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Accueil "Longo" Pierres vivantes, bâtissons notre foi
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Mois de mars 2014 – Pierres vivantes, bâtissons notre foi

 

Dans le secret (Mercredi des Cendres A)


  • Joël 2, 12 – 18 : Dieu est Amour. Il ne condamne pas. Il nous appelle à la conversion.
  • Ps 50 : Pitié Seigneur.
  • 2 Cor 5, 20 – 6, 2 : C’est maintenant le jour du salut.
  • Mat 6, 1 – 18 : Dieu veut établir des relations de vérité.

L’Evangile que nous venons de lire est apparemment très simple dans sa structure : trois paragraphes traitent pareillement de l’aumône, de la prière et du jeûne, et selon un même schéma. A chaque fois il s'agit de réaliser dans le secret et Jésus vilipende ceux qui le font devant tout le monde.

Sur la montagne

La montagne est le lieu de la rencontre de Dieu. La Transfiguration aura lieu sur la montagne,  entre Moïse et Elie. S’il y a rencontre de Dieu, une relation s’établit. Toute relation, quelle qu’elle soit, engendre à plus ou moins long terme, une modification des partenaires. Elle donne naissance à une vie nouvelle.

Il n’en va pas autrement ici. Jésus, sur la montagne, en relation avec son Père, ne peut tenir que des propos qui engendrent la vie, dans la mesure ou ses paroles sont reçues par ceux-là même qui veulent vivre.

« Si vous voulez vivre comme des Justes » … dit Jésus. Autrement dit, si vous voulez vivre en accord avec ce qu’est Dieu, vous êtes invités à avoir les mœurs de Dieu.

Si nous sommes là, à cet office des cendres, n’est-ce-pas parce qu’au fond de nous-mêmes nous voulons vivre de cette relation privilégiée avec Dieu ? Alors regardons de plus près ce dont il est question : de l’amour, de la prière et du jeûne. Mais il est davantage question des conditions dans lesquelles se réalisent l’aumône, la prière et le jeûne. Ils peuvent se vivre comme un spectacle, devant les hommes ou dans le secret de Dieu.

Enfin, il est surtout question du but. Est-ce pour une reconnaissance humaine ? Dans ce cas, l’aumône, la prière, le jeûne, que nous pouvons faire, nous accréditent seulement devant les autres ; ou bien, est-ce une demande de relation avec Dieu ?

L’aumône

Aujourd'hui, nous disons volontiers « la justice avant l’aumône ». Les prophètes de la Bible ne disaient pas autre chose. Jésus, non plus, ne dit pas autrement. Il précise que le don de l’aumône doit aller jusqu’à ce que la main droite ignore ce que fait la main gauche ! L’aumône faite devant les yeux des hommes peut asservir. L’aumône selon Dieu réclame le secret. Elle noue une relation de partenaire dont Dieu seul garantit l’authenticité. Autrement dit, tu as donné il te sera donné. Tu as donné dans  le secret, il te sera donné dans le secret. Nul n’est humilié. Chacun reste dans sa dignité ; chacun devient à la fois donneur et receveur, quel que soit son don et « Dieu donne une mesure tassée et débordante ».

La prière

Nous retrouvons le même schéma que pour l’aumône. Il s’agit même d’une étape supplémentaire. L’aumône est un partage avec les autres humains, tandis que la prière est un partage, une relation avec Dieu. Cette relation ne peut exister que si nous sommes dans une attitude de vérité. Il ne suffit pas de dire « Seigneur, Seigneur », si de partout nous trichons avec les hommes, Jésus sera très dur, spécialement pour les Pharisiens, allant jusqu’à les traiter de sépulcres blanchis. C’est parfois une accusation qu’on nous envoie à la figure. « Il est prêtre et il se permet de faire ceci »... « Il est chrétien, elle va à la messe, mais ensuite... c’est tout autre chose ! »

La prière réclame la vérité. La prière est une relation de vérité avec Dieu, qui voit le fond de notre cœur. Toute notre démarche en recevant les cendres tout à l’heure, n’a-t-elle pas été pour demander à Dieu de nous établir en sa vérité ?

Nous rêvions peut-être de nous faire remarquer, reconnaître par les hommes. C’est la tentation que connaîtra Jésus : « Fais cela devant les hommes ». Et Jésus de répondre « tu n’adoreras que Dieu seul ». La seule relation qui mérite notre activité de prière est celle qui se noue avec Dieu, dans le secret. « Il nous le revaudra », dans le secret.

