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Visite "Ad limina"

Du 25 mars au 02 avril 2014, la Conférence Episcopale de Madagascar a fait la visite « ad limina » à Rome. La visite « ad limina » est une visite des évêques, de chaque évêque, à Rome. Elle a lieu tous les cinq ans. Durant cette visite les évêques sont invités à rencontrer le Pape (évêque de Rome), à rendre visite aux préfets de tous les Dicastères  Romain (Evangélisation des Peuples, Doctrine de la Foi, Rote, Santé, Vie Consacrée, Prêtres, etc), et aussi à faire le pèlerinage aux tombeaux des Apôtres. Le but de cette visite est surtout le renforcement de l’unité, l’unité de chaque évêque avec l’évêque de Rome.


Qu’est-ce qu’on peut dire au sujet de cette visite « ad limina » de cette année ? Comment la résumer ?


On peut la résumer comme Josué dans la Bible :

« Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, soit les dieux qu’ont servis vos pères lorsqu’ils étaient au-delà du Fleuve, soit les dieux des Amorites dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons la SEIGNEUR » (Josué 24, 15)


Et on a envie d’ajouter : Et vous ? Et nous ? Et moi ?


 

Très Saint Père,

Vous avez devant vous l’ensemble des Evêques de Madagascar venus à Rome pour la visite « ad limina », et nous vous sommes très reconnaissants de nous accorder un peu de votre précieux temps pour être avec nous. C’est la première fois que nous nous rencontrons depuis votre élection, et nous en sommes très heureux. « Le pape est un homme qui rit, qui pleure, qui dort bien et a des amis comme tout le monde », avez-vous dit lors d’une interview le 5 mars dernier. « Une personne normale », ajoutiez-vous. Normale, peut-être, mais investie d’une bien lourde charge.


Cela fait un peu plus d’un an que vous avez reçu cette charge de conduire le troupeau, et nous avons fait connaissance avec vous à travers tous les clins d’œil très significatifs que vous avez faits depuis votre installation : la presse s’est emparée à juste titre de tous les signaux que vous avez lancés, signaux très significatifs, même si certains étaient anecdotiques. La vie est ainsi faite que les anecdotes ont toujours un impact sur la perception de l’Eglise que peuvent avoir des baptisés ou des non chrétiens. Nous n’avons pas manqué non plus les conseils aux évêques que nous sommes, nous appelant à plus de modestie, à éviter toutes ces mondanités dont nous sommes souvent prisonniers, mais qui peuvent être un contre témoignage pour un certains nombre d’observateurs croyants ou non. Nous avons accueilli avec un grand bonheur votre exhortation apostolique qui nous renvoie au cœur du message de l’Evangile, source de notre plus grande joie. Dans nos régions, nous avons parfois du mal à accéder à Internet, mais nous avons pu lire  une fois ou l’autre des extraits de vos homélies toutes pleines d’une belle sagesse et d’une grande simplicité. C’est votre cœur de Père que nous découvrons et que nous apprécions, et c’est tout rempli de gratitude que nous sollicitons votre éclairage qui nous aidera à conduire le peuple qui nous est confié.


Nous sommes porteurs du travail de toute l’Eglise sur notre grande île du bout du monde. Dans nos mains et dans nos cœurs d’évêques, ce sont les difficultés et les joies de notre peuple que nous portons. Vous n’êtes pas sans connaître la grave crise qui a affecté la population malgache toute entière pendant ces 5 dernières années. Nous nous réjouissons que cette crise ait pu être traversée sans qu’il y ait eu trop de violences manifestes. Nous sortons d’une période électorale particulièrement importante, période qui se poursuit encore. Nous sommes gratifiés d’un Président élu démocratiquement, quoi qu’on en pense ou qu’on en dise, nous avons des députés élus, nous aurons des maires et des conseils municipaux, des conseillers régionaux. Malgré beaucoup d’imperfections, nous voilà équipés d’un système à base démocratique, c’est-à-dire un système qui donne la parole au peuple plutôt qu’aux armes. Nous rendons grâce d’avoir pu utiliser le « fusil » qui consiste à mettre un bulletin de vote dans une urne, plutôt qu’un fusil à balles réelles !


