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Accueil "Longo" Se tenir prêts
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Mois de décembre 2013 – Se tenir prêts


Maintenant (1 A A)


  • Isaïe 2, 1 – 5 : Le prophète célèbre la « ville de paix ». Il évoque un double mouvement : celui de la parole de Dieu qui vient du Temple à destination des peuples et celui des peuples qui montent en pèlerinage vers le Temple. Le salut et la paix résultent de la conjonction de ces deux démarches. Vision universaliste de Jérusalem lumière non seulement pour Israël mais aussi pour toutes les nations.
  • Ps 121 : Cri de joie au moment où les fils d’Israël aperçoivent la ville de la Paix.
  • Rom 13, 11 – 14 : Paul réveille des gens qui dorment. Il leur signale que l’heure est venue et que le Jour approche. L’initiative de Dieu rejoint tout homme dans le concret de sa vie.
  • Mt 24, 37 – 44 : L’Evangile est dans la continuité du texte précédent. L’initiative divine se concrétise par la venue du Fils de l’homme. Quand et comment cela se réalisera ? Là n’est pas la question. Jésus n’encourage pas de veines spéculations. La venue du Jour du Seigneur ne regarde que Dieu. L’essentiel est de nous tenir prêts. Ce langage apocalyptique ne vise pas à nous terroriser mais à nous montrer le sérieux de notre responsabilité. Nous sommes des participants actifs à notre salut.

Au temps de Noé, personne ne se doutait de rien. Aujourd’hui, tout le monde a peur. Il n’est question que d’apocalypse, les sectes poussent au suicide, les jouisseurs se précipitent au plaisir comme on danserait sur un volcan. Et nous, chrétiens ? « Vous ne savez ni le jour ni l’heure, soyez prêts ».

Prêts à quoi ? A recevoir votre Maître… C’est « l’avènement du Fils de l’Homme ». C’est quoi l’avènement du Fils de l’Homme ? C’est l’annonce la plus heureuse qui puisse être faite au monde. Il a été annoncé par le prophète Daniel qu’après des empires de bêtes écrasant les hommes sous la violence de la guerre, de l’argent, du mensonge et de la ruse, viendrait un fils d’homme, doux et modeste qui établirait un royaume d’homme, et ce royaume, c’est en même temps le royaume de Dieu. C’est lui que nous appelons quand nous disons « que ton règne vienne ! » Ce fils d’Homme est déjà venu, nous l’avons vu sur la terre, il était doux et humble de cœur. Il a prononcé les paroles qui fondent notre dignité. Il a brûlé notre cœur en nous expliquant les Ecritures. Il a été tué par un empire de bêtes en même temps qu’il attestait l’irréductible liberté et l’absolu de l’amour.

Le voilà le Roi, notre Seigneur. Et le royaume est à son image, c’est l’avènement même de l’humanité, l’humanité de la liberté et de l’amour. C’est lui, et je crois bien lui seul parmi tous les dieux et tous les idéaux, qui nous a appris à en formuler le rêve. Plus : il l’a inauguré, ce royaume d’homme. En ressuscitant, il a montré que le vaincu de Golgotha était le vainqueur. Il a montré que la bête était frappée à mort, que l’amour absolu a le dernier mot. Car le dernier mot du monde est déjà dit, le jugement définitif est déjà dit, le jugement définitif est déjà prononcé en faveur de la justice contre la force, en faveur de l’amour contre toutes les oppressions.

Cela, c’est notre foi, le fondement de ce qui nous fait vivre. Que reste-t-il donc à faire ? Maintenant est le temps, le temps de nos naissances, de nos amours, de nos travaux, de nos souffrances et de nos morts, le temps, notre temps. Maintenant, c’est vous et c’est moi, c’est le temps où il m’est donné, à moi aussi, de devenir un être humain, moi qui ne suis pas encore tout à fait né au monde de la vérité, de la justice et de la paix. Maintenant est pour moi la dernière période, pour ainsi dire, de ma gestation, avant ma vraie naissance, comme l’embryon passe d’un état de batracien à une figure de petit enfant, je dois achever la formation en moi de l’image divine, celle qui fut montrée en Jésus Christ. Pour cela, il faut me dégager de toutes les ébauches monstrueuses qui cherchent à chaque instant à se manifester dans mes actions.

Maintenant ? Il ne s’agit pas d’attendre la fin du monde comme un écroulement, mais de préparer un enfantement.

