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Accueil "Longo" Vivant
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Mois d’avril 2013 – Vivant !

Témoins

  • Actes 10, 34 – 43 : Au matin de Pâques, Dieu redit, comme au jour du baptême de Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé ». Il nous invite à devenir, nous aussi, ses enfants bien-aimés.
  • Ps 117 : Terre entière.
  • Col 3, 1 – 4 : L’affirmation nette et claire du mystère central de notre foi : Jésus est ressuscité. Tirons-en les conséquences.
  • Jean 20, 1 -9 : Le Christ est ressuscité pour que nous vivions d’une manière nouvelle.
Une maman m’a dit : Christophe ne voulait plus aller au catéchisme. Il n’y comprenait rien. Et tout d’un coup quelque chose a changé en lui. Maintenant il y va avec joie. Ces jours-ci, un homme blessé par la mort de sa femme a retrouvé le sourire. Ne serait-ce pas la nouveauté de Pâques ? Ne serait-ce pas la timide nouveauté d’un jour nouveau, d’une vie nouvelle ? Des voisins se sont rencontrés après une vieille brouille et beaucoup de haine. Ce n’est pas encore le grand amour mais un petit pas vers un monde plus fraternel. Ils ont vaincu la haine et la rancune. N’est-ce pas un écho de la parole de Jésus : « Confiance, j’ai vaincu le monde ! » Aujourd’hui, nous proclamons dans la joie l’incroyable nouvelle de Pâques : « Après sa mort sur la croix, Jésus est à nouveau vivant et pour toujours ». Notre présence joyeuse et amicale les uns pour les autres, n’est-elle pas comme une annonce et une préfiguration du royaume où nous pourrons tous ensemble partager la vie du ressuscité ? Ne sommes-nous pas, les uns pour les autres, témoins et partenaires d’une même recherche à la manière des apôtres qui, après la résurrection, partageaient leurs pressentiments, leurs doutes et leur espérance, s’aidant l’un l’autre à reconnaître les manifestations du Seigneur ?

C’est bien en effet de cela qu’il s’agit maintenant : nous aider les uns les autres à reconnaître les manifestations du Seigneur. Nous sommes-là ensemble comme des témoins. Le simple fait qu’aujourd’hui nous soyons réunis dans la célébration de ce mystère de Pâques c’est déjà une affirmation de notre foi à la face du monde. C’est cela peut-être le plus important. Comme pour une immense manifestation silencieuse, aujourd’hui, de par le monde des millions d’hommes et de femmes se sont levés. Ils veulent ensemble dire qu’ils croient que Jésus le Christ est vraiment ressuscité, qu’il est vivant aujourd’hui et pour les siècles. Ils veulent dessiner aujourd’hui le vrai visage de l’Eglise. Elle est ce peuple immense de croyants qui, malgré leurs différences, se retrouvent pour montrer qu’une même foi les unit.

Aujourd’hui bien des hommes et des femmes, bien des jeunes et bien des enfants même se posent des questions insolubles sur la mort, la souffrance, l’au-delà, la résurrection et même sur Dieu. Aujourd’hui, bien des gens blessés par la vie se demandent pourquoi ils ont tant à souffrir, pourquoi la vie est si dure pour eux. Les discours n’apportent guère de soulagements à leurs fardeaux. D’ailleurs nous sommes nous aussi marqués par la difficulté de risquer une parole compréhensible sur tous ces grands mystères. Il arrive parfois que, comme Jésus au cours de sa passion, nous gardons le silence. Nous sommes seulement capables de nous associer à cette sorte de marche silencieuse qui fait aujourd’hui se lever des millions de personnes qui se rassemblent autour de la croix, autour du pain et du vin comme autant de signes de la vie de Jésus aujourd’hui au milieu de nous.

