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Accueil "Longo" Parole de Dieu=Parole de Vie
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Mois de juillet 2014 – Parole de Dieu=Parole de Vie


Le roi blessé (XIV A)


  • Zacharie 9, 9 – 10 : Le roi qui nous annonce Zacharie est tout le contraire d’un foudre de guerre ; mais c’est tout le contraire d’un faible. Il est juste et humble. Victorieux, il apporte la paix aux nations.
  • Ps 144 : Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets-en nous, Seigneur, un esprit nouveau.
  • Rom 8, 9, 11 – 13 : Paul oppose l’Esprit à la chair. Tout ce qui est de la chair est mortel. Mais l’Esprit viendra habiter nos corps mortels.
  • Mt 11, 25 – 30 : Le pauvre qui est roi, il est parmi nous. Et celui que les petits et les humbles voient mieux que les sages prétentieux, il est là. Contrairement à ce qui se passe dans la vie, faisons-nous petits pour mieux voir, mieux voir Jésus qui vient à nous, lui le roi doux et humble de cœur.

Au cœur de l’Evangile

Frères et sœurs, en ce premier dimanche de juillet, nous avons la tête ailleurs parce que dans l’air flotte un parfum de vacances. Et voilà que  surgissent des textes étonnants. L’évangile par exemple, rappelez-vous : une révélation qui n’a pas atteint les savants et les sages et que reçoivent les tout-petits ; un échange intime entre le Père et le Fils, et une sorte de propagande pour la loi nouvelle. La priorité aux petits, le Fils témoin du Père, un appel à devenir disciples : qu’est-ce donc, sinon le cœur de l’Evangile ?

Un homme blessé

Il n’est pas inutile de voir où se place ce texte dans l’évangile de Matthieu. Il vient après l’évocation d’une série d’échecs. Que ce soit à Chorazin ou à Bethsaïda, en d’autres villes de Galilée comme Capharnaüm où il a opéré des miracles, les manières d’être et de vivre de Jésus, sa parole, ses miracles eux-mêmes ont provoqué l’hostilité des gens en place qui ne se sont pas ralliés à lui. On le sent touché. C’est en ce moment de quasi-désarroi qu’Il énonce l’essentiel de son message. Comme si la souffrance, la déception, l’amenaient à se livrer davantage. Les sages et les savants n’ont pas perçu qui je suis. Les petits, eux l’ont compris. Les petits, ce sont les disciples, mais plus généralement tous ceux qui humblement, honnêtement, sans faux-semblants, savent regarder la Vérité en face, la Sainte Face de la Vérité. Les petits sont donc le refuge d’un Jésus déçu. Et c’est à eux qu’il révèlera l’essentiel. Il est le Fils ; dont seul le Père connaît l’inépuisable richesse. Mais surtout, comme Fils, il est le seul qui puisse faire connaître le Père.

Doux et humble de cœur

Puisque Jésus offre à ce moment un visage défait - fatigue et défaite -, il n’est pas étonnant qu’il s’adresse à tous ceux qui souffrent. La solidarité dans la souffrance, tout le monde en a l’expérience. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau... je vous procurerai le repos ». On peut tout craindre d’un puissant qui vous invite : devenir chair à pâté, chair à canon. Prudence ! Mais devant l’homme qui souffre la méfiance tombe. « Je suis doux et humble de cœur » : tout le contraire de la volonté de puissance, si ce n’est celle de l’amour. Aussi la conclusion de Jésus va-t-elle presque de soi : « mon joug est facile à porter et mon fardeau léger ». Comprenons bien que cependant Jésus, dans sa douceur, n’abandonne rien. Il apporte une loi, ici figurée par l’image du joug, la loi du roi de paix dont parlait Zacharie : « Il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne. II brisera l’arc de guerre ». Et d’un mot, disons que les tables de cette loi sont les Béatitudes.

Des contradictions

J’entends bien les réflexions que provoque un tel ensemble de textes : nous sommes en pleine idylle ; un roi comme il n’y en a pas deux, un joug plus léger qu’un souffle... Or où est, aujourd’hui comme hier, la paix annoncée ? Et surtout ne peut-on relever une contradiction entre les propos suaves de Jésus et tels autres prononcés peu auparavant : « Qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas est indigne de moi » (Mt 10, 38) et même : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive » (Mt 10, 34). A quelques pages de distance, le ton est singulièrement différent. Double jeu ? Sincérité ici, dans les exigeantes paroles ; promesses électorales-là, quand on promet la paix et un joug léger ? Comment l’imaginer ?