La situation de notre pays reste cependant bien précaire et beaucoup de nos frères souffrent encore. Il faudra du temps, sans doute beaucoup de temps, pour retrouver une vie normale et un développement suffisant pour que l’ensemble de notre peuple puisse vivre dans la plus élémentaire dignité. Les défis à relever sont énormes. L’un des grands soucis reste la corruption qui règne, qui ronge notre pays. Peut-être avez-vous entendu parler du trafic du Bois de Rose. Mais ce trafic est l’arbre qui cache la forêt ! Tant que la plus élémentaire justice ne règnera pas, nous ne pouvons que rêver, que souhaiter la venue d’un état de droit. La justice elle-même s’est laissée corrompre, et, du même coup, c’est toujours le plus fort, le plus riche qui l’emporte au détriment du faible ou du petit. La pauvreté nourrit une délinquance qui ne cesse de croître. Avec elle, c’est l’insécurité qui progresse : attaques à mains armées, vols de zébus, pillage des rizières juste avant la moisson…


Pendant ce temps de crise, l’état s’est considérablement appauvri et c’est le peuple qui en a payé l’addition, avec des conséquences graves, que ce soit sur le plan du pouvoir d’achat des familles, que ce soit sur les esprits : en effet, les gens « n’y croient plus », comme on dit, les gens baissent les bras, ils démissionnent. Alors, il n’est plus possible de parler de citoyenneté, de responsabilité collective… J’ajoute enfin, en reprenant les mots de notre confrère Mgr Portella, évêque de Kinkala au Congo Braza, je le cite : « Le développement ne viendra pas des dirigeants, mais il viendra du peuple. Ma conviction, c’est que tant que les populations ne se mettent pas debout, tant qu’elles n’ont pas pris conscience de leur situation, qu’elles n’arrivent pas à analyser la cause de leurs misères, alors, il est difficile qu’un processus de développement sérieux, solide, définitif, se mette en place ». Nous partageons entièrement cet avis. D’autant que nous, nous sommes en lien étroit avec le peuple. Oui, nous avons devant nous un chantier énorme pour accompagner le peuple dans son redressement, pour lui permettre de remonter la pente, pour que ce pays qui a été pillé, trompé, ce pays à qui on a effrontément menti, redevienne un état de droit, c’est-à-dire un état où la Justice, non inféodée à aucun pouvoir, poursuivra les corrupteurs et les corrompus, pourfendra les tricheurs et les menteurs et rendra enfin justice aux plus faibles et aux plus fragiles.


Je dis ceci parce que les conséquences pastorales qui en découlent pour nous peuvent être considérables. Nous sommes directement concernés par ce défi qui consiste à accompagner le peuple dans son redressement. « J’ai vu la misère de mon peuple… », disait déjà Yahvé à Moïse. Ou bien c’est une blague, ou bien c’est vrai que Dieu s’est rendu attentif à la misère de son peuple par Moïse à cette époque et vraisemblablement aujourd’hui… par nous. Accompagner le peuple, et surtout « les pauvres et les infirmes », dites-vous, dans leur découverte de la beauté de Jésus-Christ. Vous nous y invitez fermement, je crois, quand vous dites : « Plus que jamais, nous avons besoin d’hommes et de femmes qui, à partir de leur expérience d’accompagnement, connaissent la manière de procéder, où ressortent la prudence, la capacité de compréhension, l’art d’attendre, la docilité à l’Esprit, pour protéger tous ensemble les brebis qui se confient à nous, des loups qui tentent de disperser le troupeau. Nous avons besoin de nous exercer à l’art de l’écoute, qui est plus que le fait d’entendre. » Nous voulons nous rendre attentifs à vos recommandations lorsque vous dites : « La première réforme doit être celle de la manière d’être. Les ministres de l’Évangile doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre ». Nous entendons aussi votre appel à « sortir » : «  Sortons,  pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ. Je répète ici pour toute l’Église ce que j’ai dit de nombreuses fois aux prêtres et laïcs de Buenos Aires : je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. Je ne veux pas une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures. »


