Bannière

Année pastorale 2016

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

Cathédrale

Construction de la nouvelle cathédrale.


Cliquez ici pour voir la progression de la construction.

Météo

Morombe °C
Tuléar °C
Antananarivo °C
  26.09.2017 Wetter Ostsee

Translation

French English German Italian Polish Portuguese Spanish

Recherche

Qui est en ligne ?

Nous avons 31 invités en ligne

Statistiques de 15/08/10

Affiche le nombre de clics des articles : 830712

Visiteurs de 30/10/11

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui108
mod_vvisit_counterHier542
mod_vvisit_counterCette semaine650
mod_vvisit_counterCe mois10726
mod_vvisit_counterTotal visiteurs532780
Accueil Peuplement Pendant la colonisation
PDF Imprimer Envoyer

La colonisation a autant accéléré des migrations déjà amorcées qu'elle en a provoquées de nouvelles. Ceci confirme bien le rôle des migrations dans le peuplement général de Madagascar et l'aptitude naturelle des populations à se déplacer.

Ces migrations ne vont plus se faire de la même façon que les précédentes. Elles se développent non plus sous l'aspect collectif, clanique, qu'elles avaient autrefois, mais sous une forme individuelle. Ainsi, durant la période entre 1910 et 1925, des Antesaka du Sud-est de l'Ile et des Betsileo des Hauts Plateaux viennent s'installer dans le diocèse.

Betsileo

Des Antesaka, sans doute parents des Sakalava, viennent les rejoindre dans le Bas-Mangoky, où ils ont développé la riziculture. D'ailleurs, Ankiliabo n'est aujourd'hui peuplé que d'Antesaka. L'interdiction des cultures sur brûlis (tavy) par les autorités françaises dès le début de l'occupation, contribue à renforcer ce courant migratoire, les Antesaka abandonnant leur Sud-est de plus en plus surpeuplé par rapport à la surface agricole utile.

Antesaka

C'est pour des raisons presque identiques que les Betsileo quittent les Hautes Terres pour s'installer dans le Moyen-Mangoky et l'Ibara. En effet, les rizières y sont aussi insuffisantes, et deviennent encore de plus en plus après l'abolition de l'esclavage en 1896 et l'accroissement démographique dès le début du XXe siècle. Comme les Antesaka, les Betsileo aménagent des rizières mais ils sont beaucoup plus nombreux. On en trouve en fait dans tout le diocèse, y compris les petits centres urbains. Dans ce cadre, ils sont commerçants, souvent itinérants, voire fonctionnaires.

Ensuite, les Antandroy ont commencé à migrer dans le diocèse, vers l'année 1920 et surtout après l'année 1930. A cette époque, une grande sécheresse coïncida avec la disparition des fameuses "raketa" (cactée) due à l'introduction volontaire d'une cochenille originaire de l'île de La Réunion. Les hommes et les bœufs qui profitaient pleinement de ces cactées dans lesquelles étaient enserrés les villages, ont donc, par la suite, énormément souffert de la rareté de l'eau: beaucoup d'habitants décédés, les troupeaux décimés, l'exode vers le Nord de paysans par milliers. Il était de même en 1943 et 1956, lors des graves crises climatiques, des familles entières abandonnent leur région du Sud et s'installent au Nord, entre autres dans le diocèse. Maintenant des fortes communautés d'Antandroy dans le diocèse se trouvent à Manja, Befandriana Sud et Ankazoabo.

Antandroy

D'autres populations migrent également vers le Sud-ouest et dans le diocèse et présentent beaucoup de similitudes avec les Antesaka ou les Antandroy : les Antefasy, des Tanala et des Betsimisaraka de la côte Est.

Enfin, des centaines d'étrangers se sont installés déjà sur les côtes du Sud-ouest, à Tuléar notamment puis dans les centres de l'intérieur, créés par la colonisation. Parmi eux, des Européens bien sûr, une majorité de Français: colons, fonctionnaires, missionnaires. Aujourd'hui, il ne reste surtout que quelques missionnaires et une cinquantaine des gérants des hôtels au bord de la mer.

Les Asiatiques, notamment des Chinois et des Indo-pakistanais (karana), de religion musulmane chiite, sont épars dans tous les centres, voire dans la brousse profonde. Ils s'occupent surtout de commerce, de transport des biens et gens, d'exportation des produits agricoles.

 


Copyright © 2010 DIOCÈSE (ECAR) MOROMBE. Tous droits réservés. Contactez: ecarmorombe@gmail.com