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Réunion des prêtres en 2014


Du 28 avril au 07 mai 2014 les prêtres du diocèse se sont réunis à Morombe en Assemblée Plénière.


La réunion des prêtres est un temps fort pour le diocèse parce que durant la rencontre comme celle-là, les prêtres regardent le travail pastoral accompli, corrigent les défauts et surtout programment l’année pastorale suivante.


L’année pastorale passée a été guidé par le thème : LA FOI. La foi qui n’est pas suivi par le comportement, le travail et l’action est la foi morte. Durant l’année passée les prêtres, les catéchistes, les responsables à tous les niveaux et bien sûr les chrétiens ont une réflexion et attention particulière sur la foi vivante. Selon les rapports faits nous avons beaucoup fait à ce sujet. On voit déjà l’amélioration sur certains points de l’expression de la foi catholique chez les communautés de base et chez chacun. Espérons que cela va se perfectionner davantage.


Par contre cette année pastorale sera guider par des réflexions sur LA PAIX et LA FAMILLE. En regardant notre diocèse, on constate directement que la paix et la famille sont des points très faibles. Pourquoi ? Parce que la paix et la famille sont très liées ; si la famille est faible, il n’y a pas non plus de la paix. Nous avons donc décidé de réfléchir sur les points suivants :


  • La famille une vraie « église domestique »
  • Prière en famille
  • Crise des générations
  • Renforcement des valeurs traditionnelles de la famille
  • Crédibilité du témoignage donné par les couples et les familles
  • Mouvements catholiques sur la famille
  • Soutenir les couples dans leur cheminement
  • Éducation des enfants au sein de la famille irrégulière
  • Époux en face de la procréation et la vie


Espérons que cette année pastorale apportera des changements positifs dans notre diocèse.




La victoire

Nous venons de vivre la Semaine Sainte et la Pâques. Ses amis (les Apôtres) s’étaient dispersés après avoir vu tomber leur chef crucifié sous Ponce-Pilate. Eux ne se doutaient pas que leur Maître humilié, en offrant sa vie pour la paix du monde, avait remporté la victoire définitive et totale sur la mort, sur la haine et sur toutes les puissances du mal. Il avait donné sa vie à ceux qui voulaient la lui prendre par la violence. Il avait même la veille anticipé son sacrifice, il avait ainsi fêté la victoire à l’avance au cours d’un dernier repas et prononcé d’étranges paroles : « Voici mon corps livré pour vous. Voici mon sang répandu pour que tous les péchés soient remis, pour que toute vengeance devienne à jamais impossible ».


Et voilà que ce combattant suprême, Jésus de Nazareth, revient le soir de Pâques au milieu de ses officiers déroutés et accablés pour leur dire : On a gagné ! La paix soit avec vous ! L’Esprit qu’on a voulu m’arracher, je vous le donne. Je le souffle sur vous. Recevez le Saint Esprit. Plus jamais la guerre !


La paix, « shalom », est encore la salutation des Juifs comme chez nous « salama ». Elle signifie l’intégrité de l’être, corps et âme, son harmonie, son achèvement, sa perfection. Or, qu’est-ce qui fait l’unité du corps, sinon l’Esprit, c’est-à-dire le souffle, signe de la vie. Un corps qui respire mal est malade. Un corps qui ne respire plus est mort.


Solidaires et non solitaires

Pourquoi ces blessures de toute sorte ? Pourquoi ces rejetés, qu’on voit si souvent ? C’est  la  guerre entre le bon et le mal, me direz-vous. Pourquoi la guerre, cette guerre ? C’est que les membres de notre humanité qui ne forment qu’un seul corps ne s’entendent plus. Les hommes solidaires veulent vivre en solitaires, au niveau des individus, des groupes, des partis, des nations. Si un membre prétend être le corps tout entier, accaparer pour lui tout seul l’air et l’espace, la vie et la respiration, il pourrit, car il ne renvoie pas aux autres le souffle et le sang qu’il en a reçus. Quand le doigt, la main, le bras, le pied, isolés du corps, sont gangrenés, on les coupe pour éviter la contagion. Le comble, c’est quand le corps lui-même, non plus assiégé de l’extérieur mais attaqué de l’intérieur, fabrique ses propres poisons. Le cancer s’est installé au-dedans et, si on ne réagit pas à temps, il va investir tout l’organisme. Après l’ennemi du dehors, rien n’est plus redoutable que les querelles intestines, les guerres civiles, qui ravagent une famille ou une nation.


En effet, il en est pour les rapports humains comme pour le corps. Nul n’est une île, nous communiquons les uns avec les autres, de gré ou de force. Et les frontières sont les articulations du même organisme, non pas séparation meurtrière, mais lieux d’échanges et de passage dans la réciprocité de l’amour et du respect. Chacun apporte à l’autre ce qui lui manque.


Chacun, à tour de rôle est en état de manque et en état de don. J’ai besoin de toi, tu as besoin de moi. Veux-tu que nous partagions notre blé, notre vin, les richesses de notre sol, notre langue, notre culture, notre histoire ? Veux-tu que nous mettions en commun nos rêves et nos espoirs ?


Tous uniques

Chacun exerce sa fonction particulière, dans l’unité du corps humain. Je ne puis me passer des autres et j’attends que les autres, en toute liberté, me disent : nous avons besoin de toi.


Le jour où le plus petit des êtres humains, le plus faible des états, la plus fragile des minorités ne sont plus reconnus indispensables au bien de tous, alors vous déciderez de les supprimer.


Jésus a connu le même sort. On a jugé qu’Il était de trop. « Il vaut mieux qu’un seul homme meure, a dit Caïphe à son procès, et que la nation ne périsse pas ». Mais Jésus a refusé d’entrer dans cette logique d’exclusion en voulant la mort de ceux qui cherchaient à l’assassiner. Il les a aimés jusqu’au bout. « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». C’est par l’amour et le pardon que le Seigneur étouffe l’incendie et fait descendre la Pentecôte, le feu de l’amour, le feu de son Esprit.


C’est nous qu’Il vient rencontrer dans cette réunion. Nous aussi, nous sommes habités par la peur, la peur des autres, du terrorisme, du chômage, de la solitude, de la maladie, de la mort. « N’ayez pas peur, nous rassure-t-Il, c’est Moi ! Je reste avec vous tous les jours jusqu’à la fin de votre histoire ». Il vient nous remplir de sa paix, de sa joie, de son amour, de sa liberté souveraine, de son Esprit. Il nous mobilise pour d’autres combats : la faim et la soif des hommes, le logement et la santé, le développement des corps, de l’intelligence et du cœur. Le mal est contagieux. Pourquoi la paix ne serait-elle pas plus contagieuse, plus rayonnante, comme le soleil et comme l’amour ?




































 


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