La situation de cette Eglise qui est à Madagascar n’est pas uniforme. Suivant les régions où nous nous situons - soit dans des régions de chrétientés qui datent de plus d’un siècle et demi, soit dans des régions de première évangélisation -, l’approche n’est pas la même. Mais, même si le nombre des chrétiens augmente sensiblement, il nous semble que le gros effort à faire se trouve dans l’accompagnement de notre peuple. Si nous voulons que l’Esprit du Christ vive dans le cœur des baptisés, il nous faut trouver le chemin de cet accompagnement, il nous faut « être comme une mère au cœur ouvert, écrivez-vous dans  "La Joie de l’Evangile", pour que resplendisse la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ mort et ressuscité. » « L’Eglise n’est pas une ONG », disiez-vous encore, et nous ne pouvons pas être des administrateurs ou des fonctionnaires !


L’impact de l’Eglise dans le pays est réel. Je crois pouvoir dire que notre voix est écoutée. Est-elle entendue ? C’est une autre histoire. Nous bénéficions d’une liberté religieuse totale, c’est vrai. Les sectes se multiplient, l’Islam progresse et, dans l’un comme dans l’autre cas, grâce à l’argent dont ils bénéficient. Cela pose la question du dialogue interreligieux que vous abordez aussi dans votre exhortation.


Très Saint Père, notre tâche est immense et nous la trouvons parfois lourde. Mais à côté de la vôtre, nous ne pouvons tout de même pas nous plaindre. Nous voulons cependant vous dire combien nous sommes heureux de permettre à notre peuple de devenir sel et lumière dans ce monde qui évolue tellement vite. Il est vrai que nous sommes troublés par les débats de société qui traversent les pays d’Europe, ceux-là mêmes qui nous ont apporté l’Evangile. Nous ne sommes pas naïfs et nous savons bien que la sécularisation est un phénomène mondial. Si nous en sommes préservés aujourd’hui, nous la sentons arriver discrètement mais sûrement, aussi essayons-nous de nous armer, non pas contre elle, mais en mettant en place un programme d’Education à la Vie et à l’Amour (EVA) qui permette à nos frères chrétiens de garder au cœur les critères de l’Evangile pour marcher vers le vrai bonheur.


Nous sommes heureux que cette année aura lieu le synode extraordinaire sur la famille et nous portons dans notre prière toutes les préparations pour son aboutissement. Trois ans de leurs labeurs, la conférence épiscopale  malagasy a publié un guide pour les familles.  Et dans la même ligne le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise vient d’être traduit en langue  malagasy.


Enfin nous espérons un jour voir la canonisation de la Bienheureuse Victoire Rasoamanarivo laïque modèle pour la famille.


Très Saint Père, la fête de Pâques est maintenant toute proche. Permettez-nous de vous souhaiter une belle marche vers la lumière de Pâques. De notre côté, nous vous assurons de notre fidélité et de notre prière ainsi que celle de nos diocèses. Nous guettons vos lumières qui ne manqueront pas d’éclairer notre route. Et maintenant, si vous voulez bien, bénissez-nous !


Mgr Désiré TSARRAHAZANA

Président de la Conférence Episcopale Malagasy


Voilà quelques photos :


Basilique de St Pierre pendant la nuit














Vue de l'avion. Altitude: 10.000 m


















Avec les confrères au Généralat MSF

















Avec le Pape François, le 28 mars 2014








Chers Frères dans l'épiscopat,

C'est pour moi une joie de vous rencontrer à l'occasion de votre visite ad limina. Je remercie Son Excellence Monseigneur Désiré Tsarahazana, Président de votre Conférence épiscopale, pour les  aimables paroles qu'il vient de m'adresser en votre nom.