Maintenant ! Cet instant même est l’instant de la présence divine en moi, l’instant de la faveur et de l’action divinisant qui forme en moi et dans le monde un fils de Dieu, un fils d’homme. Dans le secret, comme au sein d’une femme, comme au sein de Marie, dans l’épaisseur de l’histoire humaine, pas celle des conquérants et des vedettes, mais dans celle des dévouements obscurs, des familles, des écoles, des hôpitaux, partout où des actes sont accomplis, sans publicité ni caméra, pour aider quelqu’un à vivre, à se libérer, à se connaître.

Maintenant, dans le secret, chaque fois qu’un bon Samaritain se met à aimer son prochain comme soi-même. Dans tous les maintenant du monde, le royaume de Dieu se cache et se creuse, le corps du Christ se tisse. Sous la creuse vanité des cynismes établis et de la mort régnante, l’amour vainqueur, immense armée, attend la révélation des Fils de Dieu. En chaque visage, un amour différent ; en chaque amour, une plénitude irremplaçable ; en l’alliance de tous, l’infini de la gloire, Dieu tout en tous.

C’est notre attente, mais c’est maintenant.

Convertissons-nous (2 A A)


  • Isaïe 11, 1 – 10 : Le prophète annonce au peuple d’Israël la venue d’un descendant de David. Ce sera un nouveau paradis sur la terre d’Israël où l’homme vivra en paix dans une nature réconciliée. Ce sera même mieux que dans le premier paradis puisque le serpent ne nuira plus à l’homme.
  • Ps 71 : Ce psaume est une prière prononcée dans le Temple lors de l’intronisation d’un nouveau roi. Ce roi aura le souci de tous et plus spécialement des pauvres.
  • Rom 15, 4 – 9 : Le Christ est venu pour tous, Juifs et païens. Il révèle la fidélité de Dieu à ses promesses et sa miséricorde pour les autres hommes, ceux qui n’avaient pas reçu la promesse, les païens. Nous sommes invités à avoir les mêmes sentiments que Dieu, à vivre à son image.
  • Mt 3, 1 – 12 : Jean Baptiste, habillé comme le prophète Elie, proclame la venue d’un plus fort que lui. Il annonce un roi-messie qui viendra inaugurer le Règne de Dieu sur tous les hommes. La promesse n’est pas réservée à quelques privilégiés. Tout le monde peut devenir fils d’Abraham à condition de se tourner vers Dieu. Les rudes paroles de Jean Baptiste veulent provoquer un choc salutaire chez les pratiquants de son temps et du nôtre, qui croient qu’ils sont dispensés de se convertir.

« Frères, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire afin que nous possédions l’espérance… » Cette parole de l’Apôtre Paul nous invite à une écoute attentive de L’Ecriture. Or les textes proposés sont bien rudes, celui de l’Evangile en particulier.

Convertissez-vous… convertissez-vous… Celui qui martèle cet ordre sans échappatoire est homme austère qui se contente d’une nourriture frugale. Il donne libre cours à sa colère contre les Juifs bien-pensants, engeance de vipères. Il annonce la venue d’un juge, sous les traits du vanneur : il va nettoyer son aire à battre le blé.

Avec Jean baptiste, nous sommes loin des mièvreries autour du « petit Jésus » et encore plus loin des cadeaux et des préparatifs gastronomiques qui envahissent les médias en ces jours qui précèdent Noël. Nous nous préparons à accueillir le mystère de Noël, le mystère de la venue du Seigneur dans notre vie et dans la vie du monde. Pourvoir à quelle démarche nous sommes conviés, laissons-nous instruire par le Baptiste.

Parmi les Juifs qui se pressaient au bord du Jourdain, il semble qu’il y ait eu deux types de fidèles. Les uns, gens très ordinaires sans doute, venaient confesser leur péché pour se préparer à la visite de celui que tout Israël attendait. On les devine, sortant de l’eau résolus à produire le fruit qui exprimera leur conversion. Les autres, Pharisiens et Sadducéens, autrement dit des notables, dit Matthieu, viennent accomplir le rite avec un cœur encombré de leur fausse sécurité de gens en règle : Nous avons Abraham pour père ! Comme si le fait d’être de bonne lignée pouvait les dispenser d’une démarche personnelle de conversion. Et Jean n’a pas de paroles assez dures pour stigmatiser un orgueil qui fait obstacle au don de Dieu.

Chacun de nous, selon le jour et l’heure, peut avoir les deux attitudes. Nous avons nos heures de pharisaïsme. Nous avons aussi nos heures de réelle humilité : Seigneur prends pitié du pécheur que je suis. Il est bien pour nous l’appel du Baptiste à la conversion !

