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Accueil Société Le magicien
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Les magiciens (ombiasa) avec les patriarches et les aînés des pères sont les personnages les plus importants de la société. Les gens les consultent pour soigner les malades et les mourants, s’installer, défricher des terres, semer, travailler aux canaux d’irrigation, se marier, avoir des enfants, les recevoir dans la « raza », les circoncire, obtenir des charmes magiques collectifs ou individuels. Les chefs de famille ont ainsi recours au magicien (ombiasa) dans toutes les circonstances importantes. Le magicien est celui qui connaît la « recette » d’un certain nombre de charmes magiques (fiaro) ou de remèdes (aody), avec leur formule de consécration, les interdits qui maintiennent leur efficacité, la divination par les graines (sikidy), le calendrier des destins (vintana). Les magiciens ont souvent des élèves.

Des traditions attribuent le pouvoir des magiciens soit à un dieu qui a façonné le monde et donné les coutumes des hommes, soit à des esprits surhumains. Toutes s’accordent à affirmer leur puissance surhumaine.

Le magicien garde précieusement, dans l’angle Nord-est de sa demeure, quand il est à son village, des pointes de cornes de bœufs (mohara) contenant des poudres végétales, de la terre mise en contact avec les puissances favorables révélées par la divination, le rasoir, le petit ciseaux, et des pièces de bois (tohiresy ou aody) enfilées sur une lanière ou une cordelette. En route, il les conserve dans un panier (sobika) de belle vannerie, bien clos.

Le magicien ne vend pas ses « mohara » ou ses « aody » qui sont sacrés (masy) et vivants (velo), mais ne les donne pas sans contrepartie. Ses services sont récompensés souvent par de l’argent, des marmites de fonte, un veau, un bœuf, une vache et son veau.

Avec les « mohara » et les « aody » le magicien garde le souvenir des recettes de charmes collectifs ou individuels. Seul, les garçons héritent à la mort de leur pères magiciens ces « mohara et aody » et connaissent des recettes d’un charme. Une fille ne peut les avoir en charge, ignorant ses recettes, ses formules de consécration et ses interdits. Si aucun fils n’est capable de les recevoir et de les garder convenablement, l’aîné s’en sépare en le jetant au fil d’une rivière.

En général, les magiciens croient à leur puissance d’intermédiaires de puissances surhumaines, ont foi aux techniques qu’ils possèdent et transmettent. Le scepticisme est rare parmi eux, bien qu’il apparaisse chez quelques jeunes apprentis qui considèrent la magie comme un métier lucratif.

 


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