Le jeûne

Le jeûne est traité ici comme l’aumône et la prière. C’est la maîtrise des désirs, surtout la maîtrise, la volonté, qui interrompt le cycle naturel des désirs. C’est une activité sur soi et secrète. Mais dans notre volonté de relation et de reconnaissance par les autres, nous avons la tentation de signaler cette activité intérieure par des démonstrations visibles. Eh bien, dit Jésus, « ceux­ là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfumes-toi la tête ». Sois en fête. Il y a de quoi faire la fête, car la maîtrise que tu t’imposes dans ton jeûne secret, est celle là même qui vient de Dieu.

Le but du jeûne est d’établir une relation avec Dieu qui est le maître de la vie. Recevoir les Cendres, c’est, symboliquement, s’engager dans ce processus d’intimité avec Dieu. Ce qui est le plus important ne sera pas l’aumône, la prière, le jeûne - tous trois nécessaires - mais l’attitude avec lesquelles nous voulons les réaliser. Cette dernière n’est autre que la recherche de la relation avec Dieu, de la reconnaissance, en un mot de la vie.

Nos manières de faire, de vivre, peuvent polluer, obscurcir, détériorer la relation. Le Sacrement de Réconciliation la rétablit, mais c’est toujours Dieu qui fait signe et introduit en relation. Nos actions ou activités ne sont là que le signe de ce dialogue avec celui qui est la vie.

Dieu nous façonne et tend la main (1 C A)


  • Gen 2, 7 – 3, 1 – 7 : tiré de la terre par Dieu, l’homme est un être marqué par ses origines. Il ne peut pas prétendre être l’égale de Dieu.
  • Ps 50 : Pitié Seigneur car nous avons péché.
  • Rom 5, 12 – 19 : les fautes de l’homme ne font pas échouer Dieu. Sa passion pour l’homme lui fait trouver des chemins nouveaux pour aller à sa rencontre.
  • Mat 4, 1 – 11 : Quarante jours d’efforts sur nous-mêmes, comme les quarante jours du Christ au désert ; comme les quarante années de cheminement du peuple de Dieu dans le désert. Mais nous ne partons pas seuls : nous sommes tout un peuple appelé par Dieu, tout un peuple qui avance ensemble.

L’homme est voulu par Dieu

L’auteur de la première lecture, a dû s’en poser des questions ! Il regardait le monde, les hommes de son temps. Il voyait les guerres et les haines. Il voyait les souffrances et les peines. Il voyait les hommes trimant à cultiver la terre. Il était aussi témoin de leurs rêves de bonheur avec l’espoir tenace de vaincre un jour.

Ce n’était pas un scientifique cet écrivain, mais il était habité d’une foule de questions ; et il se demandait : pourquoi l’homme... pourquoi la vie... pourquoi la mort ? Qu’est-ce qu’être un homme ?

D’emblée, il nous fait comprendre que le Seigneur a pris du temps pour qu’advienne l’homme, il a pris le temps de le modeler. L’homme existe parce que Dieu l’a fait exister, l’homme est animé du souffle de Dieu.

La terre nous est donnée

Cet homme, mis en possession d’une terre, a toujours rêvé de bonheur, d’harmonie avec la nature... d’une terre qui produirait en abondance tout ce dont il a besoin et où il ferait bon vivre. La Bible prend en compte nos rêves de bonheur, et, parlant de ce jardin merveilleux où Dieu et l’homme se promenaient, semble nous dire : « votre rêve est vrai. C’est bien ainsi que Dieu souhaite que nous habitions notre terre ». Nous rêvons d’une terre où tous les hommes habiter en paix, qui donnerait  à chacun le nécessaire... une terre cultivée comme un jardin.

La réalité est toute autre, qui nous montre des peuples, aujourd’hui encore luttant pour retrouver leur terre (Palestiniens, Libanais, Afghans, Cambodgiens, Kanaks...). L’histoire de ces 50 dernières années, en Europe, est lourde de ces terres perdues et douloureusement retrouvées.

Volonté de toute puissance

Pourquoi tant de luttes et de souffrances ? Pourquoi tant de personnes sans même un toit pour s’abriter ? Mais aussi, pourquoi certains veulent toujours plus ?

Nous avons beaucoup reçu. Nous avons beaucoup de possibilités : c’est ce que veut signifier cette profusion d’arbres dont parle la première lecture. Il y a toujours eu une complicité entre l’arbre et l’homme : ce n’est pas un geste banal que de planter ou abattre un arbre !

Il y avait donc au milieu du jardin l’arbre de vie. A côté, il y avait aussi l’arbre de la science du bien et du mal. Le démon essaie de provoquer la révolte de l’homme, en lui faisant croire que Dieu lui interdit de mettre en œuvre toutes ses possibilités. Mais Dieu n’est pas ainsi, lui qui donne à profusion et place l’homme dans un jardin.

