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Accueil "Longo" Ici, ailleurs, nulle part - Pèlerin
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Mois de juillet 2013 – Ici, ailleurs, nulle part – Pèlerin


Message (XIV C)

  • Isaïe 66, 10 – 14 : Lorsque viendra le Messie, alors chacun connaîtra la douceur d’être dans le bras du Seigneur comme un enfant dans les bras de sa mère.
  • Ps 65 : Allez dans le monde entier.
  • Gal 6, 14 – 18 : Paul, par le Christ, est un homme libre. Mais cette liberté est acquise par la souffrance.
  • Luc 10, 1 – 20 : Dans toute maison où vous entrez, dites d’abord : Paix à cette maison.

Il est question dans les textes nous proposés d’un message et de messagers. Jésus désigne en effet soixante-douze de ses disciples. Ils ont charge de le précéder dans toutes les villes et localités où lui-même doit se rendre. Ils seront ses messagers. Et le message dont ils sont porteurs est d’une extrême simplicité : « Le Règne de Dieu est arrivé jusqu’à vous ».

Ce message est éclairé par la première lecture : le Règne de Dieu, c’est celui qu’annonçait Isaïe : « Voici ce que dit le Seigneur : vous serez comme des nourrissons que l’on porte sur son bras, que l’on caresse sur ses genoux ». Il ne s’agit pas de régresser ni de tomber en enfance, mais très simplement de croire que le Seigneur nous regarde, nous tient avec cette même attention, cette même douceur, cette même délicatesse que montrent les pères et les mères, et tous ceux qui prennent un bébé dans les bras. Le Seigneur nous choie et nous fait fête comme le feraient tout ensemble un père et une mère. Lui qui « fera connaître sa puissance à ses serviteurs », montrant ainsi sa puissance paternelle, est le même celui qui « comme une mère consolera son enfant ». Le voilà donc le message des disciples : message de paix et de tendresse.

Mais Jésus ne se contente pas de définir le message. Il précise aussi comment l’annoncer. L’annonce d’un règne nouveau peut revêtir des formes très diverses. Reportons-nous à ces temps pharaonesques où l’annonce d’un règne nouveau était souvent celle d’impositions nouvelles. A pouvoir nouveau, dépenses somptueuse du roi défunt et les fêtes pour le couronnement du nouveau roi. L’annonce d’un règne nouveau, ce n’était donc pas forcément une nouvelle alléchante. D’autre part, celui qui annonçait une telle nouvelle devait se montrer à la hauteur de ce qu’il annonçait : l’émissaire du roi ne peut être un gueux ; il doit au contraire se signaler par la beauté et la richesse de son habit. Il doit en imposer. Imposer et en imposer, c’est tout un. Or, de la même façon que le Messie, le jour des Rameaux, fera son entrée à Jérusalem monté sur un bourricot, de même les disciples doivent faire preuve d’une semblable simplicité pour annoncer ce règne nouveau. Puisque l’émissaire est à l’image de celui qu’il annonce, à roi pauvre, messager aux pieds nus. On parle parfois de simplicité évangélique pour désigner un monde de vie conforme à l’idéal de pauvreté et d’humilité enseigné par le Christ. Eh bien, la simplicité de celui qui annonce cette bonne nouvelle d’un règne nouveau doit déjà figurer ce règne lui-même.

Les consignes de Jésus sont donc très nettes : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales ». L’annonciateur du Règne nouveau est un homme très légèrement équipé, qui va au plus pressé puisqu’il ne s’attarde pas en vaines salutations. Osera-t-on dire que c’est tout le contraire d’une campagne électorale ? Son seul bagage, c’est son message ; pour tout discours d’introduction : « Paix sur cette maison », et pour toute nourriture… Lorsqu’il est accueilli dans une maison, le disciple mange et boit ce qu’on lui sert. Cela signifie que le messager de la paix, l’annonciateur du Règne nouveau se dépouille de ses propres habitudes. Il n’impose pas sa manière de vivre. Dans tous les sens du mot, il n’impose pas un nouveau régime. Avant de partager la nouvelle qu’il apporte, il partage avec simplicité la nourriture qu’on lui apporte. Bonne leçon d’humilité et d’efficacité.