Ce qui s’exprime ici et là, ce sont les deux pôles de l’amour : le désir exclusif - pas de place pour d’autres que moi - et l’exquise douceur, l’exigence et la tendresse, l’assaut et l’apaisement. Donc d’un côté l’amour sans partage, et ce sont les textes sur la croix et le glaive. Mais quand on s’aime, ce n’est pas pour se faire mal : et c’est le texte sur le joug.

Heureux les simples

En résumé, que devons-nous retenir de cette page d’Evangile ? Que le Christ nous veut simples. Heureux les cœurs simples, ils verront Dieu. Alors voyons où nous en sommes :

Qui est premier dans notre vie ? nous ? ou, en la personne des pauvres, le Christ ?

Qui est notre roi ? L’argent puissant ? ou en la personne des petits, l’humble roi sur son âne ? Quelle est notre loi ? notre bon plaisir ? ou celle des Béatitudes ?

Quel est notre Dieu ? Le monde - la chair, comme dit Saint Paul ? ou, en ses trois personnes, Père, Fils et Esprit, Dieu lui-même ?

Ta parole est vérité (XV A)


  • Isaïe 55, 10 – 11 : Ma parole ne revient pas sans avoir rempli sa mission.
  • Ps 64 : Toi qui nous aimes.
  • Rom 8, 18 – 23 : La parole de Dieu ne peut produire ses fruits en nous que dans l’effort et même la souffrance.
  • Mt 13, 1 – 23 : Ce texte nous invite à centrer notre attention sur cette parole divine que nous entendons souvent et que, peut-être, nous écoutons si peu.

Dans toute parole, nous pouvons considérer quatre éléments : une personne qui, au moyen d’un signe, adresse un message à une autre personne.

Dieu nous parle par de multiples signes

Nous n’insisterons pas aujourd’hui sur les trois premiers éléments.

  • Nous savons que ce Dieu qui nous parle est l’éternel vivant, le parfait, l’amour.
  • Nous savons qu’il multiplie les signes pour nous appeler au salut, dans l’amour.
  • Nous savons aussi qu’il respecte notre liberté, qu’il n’impose pas mais propose sa parole. Celle-ci ne vient jusqu’au fond de notre cœur pour le féconder que dans la mesure où nous l’accueillons, comme la terre accueille la pluie. (Isaïe)

Interrogeons-nous donc, à l’invitation de Matthieu, sur les conditions, dépendant de nous, pour qu’un tel dialogue soit possible et fructueux.

Conversion de l'intelligence et du cœur

Nous pouvons être ceux-là qui « écoutent sans écouter et sans comprendre », quand nous durcissons nos oreilles et bouchons nos yeux.

Il est certes difficile de détourner son regard et ses oreilles, ses sens en général, de ce qui est sensible pour les tourner vers l’invisible. Cette conversion est pourtant nécessaire à celui qui veut entendre et voir l’au-delà des apparences.

Plus encore que des oreilles infirmes, « un cœur alourdi » nous ferme au dialogue, avec Dieu comme avec nos frères : si nous sommes trop sensibles aux chansons des pouvoirs et des honneurs, comment peut-il y avoir place en nous pour accueillir une parole qui nous demande de renoncer à tous ces « cailloux » que nous prenons pour pierres précieuses ?

Oui, recevoir ce que Dieu veut nous dire suppose la conversion de notre cœur.

Faire attention

Nous ne pouvons entendre l’autre, qu’à la condition de faire taire quelque chose en nous, de nous détourner de quelque chose pour nous tourner vers quelqu’un, dans l’attitude de l’attente, de l’attention.

Tous les mots prononcés au cours d’une célébration ne peuvent pénétrer jusqu’à notre conscience. Cela dépasse, bien sûr, notre capacité d’écoute. Mais il est non moins certain que si nous ne faisons pas effort pour vaincre notre tendance à la distraction, telle parole des textes sacrés ou de l’homélie qui s’adresse plus particulièrement à nous restera lettre morte.