Se convertir signifie se retourner, changer de mentalité ce qui implique la transformation radicale de celui qui, renonçant aux sécurités antérieures (l’argent, le pouvoir…), se lance dans l’aventure de la foi. Il ne s’agit pas seulement ni même d’abord, d’une démarche morale mais d’un changement de cap. Se convertir c’est mettre sa confiance dans un Maître dont les exigences n’ont d’autre justification que l’amour qu’il nous porte. Ceux qui reçoivent le baptême à l’âge adulte ont parfois des mots très forts pour le dire. « Dieu est entré dans ma vie » écrivait l’un d’eux. Et un autre qu’on félicitait de sa démarche, protestait : « ce n’est qu’un commencement, on n’est pas converti une fois pour toutes ». Certes, on ne reçoit qu’une fois le baptême. Mais la conversion est l’œuvre de toute une vie.

Il en est de notre foi au Christ comme des amours humaines. Le jour du mariage, chacun des époux s’engage avec ferveur dans une vie nouvelle. Il est résolu à se confier totalement à l’autre tandis que l’autre se confiera totalement à lui. Or tous les vieux époux savent que le tissu conjugal doit être remaillé au gré des saisons pour garder sa solidité.

Le tissu de notre vie chrétienne lui aussi doit être remaillé à chaque saison. Convertissez-vous nous dit le Baptiste, débarrassez-vous de tout ce qui vous retient de faire totale confiance au Christ et de mettre en lui votre espérance. L’enfant dont nous célébrerons la venue dans deux semaines veut nous rencontrer dans notre vie quotidienne. Il vient chez nous, il veut demeurer parmi nous, faisons-lui place. En vérité, il nous accueille bien plus que nous ne l’accueillons ; il nous convertit bien plus que nous ne nous convertissons.

Voir Dieu (3 A A)


  • Isaïe 35, 1 – 10 : « Le Seigneur va venir » : des exilés rêvent de leur retour à Jérusalem. Ils l’imaginent comme une grande procession dirigée par Dieu lui-même. Le désert deviendra un gigantesque tapis de fleurs. A Jérusalem ne régnera plus qu’un immense cri de joie. Tous les hommes, même ceux qui étaient handicapés, pourront voir, entendre et proclamer les merveilles de Dieu. Ils pourront marcher à la suite du Seigneur.
  • Ps 145 : Psaume à la louange de Dieu. Lui seul est capable de sauver. Comme un bon roi il vient au secours de ceux qui sont dans la détresse.
  • Jacques 5, 7 – 10 : Comme les prophètes d’autrefois, Jacques attend le retour imminent du Seigneur. Il nous invite à les prendre comme modèles de patience.
  • Mt 11, 2 – 11 : Le Règne de Dieu va venir – le Règne de Dieu est déjà là. Pour l’évangéliste, le temps de l’attente est fini. En Jésus le Règne de Dieu est venu jusqu’à nous. Les signes annoncés par le prophète Isaïe se sont réalisés. Avec Jean Baptiste, le plus grand des prophètes, une étape de l’histoire des hommes s’achève. Avec Jésus une nouvelle étape a commencé.

Il nous arrive d’attendre quelqu’un, avec curiosité si on nous en a dit grand bien, ou avec une crainte mêlé de joie si cela touche à notre milieu familial, comme la première rencontre de celui ou celle avec qui s’est lié un de nos enfants. Nous essayons dans notre tête de dessiner son portrait. Et au moment de la rencontre entre l’idée de que nous nous sommes faite et la réalité, nous mesurons la distance : nous espérions trop ou trop peu. Il en est de même du désir de voir Dieu : il suscite attente et crainte chez les hommes.

Alors que le peuple d’Israël connaît l’exil les croyants attendent un Sauveur puissant capable de libérer. Mais le prophète espère le jugement de Dieu et l’annonce comme une manifestation où Dieu se laisse voir dans ses actions.

Les affirmations du prophète sont une véritable révolution : l’univers connaît une transformation radicale, le désert, terre aride et sans eau, se couvre de fleurs ; il reçoit la gloire du Liban, Dieu laisse voir sa gloire à tous à travers les hommes qui sont radicalement changés, qui sont sauvés.

L’inimaginable est là : les aveugles voient, les sourds entendent, les boiteux bondissent, et les muets crient de joie. Le Dieu qui sauve va jusqu’au bout de ce qu’il a décidé, sa revanche sur le mal sera totale. Forts de cette assurance transmise par le prophète tous doivent croire que les exilés reviendront à Jérusalem et retrouveront le temple, lieu de la rencontre de Dieu, c’est pourquoi ils doivent tenir bon dans la foi.

En son temps, Jésus répondant à ceux qui viennent l’interroger de la part de Jean baptiste reprend les mots du prophète Isaïe. Il s’identifie à celui qui apporte le salut de la part de Dieu. Jésus, celui dont nous allons célébrer la venue dans notre monde, montre par sa vie le visage du Dieu qui guérit et se fait salut pour nous. Ses actes réalisent ce que disait Isaïe.

