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Accueil Nouvelles Réunion des prêtres au mois d'avril 2015
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Réunion des prêtres au mois d’avril 2015

 

Du 14 avril au 22 avril 2015 les prêtres du diocèse se sont réunis à Morombe en Assemblée Plénière.

 

La réunion des prêtres est un temps fort pour le diocèse parce que durant la rencontre comme celle-là, les prêtres regardent le travail pastoral accompli, corrigent les défauts et surtout programment l’année pastorale suivante.

 

Durant cette année pastorale (2014-2015), le diocèse, comme toute l’Eglise, a réfléchi sur tous les sujets autours de la Famille. Et surtout sur : la famille comme une « église domestique », la prière en famille et dans la famille, le crise des générations, les valeurs traditionnelles de la famille, la crédibilité du témoignage donné par les couples et les familles, l’éducation des enfants, la procréation et l’estime pour la vie.

 

Nous avons fait beaucoup pendent cette année de la famille : prières, réflexions, conférences, discussions de toutes genres. Nous devons souligner, tout d’abord, des bonnes choses qui donnent l’espoir et qui sont assez bien soignées dans nos familles comme la prière dans la famille, les valeurs traditionnelles et hiérarchiques de la famille, l’estime et les soins de la vie de la procréation. Mais il y a aussi des choses qu’on doit améliorer et appuyer par une pastorale renforcée, par exemple : l’entende entre les générations, le témoignage des couples (beaucoup ne sont pas marié ni civilement ni religieusement), l’éducation et l’enseignement pour les enfants.

 

Dans notre diocèse, la fermeture de l’année de la FAMILLE aura lieu au mois d’octobre par les prières et les célébrations d’ensembles pour les familles et pour le Synode Ordinaire sur la famille qui se tiendra à Rome.

 

Pendant cette réunion des prêtres, nous avons mis en place des certaines choses à réfléchir au sujet de la vie consacrée, de la réconciliation et la miséricorde, selon les souhaits du Pape.

 

Nous avons consacré un certain temps pour voir tous ces que nous vivons quotidiennement dans le diocèse : pastorale des Sacrements, catéchèse, éducation et enseignement, insécurité et banditisme, pauvreté et aide apportée pour le développent. Après le partage et les discussions, nous avons pris des décisions et suggestions qui devront améliorer notre travail pastoral pour les catholiques et toute la population.

 

Dans son discours de l’ouverture de la réunion, Monseigneur a donné certains points et suggestions pour mieux réfléchir sur la Vie Consacrée, la réconciliation et la miséricorde qui sont les thèmes principaux de cette année pastorale 2015-2016.

 

Prêtres en prière et en réunion








La Messe des Saintes Huiles










Le temps de détente












Voilà son discours :

 

Deux présences réelles

 

« Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour que le monde ait la vie » (Jn 6, 51)

 

Nous les prêtres, pendent la Semaine Sainte, surement nous avons médité sur l’Eucharistie. Et nous en avons compris des choses sur l’Eucharistie, la Messe, le pain, la communion et la façon d’en vivre quotidiennement. Voilà mes réflexions à ces sujets.

 

Tout d’abord une légende qui pourra nous aider à mieux comprendre le sens de l’Eucharistie. Cela se passe en Inde. La contrée est très pauvre comme chez nous. Un homme, plus pauvre que les autres, marche interminablement sur les sentiers brûlés par le soleil. Il va de porte en porte, de masure en masure, mendier sa nourriture. La légende veut que ce soit du riz qu’il recueille ainsi. A la fin de ses journées, le petit sac de toile qu’il tient à la main est loin d’être rempli.

 

Un jour, son cœur a battu très fort quand il a aperçu, dans un nuage de poussière, quatre chevaux qui tiraient un carrosse : « Ah ! si seulement ce prince me voyait et daignait s’arrêter ! S’il me donnait une pièce d’argent ou d’or ! »

 

Eh oui ! les chevaux ralentissent, s’arrêtent. La porte du carrosse s’entrouvre. Un Homme au regard plein de bonté fait signe au mendiant de s’approcher et lui dit : « Donne-moi ton riz. » Le malheureux, déconcerté, hésite, rouspète, puis retire un grain de riz de son petit sac. L’attelage repart laissant le pauvre désespéré, qui rentre rapidement chez lui, plus triste que jamais.

 

Le soir, en vidant son sac de riz dans un bol, quelle ne fut pas sa surprise d’apercevoir un petit grain d’or ! « Ah si seulement j’avais consenti à lui donner tout le contenu de mon sac ! »

 

On est loin de l’Eucharistie semble-t-il ! Mais non, pas du tout !

 

A la Messe, le Seigneur nous demande à nous aussi de lui donner notre riz, quelque chose de notre « pain quotidien », de notre vie quotidienne. C’est ce que représente l’hostie offerte par le prêtre.

 

Mais, dites-moi, quand nous venons à la Messe, qu’est-ce que nous offrons réellement ? Est-ce que nous pensons à confier à Dieu quelque chose de notre vie ?

 

C’est un symbole très fort, le pain !

 

Ce pain est résultat de toute une histoire. Pour que je puisse le tenir dans mes mains, il a fallu le travail du laboureur, du semeur, du moissonneur, de tous ceux qui ont fabriqué tracteurs… ou moissonneuses-batteuses… etc.

 

Ce pain offert à la Messe ne représente pas seulement le travail des autres… mais notre travail, la vie de chacun de nous… ce que nous appelons notre « pain quotidien », notre vie quotidienne qui est faite de nos joies, de nos peines, de notre travail, de nos responsabilité, de nos amours.