L’homme n’est pas Dieu

Mais pour autant, l’homme n’est pas l’égal de Dieu. Aller vers Dieu c’est notre but, mais nous octroyer les droits de Dieu, c’est aller à notre perte. Cet arbre de la science du bien et du mal peut signifier : « Homme, accepte de cheminer, accepte ton humanité avec ses grandeurs et ses promesses d’avenir, avec ses limites et ses fragilités. La vérité de ton humanité, c’est de marcher, d’aller jusqu’au bout de toi-même. Si, satisfait de toi-même tu t’arrêtais, tu ne serais plus un homme debout ».

« La vérité de ton humanité c’est d’accepter des exigences difficiles, des chemins nouveaux. Je t’ai tiré de la terre et je connais tes possibilités mieux que toi-même tu ne te connais. Le jour où tu voudrais décider par toi-même de ce qui est bon ou mauvais, de ce qui est vrai ou faux, ce jour-là tu prendrais une responsabilité trop lourde, tu diviserais l’homme et cela te ramènerait à la terre, car, ne l’oublie pas, tu es issu de la terre et non du soleil ».

Dans les jugements que nous portons sur les personnes, dans les droits que nous prenons quant à l’utilisation des biens, combien de fois, de fait prenons-nous la place de Dieu ?

Dieu sur les chemins de l’humanité

Le chemin de l’humanité c’est de marcher longtemps avant de parvenir à la terre promise. Pour Moïse et son peuple ce furent 40 années de cheminement et d’errances. Dans la mentalité biblique, quarante années, c’est le chiffre de toute une vie.

Jésus refait symboliquement ce chemin :

Quarante jours dans le désert avant de retrouver la vie.

Quarante jours pour passer du dénuement à l’abondance.

Quarante jours où il chemine parmi les embuches que nous tend notre humanité quand elle est lasse d’avancer.

Il parcourt le chemin de toute humanité tirée de la terre et invitée à marcher vers la terre promise, la terre de vie. Il prend la tête de tous ceux qui, fils de la terre veulent devenir Fils de Dieu.

Jésus ne touche pas à l’arbre de la science du bien et du mal. Comme tout homme il a souffert dans sa chair,  connu les tiraillements de la faim et l’envie de notoriété et de gloire. « Si tu es Fils de Dieu, tu peux ... » « Puisque c’est dans mes possibilités, pourquoi pas... »

Or Jésus, Fils de Dieu, refuse de décider par lui-même. Chaque fois, il se réfère à la parole de Dieu. Il en sera de même lorsqu’au jardin des oliviers, par trois fois, il souhaite que « cette épreuve passe loin de lui ».

Nos déserts

Le chemin à parcourir n’est pas toujours évident. Nous voyons ce que nous poumons faire pour que notre vie gagne en valeur, mais devant les exigences, nous hésitons. La tentation est grande d’oublier qu’issus de la terre nous devons aller jusqu’à Dieu... jusqu’à lui ressembler.

Un passage (2 C A)


  • Gen 12, 1 – 4 : Laissons retentir profondément en chacun de nous ces paroles si souvent entendues pour les autres : « Pars ! Laisse ta maison ! J’ai une responsabilité à te proposer ». Ceci intéresse tous nos choix de vie.
  • Ps 32 : Nous marchons vers Toi, Seigneur qui est la lumière des hommes.
  • Tim 1, 8 – 10 : « Prends ta part de souffrance pour annoncer l’Evangile ! » dit Paul à son disciple. Et si nous mêmes, nous faisions un peu plus pour son Eglise, si nous quittions nos maisons pour qu’Elle soit plus vivante.
  • Mat 17, 1 – 9 : La prière de ce jour nous rappellera fortement que si nous voulons être transformés par Dieu, si nous acceptons que l’Evangile transfigure nos vies, il faut franchir un passage. Nous devons quitter la maison, changer quelques unes de nos mauvaises habitudes.

Avez-vous remarqué comment l’histoire du salut est jalonnée de départs successifs, de marches en avant, comme si Dieu n’aimait pas nous voir faire du sur-place. Il ne tient vraiment pas à ce que nous nous installions à demeure, dans nos maisons terrestres. Il pousse Abraham à partir. Elle résonne encore à nos oreilles la phrase : « Quitte ton pays, la maison de ton Père... » Et nous avons, peut-être, en mémoire l’ordre qu'il donne à Moïse : « Maintenant, va ! Je t’envoie auprès de Pharaon pour faire sortir mon peuple d'Egypte ». (Exode 3, 10). Envers le prophète Elie, Dieu se comporte de la même façon. Alors qu’il était revenu vers la montagne, découragé, il s’entend dire par Dieu : « Va ! Retourne par le même chemin » (2 Rois 19, 15). Ces deux là : Moïse et Elie nous les retrouvons, aujourd’hui, en compagnie de Jésus sur la montagne.

