Bannière

Année pastorale 2016

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

Cathédrale

Construction de la nouvelle cathédrale.


Cliquez ici pour voir la progression de la construction.

Météo

Morombe °C
Tuléar °C
Antananarivo °C
  26.09.2017 Wetter Ostsee

Translation

French English German Italian Polish Portuguese Spanish

Recherche

Qui est en ligne ?

Nous avons 32 invités en ligne

Statistiques de 15/08/10

Affiche le nombre de clics des articles : 830713

Visiteurs de 30/10/11

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui108
mod_vvisit_counterHier542
mod_vvisit_counterCette semaine650
mod_vvisit_counterCe mois10726
mod_vvisit_counterTotal visiteurs532780
Accueil Rites La mort et les funérailles
PDF Imprimer Envoyer


Lors de l’agonie d’un consanguin, les proches cessent leurs travaux et se réunissent dans sa demeure. Dès que le mourant ne respire plus, de jeunes hommes sacrifient un bœuf. Les parents du défunt, ainsi que le veuf ou la veuve, s’abstiennent de cette viande.

Des vieilles femmes de la famille ferment les yeux et la bouche du mort. Une personne de son sexe lui redresse les pieds, lui allonge les mains, réunit les quatre grands doigts de chaque main, puis aidée par une autre, le lave avec de l’eau, le couvre d’étoffe. Pour une femme, elles mettent les cheveux en boules, selon une mode ancienne. Les consanguins ne cessent de se lamenter.

Tombeau Bara

Ces pleurs attirent les voisins. Les femmes entrent dans la maison, tandis que les hommes restent dehors. Le frère ou le fils aîné du mort reçoit les gens et leur annonce la mort d’un tel ou telle. Des messagers aussi partent dans le village et vers les villages où demeurent des consanguins du mort ou de la morte pour annoncer qu’un tel ou une telle est mort.

Au village on tue un bœuf pour alimenter les assistants. Normalement, chaque beau-fils du mort amène un bœuf. Sinon, la famille de sa femme la divorcerait. Les consanguins doivent aussi amener des bœufs à sacrifier. Deux forts jeunes hommes vont au-devant d’une sœur du défunt pour la soutenir, car elle est accablée de douleur.

Tombeau Masikoro, Sakalava, Vezo

Deux vieilles femmes mesurent le mort et rejoignent des autres femmes âgées au bord de l’eau. Tandis que les unes étalonnent des nattes, les autres les cousent formant une gaine-cercueil (sondry). A même temps les hommes confectionnent un cercueil. Le fils du mort achète des tissus (manevarandro et arindrano) qui chacun, selon la tradition, vaut un bœuf. Ensuite, les femmes du village descendent chercher la gaine-cercueil, qu’elles enveloppent de tissu « arindrano ». Elles la portent en chantant et font à plusieurs reprises le tour de la maison, le flanc gauche à l’extérieur du circuit. Des jeunes hommes vont en forêt chercher des perches et des fibres qu’ils assemblent en brancard. Les autres jeunes hommes creusent un tombeau dans un lieu prévu pour l’enterrement. On plante sur la case des fanions rouge ou blanc (kivio).

Au moins pendant trois nuits, ont lieu les veillées funèbres. Durant ces veillées funèbres, on chante et danse pour épauler la famille en douleur. Tous les assistants des veillées funèbres sont alimentés gratuitement.

Tombeau Antandroy

Le cadavre est au centre de la pièce, la tête à l’Est, les pieds vers la porte, à l’Ouest. Les femmes se lamentent. Des hommes sortent le corps en le mettant dans le cercueil et l’attachent sur le brancard au passage du seuil, puis le posent à terre ou sur des fourches, l’abritant du soleil et des regards par une étoffe. L’inhumation a lieu quand le soleil aura dépassé le zénith.

Les quatre jeunes hommes qui ne sont pas vierges, car ceci les rendrait stériles, épaulent le brancard et emportent le mort, tête en avant. Près du corps au devant, le plus jeune homme porte les fanions.

Les voisins viennent après la famille. Au dernier endroit ombragé, avant la tombe, tous s’arrêtent. Les plus proches parents du mort vont à la tombe, s’y appuient, gémissent et règlent les détails de l’inhumation. Si on soupçonne un membre de la « raza » d’avoir ensorcelé le mort, il touche ou lèche les pierres du tombeau en demandant aux esprits des défunts de le tuer s’il est coupable. Ensuite, l’aîné des vivants avertit les ancêtres qu’un tel est mort et qu’il sera enterré ici avec eux.

Les beaux-fils détachent le cadavre du brancard, et l’entrent dans le tombeau, la tête en avant, vers l’Est, les pieds vers l’entrée, à l’Ouest. Ils enterrent les fanions. Les petits enfants du mort jettent dans ou sur la tombe des cailloux, sans regarder à l’intérieur. Et finalement on ferme la sépulture.

Tombeau moderne

Si le défunt était un homme adulte, l’aîné de la plus ancienne génération (chef=mpitankazomanga) s’approche de l’entrée de la tombe. D’un bâton ou d’une sagaie, il frappe 7 fois les pierres de la sépulture, pour appeler les défunts et il annonce le nouveau nom et titre du mort, que l’on cesse d’appeler par son nom de vivant.

Si le défunt était marié, la même personne (mpitankazomanga) libère sa ou ses femmes. Celle-ci se place dos à la porte de la tombe, les mains derrière le dos, tenant une fibre végétale. L’aîné des vivants (mptankazomanga) fixe l’autre extrémité de cette fibre à l’entrée de la sépulture et annonce au mort qu’elle n’est plus sa femme et qu’elle n’est plus à lui. La jeune veuve retourne maintenant dans sa propre famille, chez son père. Si elle est la mère des garçons, elle reste souvent avec ses fils.

Pendant ce temps, les jeunes hommes dépouillent le bœuf, partagent la viande, chacun reçoive sa part. D’autres brûlent tout ce qui a touché le mort : le brancard, la natte, l’oreiller.

 


Copyright © 2010 DIOCÈSE (ECAR) MOROMBE. Tous droits réservés. Contactez: ecarmorombe@gmail.com