Silencieusement aujourd’hui des gens sont sortis de chez eux, comme Marie-Madeleine, comme les femmes ou les apôtres qui sont allés au tombeau. Avec eux, nous voulons montrer que, malgré tout c’est encore vers ce Jésus de Nazareth que nous regardons, comme ile est écrit dans les prophètes : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé ». Nous ne savons peut-être pas bien dire les choses mais nous pressentons que c’est encore vers lui que nous pouvons nous tourner. C’est de lui qu’il y a le plus à attendre, le plus à espérer pour donner un sens à la vie des hommes, à notre vie.
Nous faisons cette démarche humblement, modestement, comme des gens qui sont conscients de leur fragilité. Mais nous y allons quand même avec une grande assurance car nous savons qu’avant nous, au cours des siècles passés, des millions et des millions de gens ont vécu de cette seule certitude : « Le Christ est vraiment ressuscité. Il est vivant pour les siècles.

Seigneur :
  • Tu nous donnes, en Jésus, ton Fils, une vie nouvelle en nous délivrant du péché et de la haine. Fais de nous des artisans de paix.
  • En Jésus qui sort vivant du tombeau, Tu nous montres la défaite de la mort. Accueilles près de Toi tous nos défunts dans la joie du royaume.
  • Tu confies aujourd’hui à Marie-Madeleine la mission d’annoncer la résurrection de Jésus. Fais de nous des messagers de l’Evangile.

Il était là !

  • Actes 5, 12 – 16 : Avec sa mort et sa résurrection, Jésus a achevé sa vie terrestre. Mais il continue à agir à travers son Eglise toute rayonnante de sa présence.
  • Ps 117 :
  • Apocalypse 1, 9 – 19 : L’apôtre Jean, dans une vision merveilleuse, nous montre Jésus vainqueur de la mort et vivant dans la gloire de son Père.
  • Jean 20, 19 – 31 : Jésus n’appartient plus ni à la mort, ni au passé. Il est vivant pour toujours, présent au milieu de nous comme à l’humanité tout entière.
Les quatre évangiles nous disent qu’à partir du troisième jour, à plusieurs reprises, les disciples ont vu Jésus vivant au milieu d’eux.

A vrai dire, les choses ne se passaient pas comme durant sa vie publique avant sa passion. Ils ne le voyaient pas sans cesse. Tout à coup, il paraissait, là, au milieu d’eux, et pas forcément lorsqu’ils pensaient à lui ou lorsqu’ils étaient en prière, mais pendant leurs occupations les plus banales et les plus diverses. Un jour, c’était à la fin d’un repas alors qu’ils avaient à peine fini de manger ; une autre fois, c’était sur la route, alors qu’ils regagnaient leur village ; une autre fois encore, c’était au bord du lac de Tibériade, alors qu’ils avaient repris leur travail de pêcheurs. Tout à coup, il se montrait à eux, il était là, alors qu’ils ne le voyaient pas une seconde avant. La dernière fois, il leur avait dit : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».

Finalement, ils ont compris : peu importe qu’il se rend visible ou non, les apôtres ont compris que toujours, n’importe où, Jésus était là, avec eux, au milieu d’eux.

Ils ont eu du mal à parvenir à cette foi, à cette conviction. Il a fallu que Jésus leur donne des preuves, des signes qu’il était passé à une vie toute différente, celle que nous appelons la Vie éternelle. Il leur avait pourtant annoncé, avant les événements, qu’il mourait et qu’il ressusciterait, mais ils n’avaient pas compris. Ensuite, il y avait eu le signe du tombeau trouvé vide au matin de pâques, mais cela n’avait pas suffit non plus. C’est pourquoi il y a eu toutes ces apparitions qui finalement convaincu définitivement les apôtres : Jésus est désormais vivant, il est toujours là avec nous, jusqu’à la fin des temps.

Telle est notre foi à nous aussi. Nous sommes tentés de penser : Comme les apôtres ont eu de la chance, eux, de le voir, de le toucher, de l’entendre, tandis que nous…

Eh bien, Jésus aujourd’hui nous dit juste le contraire : « Heureux plutôt ceux qui croient sans avoir vu ! » C’est vous qui avez de la chance, nous dit-il, parce que, tout simplement, vous faites confiance à ceux qui m’ont vu.