Son enseignement, nous introduit dans ce renversement radical de situation propre à la présence et au jugement de Dieu : pensons par exemple à la charte du Royaume, les béatitudes, qui exprime un chemin de bonheur bien loin de l’idée donnée par le monde. Le pauvre, le doux, le persécuté pour la justice est proclamé bienheureux…

Chrétiens, nous connaissons l’enseignement et la vie de Jésus. Sa parole nous est offerte chaque jour quand nous ouvrons l’Evangile. De sa parole nous apprenons comment ressembler au Christ, comment devenir « pauvre, doux, humble, chercheur de justice et artisan de paix ».

C’est ce qu’écrit Jacques dans la lettre. Il nous invite à la patience car mettre notre vie dans celle du Christ ne peut se faire que lentement. Devenir chrétien dure toute la vie, donner sa vie au Christ c’est, comme lui, se faire sauveur de ceux qui nous sont proches, ou de qui nous sommes devenus proches.

Une certaine transfiguration se manifeste en celui qui aime à la manière du Christ : il donne autour de lui bonheur et joie. Cette expérience nous l’avons faite ou nous pouvons la faire. Quand nos yeux s’ouvrent sur les autres, que nos oreilles entendent les cris des hommes, alors nous commençons à courir vers eux et cela transforme leur vie et la nôtre.

Dieu se dit à travers la vie des croyants quand ils se reconnaissent et agissent comme étant de Dieu, habités par son amour, par la parole de son Fils. Dire sa foi en acte c’est attester devant les autres que nous attendons le Seigneur, celui que le peuple d’Israël a attendu, celui qui a révélé l’amour du Père vers qui nous marchons. Puissions-nous devenir ces semeurs de bonheur laissant deviner aux autres qui est Dieu.

Annonciations (4 A A)


  • Isaïe 7, 10 – 16 : Au moment où le trône du roi est en péril, le prophète vient rappeler à celui-ci la fidélité de Dieu. Dieu n’abandonne pas la dynastie de David. La preuve en est dans la future naissance d’un roi. L’enfant à naître portera un nom qui rappellera l’intervention de salut de Dieu dans l’histoire des hommes : Emmanuel (Dieu-avec-nous).
  • Ps 23 : Ce psaume est chanté par les pèlerins au moment où ils pénètrent dans le Temple de Jérusalem, là où Dieu réside avec son peuple.
  • Rom 1, 1 – 7 : Jésus est roi. Il l’est par sa naissance dans la famille de David. Il l’est par l’action de Dieu qui le ressuscite et le constitue Fils de Dieu, Christ et Seigneur. Son Temple et son trône sont dans les cieux. Sa royauté s’exerce sur tous les peuples. Le rôle de l’Apôtre est de communiquer ce message au monde entier.
  • Mt 1, 18 – 24 : Jésus est roi. Il l’est par l’intervention de Dieu qui suscite la naissance d’un enfant dans la famille de Joseph, fils de David. Il est le nouvel Emmanuel en qui se manifestent la fidélité de Dieu et son intervention en faveur des hommes. Il porte un nom qui est tout son programme d’action : Jésus, ce qui signifie « le Seigneur sauve ».

« La naissance de notre enfant a mis plein de joie dans la famille. Il était tellement attendu ! Nous l’avions désiré. Nos amis et nos parents le savaient, aussi ont-ils partagé notre joie quand nous avons annoncé sa venue prochaine ». (Préparation au baptême)

L’annonce de la prochaine naissance d’un enfant est un moment important dans une famille. Surtout quand il s’agit du premier enfant. Les jeunes parents, les amis, les grands parents accueillent la nouvelle avec plus que de la joie, de l’émotion.

Ce que nous appelons le mystère de l’annonciation ne s’est pas produit pour Marie seulement mais il se reproduit chaque jour pour bien des couples dans le monde. L’annonciation se continue et bien des mamans, aujourd’hui encore, disent leur émerveillement devant ce mystère d’une vie nouvelle qui commence en elles comme Marie l’a fait en chantant : le Seigneur fit pour moi des merveilles.

Nous savons aussi hélas, qu’aujourd’hui encore il y a des circonstances où l’annonciation d’une grossesse entraîne des problèmes, des inquiétudes, des larmes, voire même des colères et des drames. Ces situations-là nous aident à comprendre la perplexité de Joseph ou le refus cassant du roi Acaz.

