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Accueil Géographie Le Sud-Ouest de Madagascar
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L’Ouest malgache dans son sens le plus large, mais plus particulièrement sa façade maritime depuis le Cap Saint-André (Nord) jusqu’à la région d'Antandroy (Sud), est marqué par la dualité des paysages humains et physiques. D’une part des zones exiguës où des populations denses ont édifié des villages, ont installé des cultures sur les terres fertiles à proximité de l’eau, d’autre part, d’immenses étendues stériles, sans ressource ni possibilité, quasi désertes. Cette opposition constitue un trait essentiel de la géographie humaine de ces régions. Plaines littorales, vallées transversales des grands fleuves, dépressions marécageuses de l’intérieur sont les seuls secteurs privilégiés où ont pu se créer et se développer des économies paysannes réalisant un équilibre relatif entre l’homme et un milieu naturellement hostile.

Les régions de l’Ouest subissent des climats sévères caractérisés par de faibles pluviosités, des écarts de température importants, des manifestations excessives et violentes. Une aridité plus ou moins intense impose sa marque constante à plusieurs types de paysages naturels qui s’opposent ou s’interpénètrent selon la répartition des différents sols et des associations végétales qui les recouvrent.

Savanes, ponctuées d’arbres isolés et de cônes de termites, étalent assez loin de la mer leurs surfaces rougeâtres piquées d’herbes. Des dalles dénudées de calcaire blanchâtre dominent ces étendues : plateaux pierreux.

Plus près de la côte, d’énormes placages dunaires mordent sur les savanes et les recouvrent de grandes ondulations irrégulières, colonisées par la végétation grise et métallique d’un bush inextricable d’épineux. Dunes et marécages salés alternent jusqu’au littoral où surgissent des tables de calcaire corallien, interrompus de falaises. Ailleurs, le contact de la mer et des terres s’effectue dans la confusion extrême d’un paysage amphibie où de larges plaines salées et des cordons dunaires sont fragmentés par un réseau ramifié de lagunes, de chenaux de marée et de golfes de mangrove.

La végétation se manifeste par des formes insolites, dues aux espèces particulières des climats subarides : euphorbes arborescentes, cactées, cierges et candélabres, baobabs gigantesques; mais d’une manière générale elle ne parvient pas à masquer les couleurs des roches et des sols. Les teintes neutres des pays désertiques dominent : roux, gris, blanc jaunâtre. Même des arbres aux feuillages perdent leurs feuilles pendant de longs mois, et prennent des tonalités sans éclat des terres qui les supportent. L’herbe et les feuillages vert tendre, on voit seulement durant la courte saison des pluies (décembre à mars) ; dès mars ou avril la sécheresse s’installe, brûlant les herbes, tarissant les rivières, les marais et les points d’eau. Des vents violents balaient les plaines, soulèvent sables et limons et aspirent de longues colonnes tourbillonnantes. Les fondrières des pistes se résorbent et font place à un matelas de poussière rouge qui reste suspendue dans l’air longtemps après le passage des véhicules.

Sécheresse, lumière, roches à nu, terres croûtées, aridité, sont les impressions dominantes conservées par le voyageur. Elles sont renforcées par la platitude et la monotonie des régions sans altitude, trop proches d’un niveau de base marin pour avoir subi une érosion efficace, qu'on constate surtout à ce temps.

La présence des hommes est discrète, manifestée au long des pistes par de rares hameaux, par un solitaire gardien de bœufs perdu dans l’immensité des herbes brûlées.

S’opposant aux brousses sèches, vides d’hommes, les vallées des cours d’eau perpendiculaires à la côte sont pleines de vie. L’eau vient de l’Est apportée par les grands fleuves, comme par exemple: Mangoky, Onilahy, Fiherena, Manombo, Tsiribihina des Hauts Plateaux malgaches à forte pluviosité, qui dominent et limitent les plaines alluviales. Parler d’oasis serait largement exagérer mais le terme vient à l’esprit après les étapes desséchantes de savanes et de plateaux pierreux.

Les signes d’occupation humaine y deviennent nombreux, évidents : arbres coupés, palissades, défrichements, champs de culture. La piste s’anime d’hommes et de bêtes, s’encombre de charrettes à bœufs. Les villages se succèdent, plus grands plus soignés, plus nombreux. Enfin, sur les rives des grands fleuves, il y a de véritables campagnes agricoles couvertes de champs, d’arbres plantés, et quadrillées par des pistes charretières joignant villages et hameaux.

Une telle empreinte humaine, contrastant avec le vide des régions environnantes, se retrouve à un degré variable sur toutes les basses plaines et vallées qui se succèdent depuis Maintirano jusqu’à la Baie de Saint-Augustin. Chacune d’elles constitue une petite unité régionale enserrée dans des limites naturelles, isolée et séparée des plaines voisines par un interfluve aride, inutilisé, sans habitant. C’est cette image de l’Ouest, celle des solitudes desséchées, terrains de parcours des troupeaux de bœufs, aires de déplacement de Sakalava semi-nomades qui nous est rapportée avec insistance par la plupart des voyageurs. Cet aspect correspond à une partie seulement de la réalité. En fait, les riches plaines alluviales ont toujours été et restent essentielles à l’occupation humaine dans l’Ouest malgache.

Lieux de fixation et étapes des migrants Sakalava, Masikoro et Bara, elles ont constitué les bases économiques de royaumes et d’états organisés, puis des points de départ pour de nouvelles expansions. Plus près de nous, elles ont attiré les riziculteurs du Sud-est et des Plateaux, Antesaka et Betsileo, à la recherche de terres vierges à coloniser. De tous temps, elles ont servi de cadre d’existence à des communautés denses de cultivateurs qui y ont élaboré des techniques de production et réalisé des aménagements de l’espace cohérents et équilibrés.

L'ouest de Madagascar se compose des 5 régions géographiques : Boina, Melaky, Menabe, Sud-ouest, Androy, à partir du Nord vers le Sud. Le diocèse de Morombe fait parti de la région de Sud-ouest et se compose des quatre sous-préfectures: Morombe, Manja, Ankazoabo et Beroroha. Le grand fleuve, Mangoky, partage le diocèse en deux: la rive nord (Manja et Beroroha) et la rive sud (Morombe et Ankazoabo).

 


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