Tous les événements qui se produisent dans notre entourage ou que les médias nous transmettent des quatre coins du monde ne peuvent pas retenir notre attention. Mais, si nous ne sommes attentifs qu’à ce qui nous touche dans notre petite personne, comment entendrons­ nous Dieu s’adresser à notre intelligence et à notre cœur par ces événements ?

Savoir douter de ses certitudes pour s’ouvrir

Accueillir la parole, c’est aussi remettre en question nos certitudes, nos idées toutes faites, nos images bien naïves et bien fausses.

Accueillir la parole, c’est s’ouvrir, pour mieux comprendre la révélation, aux recherches des exégètes et des théologiens dont les travaux nous permettent de dépasser la lettre pour atteindre l’esprit.

Persévérer

Accueillir la parole, c’est encore persévérer, ne pas se décourager quand on ne comprend pas de prime abord ce que Dieu veut nous dire.

Il faut une patience à toute épreuve pour lire ce qu’il y a de bien et de vrai dans ce qui nous fait souffrir, dans celui que nous sommes portés à mépriser. Mais aussi, quelle joie et quel enrichissement quand nous parvenons à décoder le message !

Il nous faudra alors enraciner cette graine de vérité et d’amour au plus intime de nous-mêmes, l’intérioriser, la méditer afin qu’elle devienne parole de vie pour nous et pour les autres, qu’elle « porte du fruit à raison de cent, de soixante ou de trente ».

S’engager

Car cette parole est compromettante : elle est promesse d’amour, de salut, de vie dans la mesure où elle est engagement. Dieu s’engage envers nous ; il est le Dieu fidèle qui ne renie pas sa parole puisque sa parole est acte créateur : il fait ce qu’il dit. Pour nous, croire à la parole de Dieu, c’est croire en Lui, et c’est aussi croire en nous, être certains qu’avec son amour, que nous appelons aussi sa grâce, nous pouvons faire en nous ce pour quoi il nous a faits : des êtres libres, libres de penser, de croire, d’aimer, de changer quand changer veut dire être fidèles à notre vocation d’hommes appelés par leur nom à être sauvés, c’est-à-dire à devenir eux-mêmes en Jésus-Christ  parole éternelle du Dieu vivant.

Dieu de tendresse et de pitié (XVI A)


  • Sagesse 12, 13, 16 – 19 : Le livre de la Sagesse, attribué à Salomon, montre le rôle de Dieu dans la destinée de l’homme. Le passage suivant nous révèle sa toute puissance et sa justice, mais aussi sa tendresse et sa patience.
  • Ps 85 : Prière dans l’épreuve.
  • Rom 8, 26 – 27 : Paul nous demande de prendre conscience de notre faiblesse et de faire confiance à l’Esprit Saint qui connaît nos besoins et qui intercède pour nous.
  • Mt 13, 24 – 43 : Les paraboles du bon grain et de l’ivraie, du levain dans la pâte et de la graine de sénevé.

Trois paraboles

Dans le texte, Matthieu poursuit l’exposition de l’enseignement du Christ par paraboles. Des disciples s’étaient approchés de lui et lui demandèrent pourquoi il utilisait cette sorte de métaphores. Et Jésus leur expliqua, que, derrière l’anecdote, la petite histoire, il fallait comprendre le sens caché, parce que dit-il : « Voyant, ils ne voient pas, entendant, ils n’entendent ni ne comprennent ».

Comme les disciples demandons-nous quel est donc le message caché derrière ces trois paraboles ?

Le royaume des cieux

Il est comparé successivement : à la bonne semence mêlée à l’ivraie ; au grain de sénevé, espèce de moutarde noire qui, une fois poussée, dépasse toutes les plantes du jardin ; enfin au levain que la ménagère mêle à trois mesures de farine jusqu’à ce que la pâte ait levé.

C’est dire que le royaume de Dieu débute modestement : la parole de Dieu travaille dans le secret ; et c’est dans l’intimité des âmes que fermente la formidable puissance qui assurera bientôt le rayonnement spirituel de son plein achèvement.

L’exemple de conversions comme celle d’un Père de Foucault ou d’appels comme celui de Thérèse de l’Enfant Jésus ne se sont pas faits dans l’agitation et le bruit ou à l’issue de grandes prédications. On songe à Yahveh appelant l’enfant Samuel, dans la nuit.