Un enfant qui va naître bouleverse forcément quelque chose dans la vie de famille. Un jeune couple qui habitait un studio va devoir trouver un appartement un peu plus grand. Il y a tant de choses aussi à préparer ! Pour certaines familles, un couple au chômage par exemple, il y aura des problèmes d’argent. Pour d’autres ce seront des problèmes de travail : la famille est peut-être heureuse mais il arrive que l’employeur de la maman le soit moins.

Les récits d’Isaïe et de Matthieu nous laissent entrevoir quelques-uns des problèmes qui ont surgi lors de l’annonce de la naissance de l’enfant royal à Acaz et lors de ce que nous appelons l’annonciation à Joseph. Mais les problèmes et les inquiétudes vont se succéder. L’Evangile de Matthieu racontera comment l’annonce de la naissance de Jésus a troublé le roi Hérode et tout Jérusalem avec lui. L’Evangile de Luc rapportera les paroles inquiétantes du vieillard Siméon : « Vois, ton Fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée ».

Les paroles de Siméon annoncent déjà les souffrances de la passion mais, dans le début de sa lettre aux Romains, Paul montre que le mystère qui commence à Noël ne s’achèvera que lorsque Jésus sera « établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts ». C’est le mystère entier de Jésus que nous nous disposons à accueillir. Et la manière dont nous l’accueillerons décidera s’il est venu pour notre chute ou pour notre relèvement, comme disait Siméon.

Dans quelques heures ce sera Noël. Efforçons-nous donc d’entrevoir les transformations que la venue de Jésus peut susciter dans notre vie, dans notre famille, dans le monde. Ce serait si bien de voir le monde et nous-mêmes un peu changés par la venue de cet enfant. Parce qu’il est venu pauvre parmi les pauvres, nous partagerions un peu plus. Parce qu’il est né en exil, nous accueillerions un peu mieux l’étranger. Parce qu’il est né porteur de l’espérance de salut de tout un peuple, nous transmettrions la nouvelle, la Bonne Nouvelle. Parce qu’il s’appelle Jésus et vient nous sauver de nos péchés, nous allons en demander pardon et peut être même recevoir le sacrement de réconciliation. Il faudrait « qu’il nous trouve, quand il viendra, vigilants dans la prière et remplis d’allégresse ». (Préface)

Une naissance (minuit)


  • Isaïe 9, 1 – 6 : Oui, un enfant nous est né ! Déjà sa naissance va changer ce monde. Une timide espérance germe en nous.
  • Ps 95 : Gloire à Dieu, paix aux hommes.
  • Tite 2, 11 – 14 : dans cette terre de détresse, la promesse du Sauveur était déjà comme une lumière. Maintenant, nous savons que cet enfant est né. Pourtant, notre terre demeure une terre de détresse pour beaucoup de gens. Pour être capables d’accueillir la venue du Fils de Dieu, pour travailler à l’avènement de son jour, il faut demander le pardon de nos péchés.
  • Luc 2, 1 – 14 : Aujourd’hui, dans notre monde, le Verbe est né pour parler du Père aux hommes qu’il a tant aimés.

Joyeux Noël à tous ! Ce que nous célébrons ce soir, c’est une naissance parmi les hommes, un « heureux événement » comme l’on dit, et qui était attendu depuis longtemps.

Noël veut dire naissance et une naissance chez les hommes, c’est la source d’une grande joie : rappelez-vous, parents qui me lisez, la naissance de votre aîné : quel ravissement ! Car la naissance est le signe, le fruit de l’amour, c’est l’amour même, rendu visible, palpable, une naissance c’est un commencement, une espérance, une promesse, c’est un peu le monde qui recommence, tout est possible, et l’on se prend à imaginer ce que sera cet enfant, on rêve pour lui d’un avenir merveilleux.

C’est bien cela que les bergers ont entendu à Bethléem : « Je vous annonce une grande joie, aujourd’hui il vous est né un Sauveur… » Il vous est né un Sauveur : jamais aucun prophète en Israël n’avait osé imaginer chose pareille, pas même Jean Baptiste. Noël bouleverse totalement nos idées sur Dieu… Nous l’imaginions tout puissant, lointain, et voici, quand il paraît, c’est un enfant, un petit d’homme, un nouveau-né, sans apparat.

Dieu, à Noël, Dieu s’est approché de nous, il s’est fait tout petit pour que nous n’ayons pas peur, simple présence amicale, sans aucune parole, comme dans les plus grands moments de la vie. Une présence muette, la présence même de Dieu discrète et silencieuse offerte à notre à notre accueil, offerte à notre amour : Emmanuel, « Dieu avec nous ». Plus tard il parlera, il guérira, mais ce soir il est là, parmi nous, comme une lumière dans notre nuit, comme une présence dans notre solitude.

