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Laudato Si et éclipse annulaire
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Laudato Si et éclipse annulaire

 

Journée Mondiale de prière pour la Sauvegarde de la Création

 

En tant que chrétiens nous souhaitons contribuer à résoudre la crise écologique que vit actuellement l’humanité. Pour ce faire, nous devons en premier lieu redécouvrir dans notre propre et riche patrimoine spirituel les raisons profondes de notre intérêt pour la protection de la Création. Nous devons toujours garder en mémoire que, en tant que croyants en Jésus Christ, qui s’est fait homme par amour pour nous, « la spiritualité n’est déconnectée ni de notre propre corps, ni de la nature, ni des réalités de ce monde ; la spiritualité se vit plutôt avec celles-ci et en elles, en communion avec tout ce qui nous entoure. » (Laudato si’, 216). La crise écologique nous appelle ainsi à une profonde conversion spirituelle : les chrétiens sont appelés à « une conversion écologique où les effets de leur rencontre avec Jésus Christ deviennent évidents dans leur relation avec le monde qui les entoure » (ibid., 217). « Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne. » (ibid.).


En s’unissant avec l’Eglise sur la demande du Pape François, ce 01 septembre 2016 dans notre diocèse, dans toutes les églises où il y a un prêtre nous avons fait une heure d’adoration eucharistique en demandant de protéger la Création et sur tout l’environnement où nous sommes.


Message de François du 01.09.2016 (cliquez ici)


Message de Benoit XVI du 01.01.2010 (cliquez ici)


Message de Jean Paul II du 01.01.1990 (cliquez ici)


Dans son message pour le Journée de prière pour le soin de création, célébrée ce jeudi 1er septembre 2016, le pape François propose d’ajouter aux 14 œuvres de miséricorde « la sauvegarde de la création ».


« Nous ne pouvons pas nous résigner ou être indifférents à la perte de la biodiversité et à la destruction des écosystèmes, souvent provoquées par nos comportements irresponsables et égoïstes. » Le Pape François, dans son message pour la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, célébrée ce jeudi 1er septembre, veut rappeler à chacun d’entre nous notre responsabilité envers « les souffrances qui affligent les pauvres et la dévastation de l’environnement ».


Saluant cette initiative œcuménique, François rend hommage aux orthodoxes qui sont à l’origine de cette journée, et tout particulièrement aux patriarches Bartholomée et son prédécesseur Dimitrios qui ont dénoncé depuis de nombreuses années les péchés commis contre la nature et mis l’accent sur la crise morale et spirituelle qui est à la base des problèmes environnementaux.


Dans son message, le Pape renouvelle son engagement envers la protection de la création, déjà longuement exposé dans son encyclique Laudato si’. Partant du constat que pécher contre la nature, c’est faire du mal à l’homme, il appelle tous les hommes à reconnaitre leurs fautes et à se convertir afin de changer de route et de sauver notre monde.


« La planète continue à se réchauffer, en partie à cause de l’activité humaine », c’est le constat que tout le monde partage, y compris le Pape, bien sûr. Or, « les changements climatiques contribuent aussi à la crise poignante des migrants forcés. Les pauvres du monde, qui sont aussi les moins responsables des changements climatiques, sont les plus vulnérables et en subissent déjà les effets. » Autrement dit, « Quand nous maltraitons la nature, nous maltraitons aussi les êtres humains », résume le Pape.


De là, son souhait de profiter de l’année jubilaire pour que les chrétiens se convertissent intérieurement et qu’ils apprennent à « chercher la miséricorde de Dieu pour les péchés contre la création ». Nous devons prendre conscience du mal que nous faisons « à notre maison commune », ce qui n’est pas facile puisque nous sommes des « individus désormais habitués à des styles de vie entraînés soit par une culture mal comprise du bien-être soit par un “désir désordonné de consommer plus qu’il n’est réellement nécessaire”, et comme participants d’un système “qui a imposé la logique du profit à n’importe quel prix, sans penser à l’exclusion sociale ou à la destruction de la nature” ».


Cette conversion spirituelle doit entraîner un changement concret de modes de vie et de nos comportements qui soient respectueux de la création. Le Pape propose ainsi, à titre d’exemple, d’user raisonnablement du plastique et du papier, « de ne pas gaspiller l’eau, la nourriture et l’énergie électrique, de trier les déchets, de traiter avec soin les autres êtres vivants, d’utiliser les transports publics et de partager un même véhicule entre plusieurs personnes ». C’est par ces petits gestes que s’obtiendront de grands résultats.


Mais le Pape n’oublie pas que la protection de l’environnement ne se limite pas à ces petits gestes du quotidien. Il y a une dimension mondiale et étatique, celle de la « dette écologique entre le Nord et le Sud ». Il rappelle que la restitution de cette dette demande « de prendre soin de l’environnement des pays plus pauvres, leur fournissant des ressources financières et une assistance technique qui les aident à gérer les conséquences des changements climatiques et à promouvoir le développement durable ».


Au-delà de cette coopération entre le Nord et le Sud, il y a les initiatives communes comme celle qui s’est concrétisée par l’accord signé en décembre dernier à Paris à l’issue de la COP 21. Le Pape prévient que « maintenant les gouvernements ont le devoir de respecter les engagements qu’ils ont pris, tandis que les entreprises doivent assumer leur part de façon responsable, et il revient aux citoyens d’exiger qu’il en soit ainsi, et qu’on vise même des objectifs toujours plus ambitieux ».


Le Pape, enfin, propose d’ajouter « la sauvegarde de la maison commune » aux deux listes traditionnelles des sept œuvres de miséricorde : en tant qu’œuvre spirituelle, le Pape demande de contempler avec reconnaissance le monde et en tant qu’œuvre corporelle, il souhaite que nous rompions, par de simples gestes quotidiens, de rompre la logique de la violence, de l’exploitation et de l’égoïsme.


Partant de la constatation que faire du mal à la création, c’est blesser l’homme, François, dans la ligne tracée par Laudato si’, appelle chacun à se convertir, reconnaissant ses fautes, et à agir concrètement, tant au niveau individuel que collectif. Et pour cela, il faut se réjouir, souligne-t-il, que dans le monde entier des initiatives comme cette journée de prière, qui « promeuvent la justice environnementale, la sollicitude envers les pauvres et l’engagement responsable à l’égard de la société », fassent « se rencontrer des personnes, surtout des jeunes, de divers contextes religieux ».

 

 



 


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