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Conférence Episcopale en nov 2014

 

La deuxième assemblée plénière de la Conférence Episcopale de Madagascar s’est déroulée à Antananarivo du 4 au 12 novembre 2014. Bien entendu que notre évêque a participé à cette session de la Conférence Episcopale.


Session pastorale sur l'Islam














La Messe dans la chapelle des Soeurs Orionistes






 

Cette deuxième assemblée des évêques a commencé par une session pastorale sur l’Islam, animée par la Commission Episcopale pour le Dialogue Interreligieux, CEDIR, qui est dirigé par Mgr Rabeony Fulgence, archevêque de Tuléar.


La Messe d'ouverture dans la chapelle d'Episcopat








Discours d'ouverture








 

Ensuite les évêques enchaînaient leur réunion par l’analyse et la réflexion sur la situation actuelle de l’Eglise locale qui est à Madagascar, de même ils ont échangé des points de vue sur la vie nationale. Comme d’habitude, ils ont émis un message pastoral, manifestant une inquiétude sur les insécurités qui sévit dans le pays.

 

Ci-joint ce message.


IL FAUT OBÉIR A DIEU PLUTÔT QU'AUX HOMMES. (Actes 5,29)

 

Que la paix de Notre Seigneur soit toujours avec nous

 

Le mois d’octobre a été un temps de grâce pour l’Eglise avec la célébration de la béatification du Pape Paul VI. Qui donc est ce Bienheureux ? C’est le Pasteur qui a affirmé et a rappelé de façon indiscutable que la vie était sacrée. C’est lui aussi qui a déclaré que le « nouveau nom de la paix était le développement » et que cela n’était possible qu’au sein d’une « civilisation de l’amour ».


Le fondement de son enseignement était la dignité de la personne humaine selon la parole de Jésus : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat » (Mc 2, 27). Par conséquent il n’est jamais permis d’attenter à la dignité des personnes, à ses droits et à ses biens, (maison, nourriture, éducation, famille, liberté, santé…) Le Pape Paul VI n’a jamais cessé de rappeler que la souveraineté d’une nation est inviolable surtout pour les jeunes nations qui viennent d’avoir leur indépendance et que ces dernières doivent aussi avoir leur rôle dans les différentes décisions concernant la recherche du bien commun.


C’est le Pape Paul VI qui le premier a mis en place le synode selon le Concile Vatican II. Parmi les fruits retirés, il y eut le premier synode pour l’Afrique, conduit par le Saint Pape Jean Paul II en 1994 pendant lequel il a été mis en exergue « L’Eglise – Famille de Dieu ». Ce fut un grand défi car tout le monde sait qu’actuellement, cette structure naturelle est confrontée à de multiples dangers. Nombreux sont les pays et les personnes qui ne respectent plus la vie. Pressé par la conjoncture actuelle, difficile, c’est le chacun pour soi qui règne et à l’image des rats, chacun mange ce qu’il trouve sans penser aux autres. Aveuglés par l’argent les gens s’entretuent et s’exterminent. C’est la dignité de la vie qui est bafouée. L’homme serait-il donc devenu une bête ? Si l’on en est arrivé à ce stade c’est sans doute parce que beaucoup rejettent Dieu. En se mettant continuellement en concurrence avec Dieu, on veut tout décider et même changer la structure du mariage et de la famille telle que Dieu l’a voulue.


Ils refusent le fait que c’est un Père, une Mère, et des Enfants qui fondent la famille. Le synode sur la on apprend les valeurs de la personne. L’Eglise insiste sur l’idée que c’est en exaltant la dignité de la famille telle que Dieu l’a voulue que la nation est bien fondée. Et c’est aussi parce que la famille respecte la vie et se soucie de la génération humaine.


Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5,29)

 

Dieu créa l'homme à son image… il les créa mâle et femelle (Gen 1, 27). Il les a bénis pour être féconds. La structure naturelle qu’est la famille est l’unique milieu pour l’épanouissement de l’homme, pleinement homme, vivant l’amour. C’est le devoir de chacun d’entre nous de protéger cette structure. Il est bon de souligner que la culture de la mort se propage un peu partout et très vite. C’est pourquoi l’Eglise de Madagascar a mis en place l’école des parents comme moyen pour lutter contre la déchéance du corps, contre la destruction de la vie. Inséparable de l’école des parents est l’EVA (Education à la Vie et à l’Amour) qui aide les parents et les enfants à renforcer le respect réciproque et l’amour mutuel. (Cf Ef 6, 2).


Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! (Mt 5,8)

 

Les JMJ Mad 8, auront lieu très bientôt. Elles auront pour thème la « pureté de cœur » comme Jésus nous le demande. Chers Jeunes, ayez des comportements qui vous aident à lutter contre les fortes tentations d’aujourd’hui (plaisirs sensuels, débauche, paresse, amour de l’argent…). Osez préparer dès maintenant votre avenir. N’ayez pas peur de manifester votre opinion. Priez, approfondissez votre foi et votre connaissance de Jésus. Soyez des personnes responsables.


Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait (Mt 5,48)

 

Nous nous tournons vers vous Responsables au sein de la Nation. Notre pays traverse une période de crise. Parmi toutes les difficultés on peut citer notamment le chômage galopant. Or la vocation primordiale de l’homme est de travailler (cf : Jen 2). C’est là que se trouve la dignité humaine. La population croît mais aucun projet, aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent pour accompagner cette croissance : Nombreux sont ceux qui meurent de faim, dorment dans les rues et ont comme toit la voûte céleste et doivent vendre le peu qu’ils ont pour pouvoir survivre…, et comble de malheur le délestage continuel sévit partout, compromettant la sécurité aussi bien en ville qu’à la campagne. Devant ces malheurs pouvons-nous encore avoir la conscience tranquille ? Le fait de ne pas trouver de solution adéquate et concrète à ces difficultés engendre un manque de confiance entre la population et les autorités.


Phénomène « dahalo » (bandits de grand chemin) : on a beaucoup parlé et écrit sur leur « conversion ». Beaucoup d’entre nous sont sceptiques !... Espérons que nous assisterons à une vraie conversion suivie de pénitence car c’est cela que tous attendent, pour nous faire enfin sortir de cette situation insoutenable et pour lutter contre la culture de l’impunité. Nous qui sommes responsables « ne nous lassons point de faire le bien, car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas » ( Gal 6,9 ), et ayons l’audace de défendre les droits et la dignité des personnes et les richesses contre les gabegies et mettre en place une nouvelle structure (par exemple : le code minier). C’est cela qui garantira un développement stable, selon l’enseignement de Paul VI et l’enseignement social de l’Eglise. Nous exhortons les populations des régions entières à être prudentes devant ceux qui, à l’intérieur et à l’extérieur guettent nos richesses et veulent les dérober et se les approprier. Ils ne pensent qu’à abuser les gens, détruire l’identité malagasy, ruiner les richesses et détruire la foi chrétienne.


« Remettez-nous nos dettes, comme nous-mêmes les remettons à ceux qui nous doivent » (Mt 6,12)

 

Ce que nous sommes en train de vivre nous fait rappeler la sagesse de nos ancêtres : « le péché reconnu devient justice » et le fondement de la civilisation de l’amour est le pardon mutuel pour une vraie réconciliation. Persévérons dans l’examen de conscience devant Dieu pour reconnaitre nos fautes et les avouer, pour une authentique conversion. Eliminons en nous la rancune, n’ayons plus un cœur de pierre. Enfin, ceux qui ont été pardonnés doivent avoir un esprit de reconnaissance pour la miséricorde qu’on leur a accordée. C’est cela qui nous conduira à la vraie réconciliation.


Réjouissez-vous avec Jérusalem, et soyez dans l'allégresse à cause d'elle, vous tous qui l'aimez. Tressaillez de joie avec elle, vous tous qui pleuriez sur elle (Is 66,10-14)

 

Enfin nous nous tournons vers vous Consacrés. En cette année de grâce que l’Eglise vous accorde plus particulièrement, nous vous sommes reconnaissants pour le service et les œuvres que vous accomplissez. Nous faisons nôtres ces paroles du Pape François, pour vous exhorter à aller de l’avant : « Les gens d’aujourd’hui ont besoin, certainement de paroles, mais ils ont besoin surtout que nous leur témoignons la miséricorde, la tendresse du Seigneur qui réchauffe le cœur, qui réveille l’espérance, qui attire vers le bien. La joie de porter la consolation de Dieu ». (Réjouissez-vous n°8)


La célébration de la fête du Christ Roi et notre entrée en ce temps fort de l’Avent va nous préparer à la Nativité de Notre Seigneur. Qu’elle nous aide à obéir à Dieu et à accomplir Sa Volonté quotidiennement. Que la Sainte Vierge, Notre Dame des Vocations, intercède pour nous afin que le peu que nous réalisons serve à la gloire de Dieu.


Nous prions pour vous et nous vous bénissons.


Antananarivo le 11 Novembre 2014

Mémoire de St Martin, Evêque de Tours

 


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