Efficacité surtout si l’on n’oublie pas l’instruction complémentaire : « Guérissez les malades ». Une parole ne pèse que le poids de ses mots si elle ne s’accompagne d’un signe. A quoi bon parler si l’on ne fait rien à l’appui de ce que l’on dit ? Mais il faut parler aussi pour exprimer ce qui nous fait agir.

L’essentiel est dit dans ce texte à ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle : Soyez d’abord des hommes de Paix. Vivez ce que vous annoncez. Soyez attentifs à tout autre, tendres et forts à la fois.

Ne croyez pas qu’évangéliser, c’est d’abord enseigner, c’est-à-dire énoncer clairement une doctrine. C’est beaucoup moins compliqué que cela, même si ce n’est pas plus facile ! Evangéliser, c’est dire à quelqu’un, avec ses mots, que Dieu est avec nous, que son Règne est déjà là. Ce qu’il faut, c’est dire l’amour de Dieu et apprendre à aimer en retour. Ce n’est pas faire un discours. Et de même que l’on prouve la marche en marchant, prouver l’amour en aimant.

Cela enfin, qui est dit dans les Béatitudes : votre récompense sera grande dans les cieux. En effet L’Evangile dit des soixante-douze disciples qu’ils revinrent tout joyeux. Et Jésus les confirme dans cette joie en leur disant : « Réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux ». Rassurés, fortifiés, mandatés, n’hésitons pas à porter le message qui nous est confié.

Seigneur :

  • Des hommes et des femmes, dans des groupes de catéchisme, dans des aumôneries, transmettent à des jeunes la foi qu’ils ont reçue. Donne-leur la lumière de ton Esprit.
  • L’Eglise a reçu pour mission de dire et de vivre l’Evangile. Donne à tous ceux qui la forment, prêtres, laïcs, religieux, de montrer par leur vie que le Règne de Dieu est arrivé jusqu’à nous.

Qu’il est simple d’aimer ! (XV C)

  • Deutéronome 30, 10 – 14 : Sous l’action des prophètes, Israël découvre la tendresse d’un Dieu tout proche.
  • Ps 18 : Elle est sûre la parole.
  • Col 1, 15 – 20 : La paix et la joie d’un monde fraternel.
  • Luc 10, 25 – 37 : Que pourrions-nous faire pour devenir proches de ceux qui ont été blessés par la vie ? De qui, aujourd’hui, pensons-nous qu’il faudrait nous rendre plus proches ?

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force, et tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Nous savons cela par cœur !

Mais n’oublions pas que le mot « amour » a plusieurs sens. Il y a un petit poème de Jacques Prévert qui raconte :

« Tu dis que tu aimes les fleurs, et tu les coupes.

Tu dis que tu aimes les oiseaux, et tu les mets en cage.

Tu dis que tu aimes les poissons, et tu les manges.

Alors, quand tu dis que tu m’aimes, j’ai peur ! »

Si tu m’aimes comme tu aimes les fleurs, pour t’en faire un ornement…, si tu m’aimes comme tu aimes les oiseaux, pour me garder en cage…, si tu m’aimes comme tu aimes les poissons ou les choux à la crème…, je suis plus du tout d’accord ! Que veux-tu dire au juste quand tu me dis : je t’aime ?

Et Le Seigneur Jésus, que veut-il dire au juste quand il nous dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ?