Jésus, Lui-même, n’a-t-il pas quitté la maison de son Père pour venir habiter parmi nous. Comme chaque fois qu’il s’agit d’une mission importante, Dieu envoie, mais cette fois c’est son Fils.

Dans la page d’Evangile, Jésus laisse entrevoir sa « gloire », son origine, sa filiation. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».

Le ton de l’Evangile est habituellement simple. Or voici que, soudain, la mise en scène devient grandiose, le décor plus soigné.

La montagne : maison de Dieu sur la terre parce qu’elle touche au ciel, est entourée de nuées, d’éclairs. Dieu parle, tandis que les personnages principaux sont devenus resplendissants. Ici, Moïse et Elie, à eux seuls, résument tout l’Ancien Testament, comme pour laisser entendre que Jésus ne fait que prendre la suite.

Les trois apôtres privilégiés viennent de faire l’expérience que Jésus est proche de Dieu, qu’il est quelque chose de plus qu’eux, qu’il est plus  grand. Sur le moment, ils sont éblouis et ne savent que dire. Pierre  bafouille, parle de camper,  de rester plus longtemps. Mais déjà, la vision s’estompe et Jésus redevient comme avant. Bien plus, Il leur défend de parler de cette vision. Sans doute pour prévenir tout malentendu, car Il craint pour la suite lorsqu’il faudra qu’il monte sur une autre hauteur, la colline du Golgotha pour y être crucifié. Ils venaient de contempler sa face transfigurée, c’était merveilleux. Mais comment réagiraient-ils lorsqu’ils verraient sa face défigurée, sa face de crucifié ?  « Ne fallait-il pas que le Christ souffrit pour entrer dans sa gloire ? » (Luc 24, 26) C’est par la mort qu’il doit passer pour parvenir à sa résurrection, qui sera sa véritable transfiguration. Ce passage obligatoire, c’est la Pâque. Il est bon de nous rappeler cela alors que nous nous préparons à cette fête. Le chemin suivi par Jésus, c’est celui de chacun d’entre nous, s’il est vrai que nous sommes appelés à être transfigurés. Tel est bien le fondement de notre foi en Lui.

Le Baptême fait de nous « des enfants de Dieu » ; nous sommes des « fils de Dieu ». Notre destinée, notre avenir, notre vocation, si vous voulez, est d’être divinement transformé, transfiguré. Or chaque fois que nous employons ce préfixe « trans », il y a de la mort dans l’air. Il nous faut mourir à quelque chose pour naître à autre chose. Notre avenir est en forme de mort. Notre vie n’est qu’une suite de morts successives. Et lorsque Jésus nous dit que celui qui veut le suivre doit prendre sa croix et ne pas regarder en arrière, c’est exactement de cela qu’il s’agit. D’ailleurs, cette façon de voir n’est pas propre aux chrétiens, c’est la loi de la vie, de la nature.

Posons-nous sérieusement la question de savoir si nous voulons accepter d’être transformés, transfigurés ? C’est sur cette montagne-là qu’il veut nous entraîner. Encore faut-il vouloir sortir de sa maison, sortir de soi, ne pas vouloir vivre recroquevillé sur soi-même ? Jésus a fait le passage « de ce monde à son Père », le passage à la vie de Dieu. Par sa mort, Il est devenu le même mais autre, ressuscité. Il a de nouveau placé son corps transfiguré dans les profondeurs les plus cachées de Dieu, au cœur de la Trinité. Et pourquoi Dieu se serait-il fait homme sinon pour nous entraîner avec lui ?

Dès lors, « faisons nos pâques ». Mais comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas d’une hostie reçue sur la langue, à la sauvette. C’est de tout autre chose que l’Eglise veut nous parler. Chacune de nos décisions est une Pâque en forme de mort et résurrection. Décisions après décisions nous construisons notre vie avec les autres et par le fait même notre vie éternelle. La présence réelle du Christ ressuscité agit au cœur de nos libertés. Il voudrait nous faire devenir de qu’il est. Il transfigurerait nos actes. Ne dit-on pas, souvent, que l’amour transfigure tout. Si c’est vrai entre les amoureux pourquoi cela ne serait-il pas vrai pour les croyants. Mais sommes-nous assez croyants ? Telle est la vraie question. Notre foi au Christ est-elle encore assez forte pour transfigurer nos vies ? Quel projet, quel désir assez fort, quelle cause, quel être aimé transfigure nos vies ? Certaines rencontres, certains moments privilégiés de bonheur, certaines expériences sont, parfois, restés gravés dans nos mémoires parce qu’ils ont changé toute notre vie. Nous en vivons encore ; ils éclairent notre vie. Chacune de nos vies a connu ses moments d’exaltation, de ferveur. Ils nous font  vivre. Nous passons trop de temps à nous défigurer, à nous démolir, à ressasser nos échecs. Tout le monde connaît la vie de Bernadette de Lourdes. Une existence finalement humble et discrète parsemée de souffrances mais qui avait été illuminée par la vision de la grotte. Jamais Bernadette n’oublia la bonté de la « Dame », son sourire. Ce fut son moment de transfiguration.