D’ailleurs, même si nous ne l’avons pas vu, Jésus nous a quand même laissé des signes de sa présence parmi nous, des signes discrets, très humbles, très simples, mais des signes quand même, des rappels qu’il est toujours là.

Le plus important de ces signes, c’est le Pain eucharistique A la Messe, l’Hostie consacrée, c’est lui.

Autre signe de sa présence : la Bible, et spécialement le Nouveau Testament, les Evangiles qui nous Transmettent toutes ses paroles, tous ses faits et gestes.

Un autre rappel de sa présence parmi nous : « Tout ce que vous faites au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous le faites ». Tous ceux qui ont faim, ceux qui souffrent, les pauvres, les malheureux… sont comme une présence de Jésus parmi nous. C’est à lui que nous allons quand nous allons vers eux.

Ainsi, Jésus est toujours là, en famille, à la maison, sur la route quand nous partons au travail, avec nous au bureau, à l’usine ou aux champs, comme il était jadis avec ses apôtres. Qu’on le voie ou qu’on ne le voie pas importe peu. Il est là, même quand on n’y pense pas.

Il est là, même si l’on n’y croit pas ! Thomas, d’abord, n’y croyait pas ; ça n’empêchait pas Jésus d’être là, de se montrer à lui, de lui parler. Et Thomas a fini par le reconnaître.

De même aujourd’hui, le Christ est là même avec ceux qui l’ignorent ou qui n’y croient pas. Il leur parle dans leur conscience ; il leur apporte sa lumière, son amour, comme à nous. De temps en temps, l’un ou l’autre le reconnaissent. Nous à plus forte raison, apprenons à reconnaître la présence de Jésus, non seulement à l’église, à la Messe ou dans les Evangiles, mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Cette présence de Jésus, discrète, mais profondément réelle, apprenons à la reconnaître aussi dans les événements du monde, même dans les événements profanes. Partout dans le monde où les gens travaillent à faire reculer la misère ou la souffrance, partout où des gens s’efforcent de favoriser la justice, la réconciliation, la paix, nous pouvons dire : Dieu est là, Jésus est dans le cœur de ces gens-là, son règne vient !
Serons-nous assez rayonnant, nos vies personnelles seront-elles assez transparentes de la présence et de l’amour du Christ pour que quelques-uns de nos amis ou compagnons puissent le reconnaître à travers nous ? Il est là !

Seigneur :
  • Nous Te prions pour ton Eglise d’aujourd’hui, qu’Elle soit pour de vrai un lieu d’union, d’amour et de paix, qu’Elle soit un signe de Ta présence en ce monde, qu’Elle ouvre à tous ceux qui doutes les portes de l’espérance.
  • Nous qui croyons sans t’avoie vu, donne-nous de savoir témoigner de notre foi avec intelligence et courage devant ceux qui nous interrogent.
  • Nous Te prions pour ceux qui ne Te connaissent pas, pour ceux qui croient Te connaître et qui ne croient pas en Toi, et pour nous-mêmes qui croyons en Toi, mais qui doutons aussi certains jours.

L’humilié

  • Actes 5, 27 – 32, 40 – 41 : Le pouvoir juif avait bien conscience d’avoir clos un dossier. De Jésus, on ne devait plus entendre parler. Mais des hommes sans culture, représentatifs de rien font à nouveau résonner son nom dans les rues de Jérusalem et le peuple écoute. Avec l’Esprit Saint, ils sont devenus témoins, seulement témoins. Aucune humiliation ne pourra les faire taire.
  • Ps 29 : Le bonheur d’un homme qui a échappé de peu aux rires de ses ennemis. Il allait sombrer dans le ridicule mais Dieu a rétabli la situation et lui a rendu sa fierté.
  • Apocalypse 5, 11 – 14 : Dans sa vision, jean voit des millions d’anges ; et ils chantent la gloire, la puissance d’un fils de charpentier dont tous les hommes se sont moqués. Et voilà que le chant des anges devient contagieux. Les créatures partout où elles se trouvent sur la terre s’unissent à leur chant de victoire.
  • Jean 21, 1 – 19 : L’humiliation s’inscrit dans toute aventure humaine. Le Christ l’a rencontrée. Etre humilié est une manière de mourir. Mais l’Esprit a relevé Jésus de la mort, et le même Esprit relève le chrétien des humiliations qu’il subit à cause de sa foi.
Chaque homme a le sentiment de sa dignité. Il y a en lui comme l’exigence que cette dignité soit reconnue par son entourage.