Une première réponse se trouve dans cette parabole du Bon Samaritain imaginée par le Christ. Aimer, ce n’est pas simplement affaire de belles paroles ou de bons sentiments ou de battements de cœur. Aimer, c’est faire quelque chose pour les autres, c’est agir pour les autres, c’est se mettre au service des autres, quitte y donner de son temps, de son imagination ou de son argent. Le Samaritain de la parabole s’approche de blessé qui gît sur le bord de la route, il lui panse ses plaies, il les désinfecte de son mieux, il le met sous la garde de quelqu’un de sûr qui prendra soin de lui, il avance l’argent nécessaire… Au docteur de la loi qui l’interroge, Jésus répond à deux reprises : « Toi aussi, fais ainsi… Va, et toi aussi, fais de même ». Il s’agit toujours d’agir, de faire.

D’ailleurs, à propos de l’amour de Dieu, le Christ disait : « Il ne suffit pas de me dire : Seigneur ! Seigneur ! il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux ». Ce qui intéresse Jésus, ce qui intéresse Dieu, ce ne sont pas simplement nos paroles ou nos croyances, ce sont nos actes, la manière dont nous nous conduisons au jour le jour avec les autres.

Aimer, ce n’est pas profiter pour soi, ni annexer, ni accaparer les autres. Cela, c’est tout le contraire de l’amour dont le Christ nous a donné l’exemple. Lui, le Christ, n’a cessé d’agir pour les autres, de prendre parti et de se compromettre activement pour les plus pauvres et les plus humiliés.

Quand on lit l’Evangile, on s’en aperçoit : ceux qui comprenaient l’enseignement de Jésus, c’étaient les gens simples, les pauvres, les sans-culture. Un jour, Jésus s’écria : « Je te dis merci, Seigneur Dieu, car tu as révélé toutes ces choses aux petits et aux ignorants, alors que les sages et les savants n’y ont rien compris ! » Il en a toujours été ainsi : les intellectuels et les savants cherchent dans la religion des choses compliquées, alors que les enfants et les gens simples vont d’instinct à l’essentiel : « Tu aimeras ! Dieu est votre Père ! Vous êtes tous frères ! Aimez-vous les uns les autres ! »

Pratiquement, que faire ? Que faire pour aimer ?

C’est à chacun à voir et à trouver. Et pour voir, il suffit d’ouvrir les yeux et d’être attentifs à ceux qui nous entourent et à ce qui se passe autour de nous.

Alors, pour beaucoup d’entre nous, aimer, ce sera être toujours prêt à rendre service à celui qui est dans le besoin. Il ne s’agit pas de faire des prouesses ni d’escalader des montagnes, mais de tirer parti de toutes les choses très simples de notre vie quotidienne, en famille, dans le quartier, à l’école, au travail, partout.

Pour beaucoup, aimer, ce sera s’engager dans une association pour la famine, les vieillards, les handicapés…

Pour certains, aimer, ce sera s’engager dans une action politique, non pas par ambition, mais pour mettre ses compétences au service du pays.

Et pour tous, petits et grands, aimer, ce sera développer ses talents, ses dons de toutes sortes, dons artistiques, dons scientifiques, dons d’animateurs, pour mieux se mettre au service des autres dans la paroisse, le quartier, la commune… Et alors, on découvre à quel point aimer, c’est vivre, c’est vivre à pleins bords !

Seigneur :

  • C’est toi qui nous rassembles par ta parole. Donne-nous de savoir la proposer à nos frères pour hâter la marche du monde vers son unité.
  • C’est toi qui nous appelles à partager le même pain pour construire un même corps. Fais que nous devenions toujours davantage des artisans de paix.
  • C’est toi qui as voulu faire de ton Eglise un signe d’unité. Aide-nous à collaborer pour que nous parvenions à réaliser cette mission.

La rencontre (XVI C)

  • Genèse 18, 1 – 10 : Le seigneur vient parfois nous rencontrer à l’improviste. Nous ne le reconnaissons pas tout de suite. Abraham accueille trois étrangers dans sa tente ; il reconnaîtra en eux les envoyés du Seigneur qui lui apportent une Bonne Nouvelle.
  • Ps 14 : Qui habitera dans ta maison.
  • Col 1, 24 – 28 : Le Christ est au milieu de nous. Cette Bonne Nouvelle, nous l’avons accueillie et elle est pour nous source de vie et de joie. Mais saurons-nous la transmettre aux autres ?
  • Luc 10, 38 – 42 : Un appel de Dieu en faveur de l’accueil de l’autre, de l’étranger. Pourquoi Jésus fait-il un reproche à Marthe ?

