ces précautions, l’enfant porte une coquille (fela), taillée, dans sa coiffure, symbole des guerriers de jadis et signe de virilité. Sa mère place en sautoir un fil continu de coton (fody velo=fil de vie) et son père passe un tel fil à son poignet gauche.

Les jeunes hommes chantent et gravent sur l’écorce de tubercules de manioc des triangles, symboles du sexe féminin, pour viriliser l’enfant. Les femmes divisées en deux chantent aussi. Les autres jeunes hommes et garçons luttent ; il faut que les consanguins de l’enfant soient vainqueurs.

Quand la fête est en son plein, un homme porte l’enfant à la maison du patriarche. Le père s’assied sur le seuil, face à l’extérieur, à l’Ouest, et tient son fils. Un frère du père lui écarte les jambes, et jadis l’opérateur, maintenant le médecin coup le prépuce. Le père se lève, prend le prépuce, le met sur la pointe d’une sagaie et lance l’arme vers l’Est, par-dessus le toit. Maintenant souvent, le père met le prépuce dans une cartouche de fusille à chasse et le tire vers la même direction.

Le sexe opéré, jadis était lavé par un récipient des feuilles. Maintenant on utilise des antiseptiques et fait le pansement. La mère recueille l’étoffe où le sang a coulé, et évite de la laver de suite.

Ensuite le patriarche accomplit un sacrifice particulièrement solennel. Le rite du sacrifice est déjà décrit un peu plus haut.

Certaines familles tenant à avoir un témoignage durable des circoncisions érigent, à l’Est de la maison du patriarche, près du « hazomanga » s’il y en a un, un pieu pointu et sculpté (hazomboto).

L’enfant après la circoncision devient un homme (lehilahy), avec un organe viril, capable de traire les vaches et de mener le troupeau, et cesse de téter le sein de sa mère.

La circoncision est, en outre, l’intégration du fils parmi ses pères et ses frères. Il échappe, en partie, à la famille de sa mère.

 


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