Mais redescendons dans la plaine. La plupart d’entre nous n’avons pas eu de visions. Il nous reste l’exemple de personnes qui nous ont marqués par leur générosité ou leur foi. Jésus nous invite à sortir de chez soi ; c’est Pâques. Passons ailleurs. Il nous invite à gravir la montagne.

Les deux nourritures (3 C A)


  • Exode 17, 3 – 7 : Le peuple juif a été libéré d’Egypte, cependant, aujourd’hui il désespère, doute et accuse son Dieu d’abandon. Comment Dieu va-t-il répondre ? Lisons ce passage du livre d’Exode.
  • Ps 94 : Le Christ sagesse éternelle du Dieu vivant.
  • Rom 5, 1 – 8 : Donner sa vie pour un juste, c’est difficile mais concevable. Donner sa vie pour des pécheurs, c’est aberrant… Et pourtant Dieu le fait.
  • J 4, 5 – 42 : Le Christ promet de donner l’Eau vive à qui la demandera.

Enfant, passionnée par le livre de Saint Exupéry « Terre des hommes », j’avais vécu avec angoisse la longue quête désespérée de l’auteur à la recherche d’un puits, d’une présence humaine dans l’immensité écrasante du désert. C’est alors que j’entendis, pour la première fois me semblait-il, l’histoire de Moïse qui, par un « coup de baguette magique », fit jaillir l’eau d’un rocher et ainsi abreuva le peuple juif libéré d’Egypte mais prisonnier de la soif.

Aujourd’hui, je me retrouve devant ce texte auquel est joint dans la liturgie de ce dimanche l’Evangile de la Samaritaine parlant aussi d’eau.

De quelle eau s’agit-il ? N’y a-t-il pas deux sortes d’eau ? N’y a-t-il pas deux sortes de soifs ?

La bonté de Dieu va plus loin

Dieu, par l’intermédiaire de Moïse a fait sortir le peuple juif d’Egypte où il était esclave. Le peuple juif était prêt à tout pour retrouver sa liberté. Une fois sauvé de la domination égyptienne, il se met à regretter ce départ. N’avait-il pas tout sur cette terre  étrangère, à part la liberté ?

Le peuple ingrat se retourne alors contre Moïse, contre Dieu, les accusant d’abandon. Devant cette révolte, Dieu répond présent. Il le désaltère et par là-même montre son amour. Ainsi après avoir libéré son peuple de l’esclavage, Dieu par sa réponse le libère de lui-même. Il le libère une seconde fois. Par cette eau jaillissante, Il montre que le contact existe toujours quelque soit notre ingratitude, notre péché.

Jésus dépasse les vues humaines

Le Christ dans l’Evangile de la Samaritaine nous parle aussi d’eau vive qui désaltère à jamais.

Mais que  nous dit ce texte ?

Jésus arrive en Samarie, sur le lieu historique où le peuple juif a reçu vie ; à l’endroit où la tradition veut que Jacob, grâce à un puits, ait pu désaltérer son clan, ses troupeaux. Jésus, reconnu immédiatement comme juif, par la Samaritaine apparaît là comme un intrus.

Il se permet de demander à boire à une femme qui se trouve auprès du puits, une femme et surtout une femme de Samarie.

La Samaritaine répond par une provocation : « Comment, toi un Juif tu me demandes à boire, à moi, une  Samaritaine ! ». A ces paroles, Jésus se situe autrement.

Il l’interpelle sur sa vie, sur ses maris, ne la blâme pas. Il s’est présenté d’abord comme un homme pareil aux autres, souffrant de la soif. Au fil de leur conversation elle comprend qu’il est Autre, différent des hommes qu’elle a rencontré dans sa vie, de ses maris. Cet homme, ce juif qu’elle nomme maintenant prophète, peut-il lui apporter une lumière ? Il n’est plus question de donner à boire ou pas. Cet homme qui parle d’eau vive, lui laisse entrevoir une autre manière d’être. S’il y a deux sortes d’eau, y aurait-il deux façons d’adorer ? Celle des hommes qui adorent leur Dieu en Samarie ou à Jérusalem, ou ailleurs et une autre. Oui, répond Jésus, en dehors de tout espace, de tout temps : adorer Dieu en esprit, en vérité. Nul ne possède Dieu. Le temple de Dieu est dans le cœur des hommes. Et le Christ lui révèle alors qui Il est... Il a peu parlé, elle a compris. Elle s’enfuit, laissant là sa cruche, pressée de communiquer aux autres, sa découverte, sa joie... Le Christ est rassasié. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». Le fait d’avoir passé un message à cette femme, le fait qu’elle l’ait reçu, l’a  rassasié. Elle a accompli son désir de faire connaître son Père. Elle est habitée par la joie, le Christ a donné à l’eau, à la nourriture une dimension spirituelle. Il lui a fait percevoir que l’eau du puits étanche la soif mais ne rassasie pas notre désir de recherche vers l’autre, vers Dieu. Il l’a éveillée à autre chose que son besoin immédiat.