De même que l’ivraie

La parabole de l’ivraie semée par le Malin au milieu du champ de froment est plus difficile à saisir. Aussi les disciples sont-ils venus demander une explication précise. Celui qui sème le bon grain c’est le Christ, le champ c’est le monde, l’ivraie les fils du Malin, et les bonnes graines qui lèvent sont les fils du royaume de Dieu. Mais Dieu, patient à la colère, ne fait pas arracher l’ivraie et attend la moisson pour la séparer du bon grain. C’est à l’heure du jugement que l’ivraie sera arrachée et brûlée au feu, que le mal et l’iniquité seront dénoncés, alors que les justes accèderont à la lumière dans le royaume du Père. Et  Matthieu ajoute un peu plus loin, la comparaison du grand filet qui ramène de la haute mer les bonnes et les mauvaises prises. C’est ensuite, sur la grève que les pécheurs trient les bons poissons et rejettent les mauvais. Ainsi Dieu qui tient tous les vivants dans ses rets rejettera-t-il les méchants seulement à l’heure du jugement dernier.

Qui a des oreilles, qu’il entende

Sans doute comprenons-nous, sans trop de peine, la première leçon qui se dégage de cette parabole : Dieu a accepté que le mal ait sa place dans notre monde, mais, il est le seul juge à qui il appartient, en dernier ressort, de départager le mal du bien.

Une seconde leçon, soulignée par le psaume qui nous  présente « Un Dieu, lent à la colère, plein de tendresse et de pitié » est de nous montrer que Dieu laisse faire le temps, pour permettre à l’homme d’user de sa liberté, d’aller au bout de ses choix, avec la tendresse et la pitié d’un Père pour l’enfant qui s’égare.

Dieu nous commande d’avoir beaucoup de modération dans les jugements que nous portons sur nos adversaires et même sur nos frères. Nous jugeons et nous condamnons, trop souvent, avec parti-pris, précipitation et passion.

L’aide de l’Esprit-Saint

Nous ne sommes pas bien éloignés de la Pentecôte, et le recours à l’Esprit-Saint  nous est rappelé dans la seconde lecture de Paul.

Parmi les sept dons du Saint-Esprit figure celui de « conseil », qui peut inspirer notre conduite face au mal que nous rencontrons quotidiennement et qu’il nous est si difficile d’accepter.

Que ce soit la violence qui déferle aux quatre coins de la planète, la maladie qui atteint l’un de nos proches, la mort qui attend chacun d’entre nous ; ou qu’on songe plus simplement, aux mœurs et aux façons de vivre de notre monde contemporain, qui scandalisent nos convictions les plus intimes, c’est le mal qui s’étend sur le monde. Pourtant Dieu permet, non seulement son existence, mais aussi son extension.

Comment y faire face sans le secours de cet Esprit qui viendra nous aider dans notre prière, nous conseiller dans notre conduite et éclairer notre route ? Grâce à lui, le royaume de Dieu prendra corps et racine en nous comme ce grain de froment attendant la moisson.

Tout sacrifier pour un trésor (XVII A)


  • 1 Rois 3, 5, 7 – 12 : Le récit commence presque comme un conte de fées : « Demande moi ce que tu veux et je te le donnerai ». Aurions-nous eu la sagesse de Salomon dans notre réponse ?
  • Ps 118 : Que je chante la loi, Seigneur, sur la terre de mon exil.
  • Rom 8, 26 – 30 : Ce n’est pas nous qui gagnons notre salut. C’est le Christ qui nous sauve et qui vient en nous pour que nous soyons à son image.
  • Mt 13, 44 – 52 : La construction du royaume de Dieu demande parfois des renoncements. Quels sont les choix que le Seigneur nous demande de faire aujourd’hui pour le royaume ?

Le Seigneur dit à Salomon : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai ». Imaginons que le Seigneur pose à chacun de nous la même question aujourd’hui. Sérieusement, quelle serait notre réponse ? Quelle est la chose qui pour nous en ce moment a le plus de prix ? Ce qui a le plus de valeur ?

Certes, nous voudrions bien tout avoir en même temps : la santé, une profession passionnante, les qualités nécessaires pour l’exercer avec compétence et utilement, une famille heureuse et unie, l’argent nécessaire et même un peu plus, des enfants heureux, une foi solide etc... Mais voici que la vie nous oblige souvent à faire des choix : nous ne pouvons pas tout avoir en même temps. Qu’est-ce qui pour nous est le plus important ? Quel est le bien pour lequel nous sommes prêts à sacrifier le reste afin de le conserver ?