Comment rencontrer Dieu ? C’est une question que nous nous posons parfois. Comment rencontrer celui qui, à l’Ascension, fait dire à ses disciples de ne pas regarder le ciel mais d’aller le rencontrer en Galilée ? Bien sûr, chacun de nous a des réponses à cette question ; mais nous avons toujours tendance à insister sur une seul façon de faire : pour les uns, c’est la prière… et pour d’autres, c’est dans la vie de tous les jours ! Pour certains, c’est d’abord à la messe… et pour d’autres, c’est d’abord à travers les rencontres de chaque jour. Les textes d’aujourd’hui nous montrent qu’il y a diverses manières de rencontrer le Seigneur. Chacun, et c’est normal, est plus sensible à un aspect ; mais tous sont appelés à découvrir le Seigneur dans les divers moments de l’existence.

La première chose qui nous est demandée est d’être attentifs à l’appel que Dieu nous adresse. Nous disons parfois que nous sommes des chercheurs de Dieu. Ce n’est peut-être pas tout à fait exact car, en réalité, c’est Dieu qui vient à notre rencontre. C’est lui qui recherche la rencontre avec l’homme.

Rencontrer Dieu, c’est d’abord saisir la main qu’il nous tend, au moment où il vient à notre rencontre. Deux choses peuvent nous empêcher de répondre : c’est d’abord le manque de temps et les soucis. L’Evangile nous montre deux attitudes très différentes : celle de Marie et celle de Marthe. Par exemple : sommes-nous prêts à écouter le Seigneur, assis et calme comme Marie, ou notre esprit est-il agité comme Marthe ? Dans la vie quotidienne, c’est bien souvent autre chose qui nous empêche de rencontrer le Seigneur : nous ne le reconnaissons qu’après la rencontre, et notre égoïsme nous pousse à refuser certaines rencontres. Il nous a pourtant annoncé : « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ».

L’un des rendez-vous que nous fixe le Seigneur, c’est la prière. Pour cela, il nous faudra prendre du temps, et ce n’est pas toujours facile. Déjà, il y a deux mille ans, Marthe, ce jour-là, pensait qu’elle ne pouvait pas arrêter ses occupations. Ce temps, nous devons le soustraire à l’horaire de notre journée. Il sera pris au détriment d’autre chose qui nous semble peut-être plus utile ou urgent. Le travail presse, les circonstances nous poussent et la prière est remise à plus tard. On parle beaucoup des priorités qui doivent guider les choix que nous avons à faire. L’Evangile veut nous dire aujourd’hui : dans ta journée, la prière est-elle l’une de tes priorités ?

Il nous révèle aussi l’une des attitudes fondamentales de la prière. « Marie se tenait assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa parole ». Prendre le temps de venir demander quelque chose à Dieu parce que nous sommes désespérés et que nous avons tout tenté, c’est assez fréquent. Remercier le Seigneur, cela nous paraît naturel. Mais prendre du temps pour l’écouter, cela peut paraître plus difficile : se taire, oublier quelques instants nos demandes et nos questions pour le laisser parler, cela réclamera toujours un effort de notre part. La prière n’est pas seulement la démarche d’un homme qui a quelque chose à dire à Dieu. Elle est rencontre de deux personnes. Celui qui invite, c’est Dieu et parfois… nous ne le laissons pas parler !