Au delà des apparences

Ainsi le Christ a conduit la Samaritaine au delà de sa condition initiale. Il lui a montré que l’essentiel se situe ailleurs. Dieu n’a-t-il pas donné à boire au peuple juif durant l’Exode ? Jacob a fait naître la foi un jour en Samarie. Le Christ est venu pour faire renaître la foi. Il n’a pas craint de heurter les préjugés en parlant à une Samaritaine. Il ose dénouer les liens qui nous entourent. Il ne légitime pas, au nom de Dieu, les divisions que les hommes ont établies en son nom.

Aujourd’hui, le Christ lance un message de libération : n’entravons pas le culte de Dieu en le cloisonnant dans un lieu que ce soit à Jérusalem, en Samarie, à Rome, dans nos églises de pierre. Jean-Paul Il a-t-il voulu dire autre chose lorsqu’il a lancé un appel à toutes les religions, à tous les hommes pour ensemble prier pour la paix, à Assise ?

Nous ne possédons pas Dieu. L’eau vive est une source qui nous ouvre à l’autre.

Dieu déchire nos entraves. Dieu nous libère.

Lumière et ombre (4 C A)


  • Samuel 16, 1 – 13 : Il était une fois « un garçon roux aux beaux yeux… » Mais les hommes ne regardent pas comme Dieu.
  • Ps 22 : Le Seigneur est le berger.
  • Eph 5, 8 – 14 : Le Christ est la lumière.
  • J 9, 1 – 41 : Fils de lumière, nous le sommes depuis notre baptême. Nous le sommes devenus davantage chaque fois que nous nous sommes laissés toucher par le Christ dans ses sacrements ; et dans la vie, par le témoignage des autres chrétiens. Laissons-nous toucher, comme l’aveugle de l’Evangile et nous serons capables de voir et de témoigner.

Jésus nous rencontre

L’Evangile est vraiment le pays de la contradiction. Que voyons-nous aujourd'hui ? Un certain nombre de personnages tournent autour de Jésus. Chacun d’eux fait un certain parcours et sur son itinéraire rencontre Jésus. A ce moment là, le parcours en est affecté et pas nécessairement dans le sens prévu initialement.

Tout d’abord, les apôtres pensent, comme les hommes de leur temps et comme on l’a beaucoup dit pendant longtemps la maladie est la conséquence du péché !

Jésus évacue d’une phrase, j’allais dire d’un revers de main, cette affirmation : « Ni lui, ni ses parents ». Jésus semble ainsi dire, qu’il y a une autonomie de l’humain. Une autonomie de la santé. La santé de notre corps appartient à notre corps et dépend de notre corps !

Mais Jésus d’ajouter tout de suite c’est dans cette infirmité que doit se manifester la bonté, la vie, la puissance de Dieu. C’est dans cette situation de mendiant aveugle que Dieu va le rencontrer. C’est là que « l’action de Dieu doit se manifester en lui ».

Jésus est lumière de Dieu

Le regard de Jésus dépasse la rencontre de cet homme. Il dit « il me faut travailler pendant qu’il est encore jour ». C’est-à-dire pendant que tout le monde peut voir. Jésus dans sa vision divine n’est-il pas l’envoyé, littéralement celui qui voit devant ? Et dans sa vision Jésus prévoit que la « nuit approche ». Il y a là une allusion à la Pâque prochaine où il sera mis à mort, plongé dans la nuit. On ne voudra plus le voir. Cette cécité atteindra même ses propres amis !

La guérison de l’aveugle va être pour tous ceux qui sauront voir, le signe éclatant de la venue de Dieu chez les hommes. Jésus en donnant la lumière aux yeux de l’aveugle révèle, non seulement qu’il est lumière, mais aussi lumière d’un autre : Dieu. Ceux qui ne peuvent accepter cette vérité vont connaître la nuit, alors même qu’ils pensaient être dans la lumière.

Jésus est aussi incarné

Nous assistons là à l’œuvre de création de Dieu. Au livre de la Genèse il est dit : « Dieu modela l’homme de la terre et lui donna un souffle de vie ».