Certes, il arrive à l’homme de porter atteinte à sa propre dignité quand il pose des actes contraires à l’idée qu’il se fait de lui-même. Quand il prend conscience de ce qu’il a fait, il se sent humilié. Ainsi Pierre réalise, au chat du coq, qu’il a renié son maître. Il ne put supporter le regard de Jésus : « Il sortit ».

Si fragile à l’égard de lui-même, tout homme attend pourtant de l’autre le respect de sa dignité et il arrive qu’il reçoive l’humiliation.

Quand un homme est victime d’une catastrophe naturelle, éruption de volcan, cyclone, inondations… il connaît la détresse, le désarroi, la colère peut-être ; il peut dire qu’il n’a pas eu de chance, qu’il est ruiné, que le travail de sa vie est anéanti. Il est victime d’une catastrophe mais il ne se sent pas humilié. L’homme n’est humilié que par l’homme.

Très tôt, les enfants connaissent cette épreuve… sur la cour de récréation. Le garçon timide, la fillette mal fagotée subissent les moqueries de leurs camarades. La moquerie, on la retrouve partout, à tous les âges de la vie, dans les bureaux, les ateliers et les usines et les salons pour les raisons les plus diverses.

Le passage de la plaisanterie à la moquerie ne se fait pas pour tous au même moment. Tel qui croyait plaisanter a peut-être humilié. L’amour ou le manque d’amour font qu’une réflexion est perçue comme une adroite plaisanterie ou comme une humiliation.

On dirait parfois que pour se convaincre qu’il existe, l’homme a besoin d’avoir près de lui des hommes qui n’existent pas. Il cherche à manifester sa supériorité en humiliant les autres. Humilier est une façon de dominer. Toutes les humiliations n’atteignent pas l’homme au même degré. L’homme est plus sensible aux humiliations au niveau de sa capacité d’aimer et par conséquent au niveau des choix essentiels de sa vie, de ses convictions les plus enracinées, au niveau de sa foi.

Parce qu’elle a une grande place dans la vie des hommes, l’humiliation, comme d’une manière naturelle a eu une grande place dans la Passion du Seigneur. D’un bout à l’autre, la Passion est une humiliation. La trahison, l’arrestation, le reniement de Pierre, la condamnation, le chemin de croix, la mise à mort devant la foule…

Par sa mort et sa résurrection, Jésus a désamorcé l’humiliation. Elle ne conduit plus à la destruction de l’homme. Jésus entraîne l’humanité dans sa résurrection : il relève les humiliés.

Ayant été abreuvé d’humiliations, Jésus ressuscité ne va pas humilier à son tour. Au contraire, il va guérir. Il va guérir Pierre.

Pierre a déjà eu deux fois l’expérience de la présence du ressuscité. Il est heureux, certes, mais toujours décontenancé. Ce soir-là, pragmatique, il s’en va à la pêche, suivi de ses compagnons. En ce domaine au mois, il se sent solide. En fait, il connaîtra une nuit de travail en pure perte. Sur la rive, Jésus a préparé un repas. Après le déjeuner, Pierre est interpellé. Trois fois, il devra dire qu’il aime Jésus parce que trois fois il a dit qu’il ne le connaissait pas. Jésus, l’humilié qui a traversé la mort, vient guérir Pierre de son humiliation.

La foi qui est la nôtre, si elle est vécue si peu que ce soit, a déjà marqué nos relations humaines. A cause d’elle, nous avons enduré des sourires, des moqueries, des plaisanteries douteuses.