Certains pensent sûrement que j’ai un peu trop facilement oublié Marthe dans cette affaire. Car, enfin, si Marie peut prendre le temps d’écouter le Seigneur, c’est parce qu’elle loge avec sa sœur qui semble ce jour-là s’occuper de toutes les tâches matérielles. C’est Marthe qui s’affaire pour que le séjour de Jésus dans sa maison se passe correctement. Il était nécessaire que quelqu’un fasse tout ce travail pour que Jésus puisse demeurer quelque temps. Aussi la réponse de Jésus au reproche de Marthe ne doit pas être prise comme un encouragement à la paresse vis-à-vis des ces tâches quotidiennes ni comme un encouragement à se réfugier dans la prière en oubliant tout le reste. Mais il veut seulement nous dire : « Fais attention. Il y a un temps pour tout. Au moment où je voudrais te rencontrer, tu trouveras toujours quelque chose d’autre à faire ».

C’est aussi une invitation à se soucier, dans nos communautés, de ces tâches matérielles. Il est facile de se mettre la tête dans les mains pour prier quand on laisse les autres assumer tous les travaux matériels.

Dieu nous avertit : il vient nous rencontrer aussi dans notre vie de chaque jour. Abraham, au départ, n’a pas pris beaucoup de temps pour écouter les trois étrangers qu’il venait d’inviter : il y avait tellement de choses à faire pour leur préparer un repas convenable. C’est à travers tous ces petits gestes d’amitié à l’égard des étrangers que Dieu voulait rencontrer Abraham et Sara. Pour nous aussi, le Seigneur fait signe, dans celui qui est ennuyé et qui a besoin d’espérance, dans celui qui a faim, dans celle qui est angoissée pour la santé des siens, dans ceux qui cherchent à rompre leur solitude. Notre rencontre avec Dieu s’effectuera souvent à travers des actes très matériels d’entraide. Nous ne nous sentons pas toujours la vocation du Samaritain. C’est pourtant là que le Seigneur nous donne rendez-vous. Courage !

Seigneur, nous prions :

  • Pour ceux et celles qui consacrent du temps à l’alphabétisation, l’enseignement, l’accueil et soutien.
  • Pour nous, pour que nos contacts avec des gens différents permettent à nous de mieux se comprendre et servent la cause de la paix.
  • Pour des religieux et des religieuses qui ont consacré leur vie à la prière.

Se ré-oxygéner (XVII C)

  • Genèse 18, 20 – 32 : La justice voudrait que le Seigneur punisse en proportion du péché, de la dette. L’amour l’incite à remettre la dette par manière de don.
  • Ps 137 : Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour.
  • Col 2, 12 – 14 : Le Christ a pris sur lui nos péchés. Il est le pont entre nous et Dieu.
  • Luc 11, 1 – 13 : Quand vous priez, dites… « Pardonne nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons ».

Les textes nous parlent de la prière. C’est une invitation du Seigneur à profiter de notre temps libre (par exemple : semaines de vacances) pour prendre un grand bol d’air au souffle de l’Esprit Saint.

Mais comment prier ? Il n’y a pas de truc, ni de formules spéciales à dire ou de gestes à faire, comme si la prière nécessitait une initiation mystérieuse. Non, Dieu n’est pas un sorcier !

Revenons au récit de la Genèse qui nous montrait comment Abraham priait Dieu ; tout d’abord, il parle à Dieu comme à Quelqu’un qui est ici, devant lui, à côté de lui. Quand j’étais enfant, on disait souvent : « Mettons-nous en la présence de Dieu ». C’est-à-dire : « Réveillons notre foi. Dieu est ici, avec nous, tout proche de nous, il nous voit, il nous entend ; parlons-lui, et recueillons-nous pour écouter ce qu’il va nous suggérer intérieurement ». Cela, on peut le faire n’importe où, dans sa chambre, au cours d’une promenade solitaire, comme dans le taxi-brousse.

Et puis, ce Dieu qui est là, qui nous voit et qui nous entend, c’est notre Père qui nous aime, le Père dont nous sommes les enfants : quelle intimité ne pouvons-nous pas avoir avec lui ! Je dirai même quelle familiarité, dans le meilleur sens du mot.