Et nous en revenons à la parabole de l’évangile d’aujourd’hui : un homme qui sacrifie tous ses biens pour acheter le champ dans lequel il a découvert un trésor, ou encore l’homme qui vend ce qu’il possède pour acquérir une perle de grand prix. Le royaume de Dieu, nous dit Jésus Christ, est un bien tellement précieux que ceux qui l’ont découvert sont prêts à tout perdre pour le posséder...

Alors quel est donc ce trésor ?

Ce trésor nous est donné : il est cet amour que Dieu a déposé dans nos cœurs et qui est appelé à grandir. Souvenez-vous de la parabole de dimanche dernier : le royaume est comparable à une petite graine qui a été déposée en nous. Elle est faite pour grandir... si nous le voulons. Nous devons permettre cette croissance, par les choix de notre vie.

Dieu n’est pas seulement quelqu’un qui nous guide et nous donne des conseils ! Il a été lui-même affronté à nos choix d’homme, choix ambigus et parfois douloureux. Aussi, il nous faut, une fois encore, regarder Jésus et essayer de comprendre les options fondamentales de sa VIème.

Il a toujours préféré la volonté de son Père à ses désirs personnels. Pour réaliser cela, nous le voyons souvent en prière, dans les moments importants  de sa vie, pour accorder sa volonté à celle de son Père. Il a choisi la condition de celui qui sert plutôt que la place de celui qui est servi. Et pourtant, il aurait pu se prévaloir de sa condition divine : il en fait la remarque à Pierre au moment de son arrestation : « Rentre ton épée. Ne crois-tu pas que je puisse faire appel à mon Père qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges ». Et l’un des derniers gestes qu’il pose au milieu de ses disciples, c’est celui du lavement des pieds.

Il a choisi de ne jamais laisser entrer en lui le moindre sentiment de haine. Et c’est le dialogue plein de lucidité mais en même temps d’amour avec Judas... Et c’est la prière qu’il adresse à son Père pour ses bourreaux. Il a choisi de pardonner, là où tous voulaient qu’il condamne : souvenez-vous de la femme pécheresse : « Moi non plus je ne te condamne pas ». Mais il y a des choix qu’il a refusé de faire parce qu’ils auraient été contraires à son annonce du royaume. Quand la Samaritaine lui demande si Dieu est du côté des juifs ou des samaritains, il répond que Dieu est avec tous les hommes qui savent vivre en vérité.

Quand on lui demande de ne pas fréquenter les pécheurs, il va dîner chez eux. Quand on lui demande de respecter une loi du sabbat que les hommes ont déformée, il guérit un malade. Et quand il va dans les villages de Palestine, on le voit souvent avec les plus pauvres et les plus délaissés : les mendiants, les boiteux, les lépreux. Comme s’il avait voulu montrer qu’il voulait être en priorité avec ceux et celles que les hommes avaient oubliés ou méprisés. Mais jamais il n’acceptera de se laisser enfermer dans une classe ou un milieu quelconque : le même Jésus se fait inviter chez le riche percepteur de Jéricho, va chez l’officier romain, et c’est un membre du grand Conseil du Sanhédrin qui lui prêtera son tombeau.

Les choix de notre vie

Dans notre vie, nos choix seront-ils les mêmes que ceux de Jésus ? Aimer, pour moi aujourd’hui c’est quoi ? Il nous faudra regarder notre situation à chacun de nous : là où Dieu m’a placé, avec les qualités qui sont les miennes, avec les gens qui m’entourent, qu’est-ce que Dieu attend de moi pour la construction de son royaume ? Il y a peut-être un secteur de ma vie où l’amour est un peu étouffé : quels sacrifices dois-je faire pour ne pas laisser ce trésor s’abîmer ? Peut-être y-a-t-il des personnes ou des occupations ou des biens auxquels je me suis attachés et qui m’empêchent de laisser grandir cet amour ?

Et puis, la parole de Dieu nous rappelle que cette décision est urgente. En effet, quand le Christ viendra pour rassembler tous les hommes autour de Lui, il fera un peu comme le pêcheur de la parabole : il ramènera son filet à terre, et conservera ce qui a de la valeur. Et la valeur sur laquelle Dieu nous jugera, c’est l’Amour.

End FAQ

 


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