À travers vous j'adresse mon plus cordial salut aux prêtres, aux personnes consacrées, aux catéchistes et à tous les  fidèles laïcs de vos diocèses. Je souhaite que votre pèlerinage aux tombeaux des Apôtres soit pour vous et pour vos Églises locales l'occasion d'un renouveau spirituel et missionnaire ainsi qu'une marque de votre communion avec le Successeur de Pierre et l'Église universelle.


Je veux d'abord rendre grâce avec vous pour la vitalité de l'Église à Madagascar, et vous remercier pour votre courageux et persévérant travail d'évangélisation. Savoir que dans cette œuvre, que vous accomplissez dans des circonstances difficiles, Dieu a toujours l'initiative « nous permet de  conserver la joie devant une mission aussi exigeante » (Evangelii gaudium, n. 12). Cette joie trouve sa source dans la rencontre personnelle avec le Christ et dans l'accueil de son message de miséricorde. C'est une exigence première pour les évangélisateurs qui ont pour mission de favoriser cette rencontre du Seigneur avec les hommes et les femmes auxquels ils sont envoyés.


Chers Frères, votre pays traverse depuis plusieurs années une période difficile, et il connaît de graves difficultés socio-économiques. Vous avez exhorté l'ensemble de la société à se reprendre en vue de construire un avenir nouveau. Je ne peux que vous encourager à prendre toute la place qui est la vôtre dans ce travail de reconstruction, dans le respect des droits et des devoirs de chacun. Et il est important que vous mainteniez des relations constructives avec les Autorités de  votre pays. La recherche de l'unité, de la justice et de la paix vous incombe pour mieux servir votre peuple, en refusant toute implication dans des querelles politiques au détriment du bien commun. Que votre parole et vos actes manifestent toujours votre communion profonde entre vous !


Dans cette perspective, Je veux saluer l'engagement irremplaçable de vos diocèses dans les œuvres sociales. En effet, il y a une connexion intime entre évangélisation et promotion humaine. Celle-ci doit s'exprimer et se développer dans toute l'action évangélisatrice (cf. Evangelii gaudium, n. 178). Je vous encourage donc à persévérer dans l'attention que vous portez aux pauvres, en soutenant, matériellement et spirituellement, tous ceux qui s'y consacrent, en particulier les Congrégations religieuses que je remercie de grand cœur pour leur dévouement et pour le témoignage authentique qu'elles rendent à l'amour du Christ pour tous les hommes. Je vous invite aussi à interpeller sans crainte l'ensemble de la société malgache, et en particulier ses responsables, sur la question de la pauvreté, qui est due en grande partie à la  corruption et à un manque d'attention au bien commun.


L'éducation est aussi pour vous un sujet d'efforts considérables, et je sais tout le bien que fait l'école catholique aux jeunes et à leurs familles, par son action évangélisatrice. L'apport intellectuel, culturel et moral qu'en reçoit l'ensemble de la société malgache est considérable. Il convient aussi d'essayer de faire en sorte que le plus grand nombre possible d'enfants, y compris des familles les plus modestes, puisse être scolarisé, alors qu'en raison des difficultés économiques beaucoup de parents n'en ont plus les moyens. De même, je vous invite à œuvrer pour qu'une présence chrétienne puisse être assurée dans les établissements publics. Puissent les chrétiens engagés dans le monde de l'éducation  contribuer à former aux valeurs évangéliques et humaines les  jeunes générations qui seront aussi les cadres de la société à venir !


Dans votre message de clôture de l'Année de la Foi, vous avez regretté la perte de la vraie fihavanana, cette manière de vivre propre à votre culture, qui favorise l'harmonie et la solidarité entre Malgaches. Les valeurs que le Créateur a insufflées dans votre culture doivent continuer à être transmises en les illuminant de l'intérieur par le message évangélique. Ainsi la dignité de la personne humaine, la culture de la paix, du dialogue et de la réconciliation pourront retrouver toute leur place dans la société en vue d'un avenir meilleur.