 

Mais pourquoi apportons-nous quelque chose de notre vie quotidienne à chaque Messe, en offrant le pain ?

 

Eh bien ! pour que Dieu transforme ce pain quotidien en sa propre vie.

 

Pour que ces grains de riz – comme dans la légende – deviennent précieux comme de l’or… Pour que notre « pain quotidien » soit transformé, transfiguré, habité, divinisé par la présence réelle du Christ.

 

A l’offertoire, la prière qui nous prononçons est très claire : « Nous te présentons ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, il deviendra le pain de la vie ».

 

A la communion, Dieu nous redonne ce pain, mais il est habité de la présence réelle du Christ.

 

Quand nous nous nourrissons de ce pain, nous recevons en nous l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus. Alors nous repartons, ayant en nous, non seulement une énergie humaine, mais une véritable énergie divine, pour continuer notre travail, mener à bien nos responsabilités, vivre toute notre vie avec la force de l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit d’amour.

 

Vous voyez bien que je suis en train de faire un plaidoyer pour le réel… pour que nous comprenions ce qui se passe réellement à la Messe… pour que nous ayons une présence « réelle » à la Messe et non pas formelle.

 

Si la Messe ne suscite chez certains qu’un ennui résigné, c’est peut-être que ceux-là arrivent à la Messe comme des « désœuvrés »… Oui, des désœuvrés n’apportant dans leur chair et dans leur cœur presque rien de ce qui fait leur vie.

 

Retenez cette formule toute simple : la Messe, c’est la rencontre de deux présences réelles… la présence réelle du Christ qui, elle, ne fait aucun doute, et notre présence réelle qui, elle, est parfois hypothétique.

 

Bien plus nous communions à la présence réelle du Christ pendant la Messe pour devenir nous-mêmes une présence réelle du Christ après la Messe.

 

Avez-vous remarqué le « réalisme » de la prière eucharistique : « Regarde avec amour, Père très bon, ceux qui vont recevoir le corps du Christ, fait qu’ils deviennent ensemble par la force de l’Esprit Saint, le corps de ton Fils ressuscité. »

 

Nous devons devenir ensemble le corps du Christ, après la Messe, le signe visible de sa présence dans le monde. Vous vous rendez compte !

 

Oui, c’est après la Messe que l’on sait vraiment si la Messe a été vivante !

 

Une Messe vivante, c’est une Messe qui fait vivre.

 

Nous disons parfois : « C’était une belle Messe ! » Pourquoi ? Parce que quelqu’un a bien chanté ? Parce que quelqu’un a bien parlé ? Parce que quelqu’un a bien dansé ?

 

Une belle Messe, c’est celle qui embellit la vie. Sinon, la Messe ne serait qu’un moment d’esthétisme religieux qui nous rassure à bon compte au lieu de nous renouveler, et qui nous distrairait au lieu de nous entraîner.

 

Bon, ensuite il faut emprunter trois chemins pour que nous soyons une présence réelle du Christ dans la vie consacrée en réalisant la réconciliation et la miséricorde de Dieu : le chemin de la Parole de Dieu, le chemin de la prière et des Sacrements, le chemin de la vie quotidienne.

 

Pour demeurer dans le Christ, il faut demeurer dans sa Parole. Il faut prendre du temps pour accueillir la parole de Dieu et ne pas se contenter de quelques phrases d’Evangile, toujours les mêmes, lues rapidement. Concrètement. Ne cherchons pas midi à quatorze heures !

 

Deuxième chemin pour demeurer dans le Christ est la prière. Pour demeurer en sa présence, il faut lui parler, l’écouter. C’est la prière, fidèle, régulière, fréquente, où l’on dure un peu, et pas seulement « une petite prière en passant ». La prière comme un entretien : un entretien : on s’entretient avec quelqu’un avec le Christ ; un entretien… comme on entretient son anglais, comme on entretient sa voiture… comme on parle du service-entretien ; un entretien… dans la prière, on s’entre-tient, on se soutient les uns les autres, on prie les uns avec les autres, les uns pour les autres, on « s’entre-tient ».

 

Enfin, le troisième chemin : pour demeurer dans le Christ, pas question de quitter notre vie de tous les jours. Le vrai disciple de Jésus n’est pas celui qui décolle de l’humain, celui qui « fuit ce bas-monde », comme on disait autrefois, mais celui qui s’y enracine. L’Evangile nous enseigne que le Christ n’est pas enfermé dans les temples, mais qu’il demeure désormais à fleur de visage, dans le temple immense et tragique de l’humanité. « Ce que l’on fait au plus petit de ses frères, c’est à lui qu’on le fait. » On ne peut pas se dire disciple du Christ, proche du Christ, si l’on n’est pas proche de ses frères, si l’on n’essaie pas de les aimer comme Jésus nous a aimés.

 

En conclusion, au début de son Evangile, l’apôtre Jean nous raconte le premier dialogue que Jésus a eu avec ses disciples. « Que cherchez-vous ? » leur demande-t-il. Les disciples l’interrogent à leur tour : « Maître, où habites-tu ? » « Eh bien : venez et vous verrez. »

 

Venez… reprenez le chemin de ma parole et vous me trouverez. Venez… reprenez le chemin de la prière et vous me rencontrerez. Venez… reprenez le chemin de la vie quotidienne et vous demeurerez en moi.

 


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