Et peut-être dans ces moments-là, nous n’avons pas été très fiers ni de nous ni de Jésus. Souvent, il a pu nous arriver de ressembler à Pierre qui laisse le Christ à son triste sort, et de rejoindre le camp de ceux qui humilient Jésus. Pourrions-nous accepter aujourd’hui que le Christ vienne nous relever de nos lâchetés, qu’il vienne nous poser la question de notre amour envers lui. « M’aimes-tu ? »

Seigneur :
  • Des enfants, des jeunes, des adultes sont humiliés à cause d’un défaut de leur visage ou de leur corps, à cause de leurs limites intellectuelles. Pour eux nous Te prions, que notre attitude envers eux révèle Ton respect, que notre présence auprès d’eux les relève.
  • Des enfants, des jeunes, des adultes sont humiliés à cause de leur race ou de leurs modes de vie. Pour eux nous Te prions, que notre attitude envers eux révèle Ton respect, que notre présence auprès d’eux les relève.
  • Des enfants, des jeunes, des adultes sont humiliés à la suite d’un échec familial, professionnel, politique. Pour eux nous Te prions, que notre attitude envers eux révèle Ton respect, que notre présence auprès d’eux les relève.
  • Des multitudes d’enfants, de jeunes, d’adultes à travers le monde sont humiliés à cause de leur situation social : ils n’ont ni l’avoir, ni le savoir, ni le pouvoir. Pour eux nous Te prions, que notre attitude envers eux révèle Ton respect, que notre présence auprès d’eux les relève.

Appelés à la gloire

  • Actes 14, 43 – 52 : Les prédicateurs de la Foi sont chassés de la Synagogue et vont fonder l’Eglise chez les païens. C’est l’arrachement d’une naissance : déchirements et joies. Les Promesses portées par le peuple Juif vont s’accomplir pour tous les hommes.
  • Ps 99 : La joie pour la Terre entière, mais c’est une joie de connaître Dieu. Pour chacun de nous, une connaissance personnelle comme on connaît son ami.
  • Apocalypse 9, 14 – 17 : Décrivant la liturgie des premières Assemblées chrétiennes, le livre saint fait le tableau de la vie éternelle : venant de toutes les races et de toutes les nations en guerre, les chrétiens, dans un culte qui est louange, intelligente et personnelle. Et dans cette louange, le bonheur, l’accomplissement de tous les besoins du cœur, de l’esprit et du corps.
  • Jean 10, 27 – 30 : Le besoin de prêtres pour continuer les Apôtres, convoquer à la Foi, réunir l’assemblée des croyants, présider la commémoration eucharistique, c’est l’histoire quotidienne de l’Eglise terrestre.
Le drame de l’Eglise primitive. Fondation parmi les païens mais expulsion de Synagogue. Joie dans le déchirement ; la vie dans l’Eternité comme une liturgie de toutes les races devant le Trône de Dieu ; le bon Pasteur enfin, tête d’une unité humaine de connaissance et d’amour, c’est l’Eglise cela. L’Eglise de l’histoire et de la Foi, l’Eglise de l’institution et du mystère, l’Eglise de la terre et de l’Eternité. Non pas deux Eglise qu’on pourrait opposer, aimer l’une et mépriser l’autre, se désintéresser de l’une et se réclamer de l’autre. L’Eglise, pas non plus une abstraction à l’échelle planétaire avec une image flatteuse de Mère Thérésa ou de Jean Paul II ou des Carmélites, et de l’autre côté l’Eglise quotidienne de notre paroisse avec ses insuffisances, ses querelles de personnes. Regardons-nous et trouvons Dieu.

Que voyez-vous ? Une unité, oui, puisque nous sommes-là dans un même édifice, mais une unité difficile et peut-être un peu amère, un peu coupable.

Où sont un tel et une telle plus âgés et qui n’ont pas pu se faire à notre nouvelle liturgie ? Où sont ceux que la vie a blessés et qui ne supportent pas notre respectabilité satisfaite, notre aura de « chrétiens engagés » ? Sommes-nous représentatifs des différentes catégories sociales de la ville, des différentes opinions politiques, des origines nationales ou raciales, des classes d’âge ? Vous me direz : C’est parce que les autres ne croient pas. C’est tout de même bien curieux que la foi soit ici monopolisée par les gens d’un certain âge, d’une certaine classe sociale, d’une certaine opinion politique. Ailleurs, c’est un autre âge, une autre classe, une autre opinion, une autre race ou nation.