Comment prier ? Tout simplement comme nous avons l’habitude de parler aux personnes de notre entourage que nous aimons et que nous respectons. Pas forcément pour demander quelque chose, mais tout simplement pour nous exprimer, pour nous confier à Celui dont on est sûr qu’il nous aime et qu’il nous comprend. Car si je prie, ce n’est pas pour instruire Dieu de ma situation ou de mes problèmes, il les connaît mieux que moi, mais c’est pour les exposer à sa lumière, pour qu’à sa lumière je perçoive mieux ce qu’il y a à rectifier, à redresser, à faire progresser.

Les apôtres ont demandé à Jésus : « Seigneur, apprend-nous à prier ! » Et Jésus leur a dit comment il priait, quel était le contenu de ses prières.

Volontiers, je vous dirai de même comment je prie.

Personnellement, c’est surtout le matin : je repasse dans mon esprit toutes les personnes que j’ai rencontrées la veille, et je pense à toutes celles que je vais voir dans la journée qui vient. Je demande au Seigneur qu’il mette dans mon cœur les sentiments qui sont les siens pour accueillir ces personnes, qu’il me suggère les paroles qu’il voudrait que je leur dise et qu’il supplée à ce que je ferai peut-être maladroitement.

Je prie aussi avec les psaumes de la Bible ; il y en a de très beaux. Je prie aussi avec l’Evangile, en me faufilant par la pensée au milieu des apôtres, des pécheurs, des pharisiens ou des malades auxquels le Christ parlait, et je prends pour moi personnellement les paroles qu’il leur disait. Ma prière devient alors un dialogue où Jésus parle le premier.

Je prie beaucoup enfin avec le Notre Père, puisque c’était la prière de Jésus lui-même à son Père. Mais alors, je m’inspire de ces petites phrases pour les redire à ma manière à moi. Par exemple : Notre Père, Père bien-aimé, que ton nom soit sanctifié !

Fais-toi reconnaître comme le Dieu d’amour et de pardon auprès de tous ceux que je vais rencontrer aujourd’hui…

Que ton règne vienne ! ton règne d’amour, de justice et de paix ; ton règne sur tous ceux qui te connaissent et tous ceux qui t’ignorent ; ton règne qui fera du monde entier une création nouvelle où tu seras tout en tous…

Que ta volonté soit faite… Ta volonté : que tout homme ait la vie et qu’il vive en plénitude, que nous nous aimions les uns les autres comme Jésus nous a aimés, que nous restions attachés au Christ comme le sarment à la vigne…

Vous voyez : cette prière de Jésus est d’une richesse inimaginable et l’on peut broder indéfiniment sur ces petites phrases toutes simples. Mais chacun doit broder en fonction de sa vie et de ses occupations quotidiennes. La prière d’un chef d’entreprise ne peut pas ressembler à celle d’un enfant.

Je termine sur cette parole du Christ : « Si vous, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le prient ! »

Oui, tel est le grand don que Dieu veut nous faire : son Esprit. Tel est le vrai rôle de la prière : nous ouvrir à l’Esprit Saint ; ouvrir nos cœurs à l’Esprit d’amour de Dieu pour que nous aimions comme lui ; ouvrir nos esprits à l’Esprit de Dieu pour que nous pensions comme lui, afin de nous imprégner de ses pensées, de ses désirs, de ses projets sur nous et sur le monde.

Voilà ! Profitez bien de vos temps libre pour vous ré-oxygéner spirituellement !

Seigneur :

  • Pour nous-mêmes qui ne voulons pas ou ne savons pas remettre les dettes à ceux qui nous ont offensés.
  • Pour tous ceux dont nous pensons qu’ils ont une dette à notre égard.
  • Pour tous ceux qui ont la lourde tâche de rendre la justice.
  • Pour tous ceux qui se sont enfermés dans les chaînes de la violence.

End FAQ

 


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