Dans une famille, lorsque paraît le nouveau-né, les conversations s’arrêtent et tous le regardent avec ravissement… Il ne dit rien pourtant, mais sa seule présence crée un climat d’amour et chacun s’efforce de l’accueillir, oubliant les blessures de la vie. Il est si faible qu’il nous désarme et nous donne envie d’être meilleurs : devant lui chacun voudrait retrouver un cœur d’enfant…

Dans la grande famille des hommes, « un enfant nous est né, un fils nous a été donné », un « Sauveur ». Chaque année à Noël, aussi dure que soit la vie : chômage, crise économique, pas assez à manger, guerre ou attentats, une trêve s’établit : on dirait que les hommes voudraient retrouver leur cœur d’enfant et ne plus faire le mal. Est-ce un rêve ? Pour nous, croyants, c’est beaucoup plus, c’est une immense espérance, le cœur même de notre foi. Ce nouveau né de la crèche, c’est Dieu venu parmi nous, l’Emmanuel. Cet enfant, c’est le fruit de l’amour de Dieu pour l’Humanité, c’est le visage humain de Dieu. Dieu s’est fait homme : telle est notre foi, Dieu s’est fait petit enfant pour que nous devenions à notre tour, enfants de Dieu par le baptême, pour que nous retrouvions, ce soir, un cœur d’enfant.

Lorsque paraît le nouveau-né, chacun a envie d’être meilleur. Lorsque paraît Jésus, le Sauveur, à chacun il propose de changer son cœur de pierre pour un cœur où il y ait que bonté, tendresse, amour, un cœur de fils de Dieu, un cœur divinisé.

C’est à Bethléem que Jésus est né. Bethléem qui veut dire « la maison du pain ». A la crèche, Dieu prend corps, un corps qu’on peut voir, qu’on peut toucher, un corps qui donne la vraie vie. Soyons le pain qui donne la vie, et non pas ou non plus le pain qui rend malade.

Pensez-y, à ce Noël !

Pas comme ça (Noël A)


  • Isaïe 52, 7 – 10 : Le prophète annonce la fin de la déportation. Le Seigneur Dieu marche à la tête de son peuple pour le ramener à Jérusalem. Le temps de l’esclavage est fini. Dieu a retroussé ses manches. Tous les peuples peuvent s’émerveiller devant l’action de salut du Seigneur pour son peuple.
  • Ps 97 : En face de toutes les nations le Seigneur manifeste sa fidélité envers son peuple choisi.
  • Hébreux 1, 1 – 6 : Le Dieu qui a créé le monde et qui a sauvé les hommes a agi par son Fils. Celui-ci vient accomplir ce que Dieu avait annoncé par les prophètes. Il est la véritable parole du Père. Jésus n’est pas simplement un envoyé, un ange de Dieu. Il est plus que cela. Après sa mission, il reçoit l’intronisation royale et règne maintenant avec le Père.
  • J 1, 1 – 18 : Le Christ est la parole de Dieu, le Verbe de Dieu, le bras de Dieu. Par lui, Dieu a créé le monde. Par lui, il donne la vie aux hommes. Par lui, il éclaire les ténèbres. Par lui, il communique sa grâce et sa vérité. Par lui, nous pouvons, nous aussi, connaître Dieu. Par lui, nous pouvons, nous aussi, devenir enfants de Dieu.

Le jour où Napoléon est né, ou bien Charles de Gaulle, ou bien le pape Jean Paul II, cela n’a guère marqué que leurs parents et leurs intimes. C’est après coup, quand ces hommes sont devenus célèbres, qu’on s’est intéressé au jour et au lieu de leur naissance.

De même pour Jésus de Nazareth : sa naissance à Bethléem n’a pas intéressé grand monde ce jour-là. On ignore même la date précise et l’année où elle eut lieu. C’est après coup qu’on a pris conscience de son importance. Depuis une quinzaine de siècles, nous datons les années à partir de cette naissance : avant Jésus Christ, après Jésus Christ. Elle est devenue comme le centre de l’histoire du monde. Pourquoi ? Parce que, de fait, la vie et le message de Jésus de Nazareth devaient, à la longue, transformer radicalement les idées et comportements partout où ils se répandaient. Et aujourd’hui, tout le monde le reconnaît : l’avènement du Christ allait apporter une lumière fulgurante sur la dignité de l’homme, sur le sens de la vie, et sur Dieu.

Toutes ces illuminations de Noël qui viennent réjouir nos yeux et émerveiller nos enfants, nous rappellent la vraie lumière qui est venue en ce monde il y a plus que 2000 ans. Bien des gens n’ont pas su la voir ni l’accueillir (pas plus maintenant que jadis), mais que beaucoup aujourd’hui la reçoivent comme un message vital pour eux.