En réalité, il y a partout, dans tout groupe humain, cette intolérance sectaire qui rejette et qui exclut. On est bien, après cela, entre soi dans l’unanimité des chants bien connus, de la même éducation, de mêmes opinions, de mêmes goûts et la condamnation des mêmes ennemis. Cela soude une communauté. Et c’est cela que les dames influentes et intrigantes ont fait à Antioche de Pisidie. Et ceux qu’elles ont mis dehors, c’étaient les apôtres du Christ, les porteurs de l’universalité et des promesses divines, l’accomplissement même de leur espérance religieuse.

Enfin, si je comprends bien, dans cette assemblée que nous formons, ce qui est sa chance et son espoir, c’est ce qui la rend difficile à vivre, ce qui reste en elle de diversité, l’épine dans sa chair. Ces « frères » que vous rencontrez ici et que votre monde ordinaire ne recevrait pas sont le signe même de l’universalité, le signe de la Résurrection, le signe de la foi, le signe de l’Homme et le signe de Dieu ; car c’est cela notre assemblée : un matin de Pentecôte, des Juifs, des Arabes, des Grecs, des Européens et des Asiatiques ont cru la Parole des Apôtres sur la résurrection de Jésus et ces gens de langues, d’esprits, de civilisations, de cultures et d’intérêts opposés, ces gens qui se méprisaient et se faisaient la guerre se sont unis dans une même foi, ont communié dans une même présence, ont reconnu une même origine et ont répondu à une même vocation pour qu’aujourd’hui, ici, nous représentions autre chose qu’une profession, un syndicat, une classe sociale ou une manière de vivre, une couleur ou une race mais des humains, de l’Homme appelé à partager la condition divine.

Et nous voilà, tels que l’Apocalypse nous représente, vêtus de blanc, purifiés, debout devant le trône de Dieu et de l’agneau, des palmes à la main pour offrir le sacrifice de louange. Venus de tous les pays où l’on se tue, pour un morceau de pain ou de terre, pour une différence de couleur, nous ne sommes pas là pour effacer les différences comme dans nos sociétés sectaires, mais pour les élever, les exalter, faire ressortir toute réalité, toute personnalité, toute vérité et la faire éclater en louange à la face de Dieu vivant.

Nous sommes là pour porter notre vie personnelle, notre différence personnelle, notre moi jusqu’à l’incandescence et le faire resplendir dans sa vérité, signer notre vie de ce nom qui n’est qu’à nous et qui n’a pas encore manifesté toutes ses virtualités.

La louange, ce n’est pas l’affaire d’une puissance mais d’une intelligence, d’une personne, d’une intelligence libre et souveraine qui donne du bonheur à celui qu’elle rencontre, et cela à proportion même de sa propre qualité personnelle. La louange d’un grand esprit, d’un grand cœur, d’une grande personnalité n’a aucune commune mesure avec la soumission d’une foule.

« Le Père et moi, nous sommes un » dit le Bon Pasteur, le Christ et moi, et toi, nous sommes un dans la connaissance et l’amour. Une relation qui n’est pas une récompense, comme un ciel, un endroit où on serait bien et où il ferait toujours beau, non ; une relation vivante, une relation qui est la vie même, une relation où chaque personne se donne tout entière selon tout ce qu’elle est. Donc entrer dans ce dialogue total avec Dieu et entre nous, nous rend plus grands que tout.

Seigneur :
  • Que l’Eglise, actuellement visible dans l’histoire, soit pour les hommes divisés, un signe et un instrument d’unité.
  • Que les prêtres, rassembleurs, soient aussi des éveilleurs et que toute réalité découverte ou à découvrir soit consacrée à Dieu dans la vie des chrétiens et dans le sacrifice eucharistique.
  • Que la profondeur de la vie divine inspire et transforme de l’intérieur toutes nos actions, nos sentiments et nos souffrances.

End FAQ

 


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