Ici, Jésus, prend de la terre. La terre est par définition celle qui nous donne les matières premières, celle qui nous nourrit de ses plantes, fruits et légumes. Nous découvrons que nous l’habitons très inégalement, mais plus encore, que nous bénéficions de ses fruits et de ses bienfaits encore plus inégalement. Cette année, divers organismes, tel l’O.N.U. ; divers mouvements ; ou encore cette association nous invitent à faire en sorte que tout homme ait un toit, pour être bien sur cette terre.

Jésus prend donc de la terre et la mélange à de la salive. Cette dernière n’est, ni plus ni moins, que l’ingrédient de la respiration, du souffle créateur de Dieu.

L’homme, aveugle, ne s’y trompe pas : « si celui qui m’a guéri ne venait pas de Dieu. Je ne verrais pas ».

Les voyants deviennent aveugles !

Regardons maintenant ce qui se passe du côté de ceux qui pensaient voir les pharisiens. L’aveugle guéri par Jésus est amené devant ceux qui sont sensés voir, savoir. « Il ne vient pas de Dieu, disent-ils, il n’observe pas le sabbat ». Ils ont cependant fait raconter à l’aveugle ce qui s’était passé. Ils ont sûrement vu en filigrane le décalque de ce qui s’était passé lors de la création, car ils sont experts en bible ! Mais ils se conduisent en « maître de la loi », du sabbat et de toutes les réglementations qui leur permettent de tenir le peuple dans la légalité. Finalement, ce sont eux les voyants qui ne veulent pas voir et se mettent dans une situation d’aveugle, une situation de nuit. La lumière de Jésus leur fait de l’ombre. Leur orgueil et leur pouvoir ne leur permettent pas de s’accommoder à la lumière de Jésus.

On comprend alors que Jésus puisse dire : « je suis venu dans le monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir et que ceux qui voient deviennent aveugles ».

Dans la lumière : le témoignage

Regardons maintenant l’aveugle. Dès qu’il voit, il devient le révélateur. Il doit témoigner sur son nouveau chemin de voyant. Il est même, dans son parcours, le type même du chrétien. Il est à la jointure de l’Ancien et du Nouveau Testament, comme nous sommes à la rencontre de deux mondes : l’un ancien et l’autre moderne. Il doit d’abord faire face à son entourage, à ses voisins. Comment se fait-il qu’il ait changé de statut ? Il n’est plus sur le bord du chemin. Il témoigne « l’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue. Il m’a frotté les yeux... j’étais aveugle, je vois... C’est un prophète ! »

Pour l’aveugle, il ne fait aucun doute, que celui qui lui a donné la lumière ne peut venir que de l’origine de la lumière : Dieu. Pour cette audace du témoignage, il se fait jeter dehors !

Enfin dernière étape... Jésus ne laisse pas tomber celui-là même qui un jour s’est mis sur son chemin. « Jésus ayant appris qu’ils l’avaient expulsé, vient le trouver ». C’est la révélation ultime : « Crois-tu au Fils de l’homme ? - Qui est-il ? - Tu le vois, c’est celui qui te parle. - Je crois Seigneur ! » L’aveugle de naissance, comme bien d’autres, fait le parcours de Jésus, l’affrontement à la mort, à la nuit, au témoignage. Il est rendu pleinement vivant par la rencontre du Christ. Ce dernier ne laisse personne dans la mort ; du moins ceux qui sont assez ouverts pour accueillir sa lumière.

Sur nos routes humaines, il y a quantité de cécités. Mais il y a, tout autant - et peut-être même plus - des témoignages de lumière de nos frères dans la foi. Ils sont, comme l’ancien aveugle, autant de témoins de Celui qui est la lumière et vers qui nous marchons.

Un « oui » lucide et libre (Annonciation A)


En ce récit, la limpidité du « oui » de Marie contraste singulièrement avec les hésitations, les angoisses de beaucoup d’hommes d’aujourd’hui, devant des décisions à prendre, ou des choix à faire.

Harcelés, bousculés par les évènements d’une société impatiente, beaucoup se débattent pour trouver un chemin qui ne mène pas à la destruction de l’humanité.

La page que nous venons de lire nous introduit dans la lumière de Dieu : les choses les plus compliquées les plus inattendues apparaissent soudain dans une telle limpidité, simplicité et cohérence que nous voilà rassurés.

Dieu est fidèle à ses promesses. L’humanité ne s’en va pas à la dérive. Contre vents et marées, Dieu poursuit son grand dessein d’amour.

Dieu appelle

Les projets de Dieu sont de toujours. N’est-il pas source de vie comme en témoigne la création et le dynamisme des vies de Saints ?

Par de multiples appels, il a montré sa volonté d’associer les hommes de tous les temps, la réalisation de son dessein d’amour.