Par sa naissance dans la pauvreté, dans la simplicité, dans le dépouillement complet, Jésus, « Dieu avec nous », vient nous rappeler que ce qui fait la grandeur de l’homme et sa dignité c’est d’abord d’être une créature de Dieu, à l’image de Dieu, un enfant de Dieu, aimé de Dieu, appelé par Dieu à partager sa propre vie.

En ce sens, le plus pauvre bougre n’a pas moindre valeur aux yeux de Dieu que l’homme le plus riche ou le plus puissant. Dieu lui dit, comme à chacun de nous : « Je t’ai aimé d’un amour éternel ! Vois : ton nom est gravé sur les paumes de mes mains. Tu es mon enfant, en toi je mets tout mon amour ».

Malheureusement, nous avons toujours tendance à estimer les gens que nous rencontrons d’après leur allure extérieure. Un homme élégant, bien habillé, bien logé, c’est quelqu’un de « bien », on le regarde, on l’envie, on le respecte, on tient compte de lui, de ce qu’il pense et de ce qu’il dit ; c’est « quelqu’un » !

Par sa naissance à Bethléem, Jésus nous dit : tout homme est grand ! Tout homme est invité à devenir enfant de Dieu, à renaître de Dieu, à participer un jour à la gloire du Fils unique, et cela que soit son rang dans la société ou la couleur de sa peau.

Que de gens n’entend-on pas dire : ma vie n’a pas de sens ! L’histoire du monde n’a pas de sens ! Il y a toujours eu des guerres et il y en aura toujours…

Or, par tout son comportement et son message, le Christ nous invite à donner à notre vie un sens bien précis : travailler à construire, partout où nous passons, la civilisation de l’amour, comme disait Jean Paul II. Car il y a tout un monde à changer, un monde nouveau à bâtir, pour préparer le monde de Dieu, le royaume de Dieu.

Pratiquement, donner un sens à sa vie à la suite de Jésus, c’est s’engager de toutes ses forces contre les puissances du mal qui abiment l’humanité et qui sont un défi au projet de Dieu lui-même : faire reculer le mal dès que nous en avons la possibilité. Chacun peut agir aujourd’hui de telle sorte qu’il y ait un peu moins de souffrances dans le monde. Qu’au moins, le mal se réduise à l’inévitable ! Quand il ne restera plus que cela, quand nous aurons chassé de l’humanité le mal qui vient des hommes, alors nous aurons achevé notre tâche, et Dieu pourra enfin totalement réaliser la sienne.

C’est donc toute l’histoire du monde qui retrouve son sens à la lumière du Christ : la violence et la haine n’auront pas le dernier mot, les puissances de mort et de destruction seront un jour vaincues. Car « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils » ; car Jésus est venu « pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » ; car Jésus, c’est « Dieu avec nous » jusqu’à la fin des temps.

Jésus est en effet, comme le dit la lettre aux Hébreux, « le reflet resplendissant de la gloire du Père, l’expression parfaite de son Etre ». Quand on regarde l’enfant Jésus de Bethléem, ce qui transparaît à travers lui, ce n’est ni la puissance, ni la grandeur, ni la majesté ; c’est bien plutôt la douceur, la bonté, la simplicité, l’humilité. Grâce à Noël, nous découvrons ainsi que le premier attribut de Dieu n’est pas la toute-puissance et l’infinie majesté, mais bien plutôt l’amour.

Le dessein de Dieu sur l’humanité, c’est de faire de nous ses enfants, et nous partager sa propre vie. En nous ouvrant toujours davantage à cette vie d’amour qui fut celle du Christ.

Oui, nos rêves sont un pâle reflet du rêve éternel de Dieu sur le monde et sur chacun de nous. Pourquoi pas, ne pas participer pleinement dans ce rêve de Dieu ? Qu’attendons-nous ?

Communication (La Sainte Famille A)


  • Ben Sirac le Sage 3, 2 – 14 : Un notable de Jérusalem donne des conseils de sagesse. Il commente l’un des commandements de Dieu : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que te donne le Seigneur, ton Dieu ». (Ex 20, 12)
  • Ps 127 : Le psaume donne, lui aussi, des conseils de sagesse. Marcher dans le droit chemin est le plus sûr moyen d’avoir une vie longue et paisible avec les siens.
  • Col 3, 13 – 21 : L’auteur de cette lettre, à son tour, donne des conseils pour la vie en commun. En ce qui concerne la vie familiale, il s’exprime selon la conception de son époque. Les membres considérés comme les plus forts n’ont pas seulement des droits mais aussi des obligations envers ceux qui sont considérés comme les plus faibles.
  • Mt 2, 13 – 23 : La vie de la Sainte Famille.