Vous avez mis en œuvre, dans vos diocèses, un programme de formation à la vie et à l'amour, ambitieux et très dynamique. Je ne peux que vous encourager à persévérer dans cette voie, même si cela semble aller à contre courant de la mentalité actuelle. La préparation au mariage doit, autant qu'il est possible, être approfondie. Alors que de nombreuses menaces pèsent sur la famille, cellule vitale de la société et de l'Église, celle-ci « a besoin d'être protégée et défendue, pour qu'elle rende à la société le service qu'elle attend  d'elle, c'est-à-dire lui donner des hommes et des femmes capables d'édifier un tissu social de paix et d'harmonie » (Africae  munus, n. 42). De plus, les familles ont besoin plus que jamais d'être soutenues sur leur chemin de foi. Puissent-elles trouver persévérance et force dans la prière, l'écoute de la sainte Écriture et les sacrements !


Face aux nouveaux défis dans le domaine interreligieux, il me semble urgent de développer, et même parfois d'initier, un dialogue lucide et constructif, afin de garder la paix entre communautés et de favoriser le bien commun. Mais surtout, je vous invite à ne jamais douter du dynamisme de l'Évangile ni de sa capacité à convertir les cœurs au Christ ressuscité, et à conduire les personnes sur le chemin du salut qu'elles attendent au plus profond d'elles-mêmes.


Pour cela il est nécessaire que la foi dont témoignent les chrétiens soit vécue au quotidien. La vie doit  être en cohérence avec la foi pour que le témoignage soit crédible ; aussi je vous invite à susciter dans vos communautés, à tous les niveaux, un travail d'approfondissement de la foi pour la vivre de manière toujours plus vigoureuse. Cette invitation s'adresse d'abord au clergé et aux personnes consacrées. Le sacerdoce comme la vie consacrée ne sont pas des moyens d'ascension sociale, mais un service de Dieu et des hommes. Une attention toute particulière doit être portée au discernement des vocations sacerdotales et religieuses aussi bien dans les diocèses que dans les divers Instituts de vie consacrée. La chasteté et l'obéissance sont à considérer avec très grande estime, il vous revient de le rappeler sans cesse ; ces vertus doivent être présentées et vécues sans ambigüité par les formateurs dans les séminaires et les noviciats. Il en est de même pour le rapport aux biens temporels et à la prudence dans leur gestion. Le contre témoignage en ce domaine est particulièrement désastreux en raison du scandale qu'il provoque, en particulier face à une population qui vit dans le dénuement.


Vous avez aussi le devoir de vous faire proches et de porter une grande attention à la vie et à la situation de chacun de vos prêtres, dont les conditions de vie sont parfois très dures, en raison de la solitude, du manque de moyens, de l'ampleur de la tâche, et qui se trouvent particulièrement exposés. Je les assure de mon estime et de mes encouragements dans leur mission, afin qu'ils soient des pasteurs selon le cœur de Dieu, proches des fidèles et soucieux de leur annoncer la Parole de vie. Chers Frères Évêques, aimez vos prêtres, aidez-les à vivre en union intime avec le Christ ! La communion entre vous et votre presbyterium est une source de joie et de fécondité dans l'annonce de l'Évangile.


Que le Seigneur continue de répandre sur vous ses grâces de lumière, de courage et de force ! Pour ma part je vous engage à vivre toujours dans l'espérance qui nous vient de la présence du Ressuscité et je vous redis mon affection fraternelle. Je confie chacun de vous, ainsi que tous vos diocésains, à la protection et à l'intercession maternelle de la Vierge Marie et je vous donne de tout cœur la Bénédiction apostolique.


Au Vatican, le 28 mars 2014.

 


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