Nous pouvons en suivre les étapes, à mesure que des hommes comme Abraham, Moïse, les prophètes, Jean-Baptiste, nous racontent les appels qu’ils ont reçus. Les récits bibliques en ont gardé les plus saillants.

Mais, l’appel le plus significatif n’est-il pas l’Annonciation, l’annonce faite à Marie ? L’annonce d’une alliance nouvelle et éternelle entre Dieu et les hommes, dans ce récit recueilli par Luc auprès de Marie.

L’ange Gabriel, comme une lumière de Dieu, est envoyé à une humble adolescente de Nazareth, en Galilée. Par lui, c’est Dieu lui-même qui s’adresse à Marie. Il lui fait entrevoir sa mission : être la mère du messie attendu. Alors s’ouvrira l’étape la plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité. L’enjeu en est immense : par Jésus-Christ, Fils de Dieu et Fils de Marie, les hommes seront invités à devenir fils adoptifs de Dieu.

Le choix

L’Annonce faite à Marie est marquée de deux traits : une réponse libre et non arrachée à l’improviste ; une réponse clairvoyante : le messager sera attentif aux questions de Marie. L’amour de Dieu n’est jamais fracassant. Remarquons avec quelle délicatesse l’ange s’adresse à la jeune fille : « Réjouis-toi, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi... » La mission de Marie est si importante que sa réponse ne peut se faire que dans la clarté et sans aucune pression. Elle  interroge. Car dès son enfance, elle a ressenti un appel mystérieux à la virginité ; elle ne doute pas que cet appel soit de Dieu. Que signifie donc cet appel à être la mère du Messie ? Est-ce que ce dernier annule l’autre ? Humainement parlant ces deux appels sont contradictoires. Pour y répondre, l’ange utilisera une image familière et biblique. La « nuée » évoque la présence de Dieu et la toute puissance de sa tendresse : « L’Esprit Saint viendra en toi. La puissance du Très Haut te couvrira de son ombre ; et pour cela l’enfant né sera Saint, et sera appelé Fils de Dieu... »

La vérité de Dieu vient d’éclater. Il est difficile de dire si la réponse de Marie fut immédiate ; ou s’il y eut une période plus ou moins longue de mûrissement, dans le recueillement et la prière. Qu’importe. Les récits évangéliques sont des résumés de situations souvent complexes, où Dieu respecte le cheminement de la parole, la germination jusqu’à ce qu’éclate la réponse.

En pleine clarté, en pleine liberté, en pleine générosité, Marie dira : « Voici la servante du Seigneur ». Grâce de Dieu, et grâce pour les hommes. Un « oui » qui ouvre l’avenir à l’achèvement du dessein de Dieu.

Nos attitudes

On dit de Marie : « Elle retenait toutes ces choses et les méditait en son cœur ». Marie respectée de Dieu au plus haut point, dans sa dignité et sa liberté, peut être notre éducatrice pour nos comportements habituels, vis à vis des personnes qui nous entourent.

Que se soient nos enfants, les personnes qui sont sous nos ordres, ou dépendent un peu de nous... Les plus désemparés comme le jeune chômeur, l’alcoolique, le drogué, les immigrés ignorant nos coutumes, nos lois ; que se soient les déracinés du monde rural, venus en nos quartiers, ou le citadin venu à la campagne pour y retrouver une vie plus équilibrée au contact de la nature, les malchanceux, les méprisés.

Il est si facile de profiter d’une situation difficile pour bousculer une liberté et arracher un « oui » à l'improviste, par peur, désarroi ou misère.

Comment regardons-nous le malade dont la santé et le corps se détériorent. « Je deviens comme un enfant ; il faut tout me faire » disait l’un d’eux. Sera-ce fait avec tendresse, avec tact, ou sans aucun ménagement ?

Vos enfants, n’ont-ils pas besoin d’une attention toute spéciale ? Si vous voulez qu’ils épanouissent leur personnalité si fragile encore, ménagez leur un environnement affectif, favorable aux initiatives personnelles. Prenez le temps de les écouter et de leur expliquer le pourquoi de vos exigences. Qu’ils prennent conscience que toute personne et chaque baptisé a un rôle, une mission dans la société et dans l’Eglise. Dignité et liberté.

Respecter quelqu’un n’est-ce pas l’acheminer vers une prise de conscience de la place qu’il aura à tenir ? Chacun a besoin de sentir qu’il n’est pas inutile pour bâtir une société meilleure et aussi le royaume de Dieu.

Pour que la mission du Christ continue, pour que l’Eglise continue à proposer le message du Christ, restons fidèles aux « oui » de nos annonciations, quoiqu’il en coûte. Et peut-être jusqu’au calvaire, comme Marie, la servante magnifique des projets de Dieu.

End FAQ

 


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