En cette fête de la Sainte Famille, nous pensons à toutes nos familles, à toutes celles qui nous sont proches ou que nous connaissons bien, sans oublier des époux ou des parents qui ont des problèmes conjugaux et familiaux.

Essayons de voir, pourquoi il y a des problèmes dans la vie familiale ? Quand il y a des problèmes dans un foyer, dans une famille, c’est presque toujours un problème de communication, de dialogue entre les époux ou entre les parents et les enfants : on ne prend pas le temps de se parler ; chacun a ses soucis et les rumine intérieurement ; on est fatigué le soir en rentrant du travail ; on se renferme sur ses préoccupations personnelles. Ou bien, si l’on cause, on n’écoute pas vraiment l’autre, chacun suit son monologue intérieur. Alors, pour meubler le silence, on ouvre la télévision en sorte que chacun se replie davantage encore sur lui-même. Et l’on devient insensiblement étranger l’un à l’autre, étranger même à ses enfants.

Donc l’essentiel, c’est la vie du foyer, c’est le « partage » en famille : prendre le temps de se parler, de s’écouter mutuellement, d’écouter les jeunes qui ont besoin de s’exprimer. La communication, l’échange, l’écoute mutuelle, c’est le signe qu’on s’aime, et c’est cela qui entretient et nourrit l’amour.

Les enfants, les jeunes, ont besoin de s’exprimer et besoin qu’on les écoute. Ils ont besoin de l’amour de leurs parents, c’est évident. Mais cet amour, ce n’est pas tant par des cadeaux que les parents le leur manifesteront ; c’est plus encore par le temps qu’ils sauront passer avec eux pour les écouter, pour comprendre leurs soucis, leurs problèmes, leurs moments de découragement, leurs goûts, leurs moments d’enthousiasme et pour les aider à y voir clair, à faire des choix valables et à bien orienter leur vie. Les enfants, les jeunes, ont besoin de l’autorité de leurs parents. Mais attention ! Non pas d’abord de l’autorité dans le sens habituel de commandement ou de discipline, mais de l’autorité dans le sens étymologique du mot qui vient d’un mot latin signifiant : rendre plus grand, faire grandir.

Dans la Sainte Famille de Nazareth, Marie et Joseph aidaient leur enfant Jésus à grandir, à se développer, à mettre en œuvre toutes les possibilités de sa nature humaine, à faire s’épanouir toutes les richesses de son humanité. Telle était l’autorité des parents de Jésus.

De même en toutes nos familles, les parents doivent exercer leur autorité sur leurs enfants, c’est-à-dire se mettre au service de leur croissance, de leur grandeur.

Aider les enfants à grandir en taille, bien sûr, mais aussi en sagesse et en grâce comme l’Evangile de Luc le dit à propos du jeune Jésus.

Aider les jeunes à avoir un jugement sain, équilibré, en sorte qu’ils sachent discerner le bien du mal, en sorte qu’ils puissent un jour conduire leur vie en hommes et en femmes responsables de leurs décisions. Les aider à faire des choix élevant, constructifs. Les rendre vigilants vis-à-vis de tout ce qui risque de les rabaisser ou de les salir. Leur apprendre qu’à notre époque où l’on estime que tout est permis et que l’on doit tout expérimenter, tout ne convient pas pour autant, tout n’est pas constructif et l’on ne doit se laisser asservir par quoi que ce soit.

Aider les jeunes à grandir dans la foi en Dieu et au Christ, dans fidélité à sa conscience, et dans l’amour des autres. Les aider à passer peu à peu d’une foi trop enfantine à une foi adulte, réfléchie personnellement et décidée, et à une foi agissante.

Tout cela ne se fait pas tout seul. Tout cela ne se fait que dans l’échange, le dialogue confiant, un gros effort de compréhension, beaucoup de délicatesse et de doigté. Et tout cela ne peut se faire que dans l’amour : pas simplement l’amour des parents pour les enfants, mais aussi l’amour des parents l’un pour l’autre.

On l’oublie trop souvent : les enfants ont besoin d’un père et d’une mère qui s’aiment vraiment. Marie et Joseph s’aimaient tendrement et le jeune Jésus était témoin de cette tendresse mutuelle de ses parents. Les enfants d’aujourd’hui ont besoin de grandir dans un climat d’amour, de tendresse et de paix ; et c’est en premier lieu l’amour mutuel des parents qui crée ce climat.

Vous direz, peut-être, c’est un travail pour toute une vie ! Et bien oui, mais il faut le commencer ! Qu’attendons-nous ?

End FAQ

 


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