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Accueil "Longo" Dieu en mouvement et peuple en attente
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Mois de décembre 2012 – un Dieu en mouvement et un peuple en attente

Le Juste

  • Jér 33, 14 – 16 : la justice semble déserter la terre. Le droit des nations comme le droit des gens est bafoué. Mais c’est Dieu lui-même qui est notre Justice.
  • Ps 24: je mette mon espoir en Toi, Seigneur.
  • II Thessaloniciens 3, 12 – 4,2 : ni plus ni moins que la sainteté sans reproche à demander à Dieu, notre Justice, et à vivre quotidiennement.
  • Luc 21, 25 – 36 : l'espoir et la peur devant l'arrivée du Seigneur à la fin du monde.
Qui d’entre nous n’a jamais fait de projets ? Aujourd’hui même, nous portons en nous plusieurs projets, grands ou modestes, pour cette semaine ou pour plus tard : projets familiaux, peut-être déménagement, tel achat qui modifiera certains tâches pénibles… Projets dans le travail, dans l’association à laquelle nous participons ou dans l’engagement que nous avons. Certains de ces projets sont venus de nous : c’est nous qui en avons eu l’idée, mais d’autres nous ont été imposés par les circonstances : le changement de travail, un autre style de vie après une maladie…

Et puis, il y a des choses que nous souhaitons, dont nous rêvons mais que nous n’osons plus projeter, parce que nous en sommes arrivés à penser que c’est impossible et que cela n’existera jamais : une terre sans guerre ; un monde de frères où personne ne meure de faim ; un monde où chaque homme soit vraiment l’égal de l’autre…

Si nous n’osons plus projeter cela, si nous sommes devenus tellement découragé ou blasés que tous ces mots « peuple de frères », « monde nouveau », « la terre est à tous » ne résonnent plus que comme de belle expressions poétiques en dehors du réel, pouvons-nous encore tenir devant Dieu ? Car Dieu, lui, maintient son projet pour nous ; il nous invite à regarder avec Lui ce jour où le Christ reviendra pour réaliser pleinement ce monde de justice, de liberté, de paix et de joie…

Un chrétien qui ne porterait plus en lui cette conviction que le Christ va revenir pour vivre avec nous dans un monde de frères risque de devenir incapable de lutter aujourd’hui pour construire un monde nouveau. Il n’aurait plus au fond de lui une Bonne Nouvelle à annoncer et arriverait rapidement à baisser les bras devant toutes les difficultés quotidiennes, en se disant que le monde a toujours été comme cela, et le restera toujours ! Si ce monde nouveau est un projet pour les chrétiens et pas seulement un rêve, c’est parce que c’est le projet de Dieu, qu’il nous a révélé, et que le Christ revient lui-même pour réaliser avec nous…

L’avent, c’est d’abord nous remettre en face de cette promesse du Seigneur ; c’est regarder devant nous, l’avenir. Mais l’avent est aussi le temps où nous nous préparons à cette rencontre avec le Seigneur. Préparer Noël, ce n’est pas préparer les fêtes d’un anniversaire comme on prépare le nième centenaire d’un événement célèbre, c’est se préparer, chacun et en communauté, à rencontrer Jésus, puisqu’il revient.

Quand il est venu, il y a deux mille ans, beaucoup ne l’ont pas reconnu. Beaucoup n’avaient pas cru la promesse faite par la voix des prophètes… et peu ont reconnu Dieu. Pourquoi ne l’ont-ils pas reconnu ? Je crois que pour beaucoup, c’est parce qu’ils s’étaient un peu fabriqué un Dieu dans leur imagination ; pour beaucoup, il semblait évident que le Messie serait un homme puissant, au sens du pouvoir temporel. Ils s’étaient imaginés un Dieu en fonction de ce qui les arrangeait le mieux.

Nous nous sommes peut-être fabriqués aussi une certaine image de Dieu qui est fausse. Au long des jours, nous avons petit à petit imaginé Dieu en fonction de ce qui nous arrangeait le mieux : peut-être un Dieu qui trouve moins grave le genre de péché dans lequel je retombe le plus souvent que les péchés du voisin ; ou bien un Dieu qui se désintéresse complètement de nos combats politiques ou sociaux… ce qui me permet alors de dire que mes engagements à ce niveau ou mon manque d’engagement ne regarde pas ma vie de foi et que je peux faire n’importe quoi… que tout cela laisse Dieu indifférent !

La Parole de Dieu nous révèle que Dieu est véritablement juste et veut que cela soit l’une de caractéristiques de son Royaume. Le mot justice évoque en nous bien des choses : un tribunal qui condamne des gens ou les acquitte, ou bien encore les questions de salaires, de licenciements, de bénéfices ; combien de fois nous sommes-nous écriés : « ce n’est pas juste ! » Toutes ces comparaisons ne nous montrent pas la véritable justice de Jésus ; Jésus n’est ni celui qui applique à chacun les sanctions prévues par une loi, ni quelqu’un qui donne à chacun ce qui lui revient en fonction de son travail et de ses mérites, car Jésus-Christ donne à tous aussi bien à l’ouvrier de la première heure qu’à celui de la dernière. La justice dont nous parle le Christ est bien au delà de nos réalisations humaines : pour lui, c’est être dans une relation parfaite de Fils devant son Père, là où nous, nous hésitons souvent entre la crainte, l’oubli, le doute ou la révolte. Et c’est aussi dire à chaque homme « tu es mon frère » et vivre cela à la perfection.

Si nous voulons le reconnaître à Noël, il faut nous-mêmes vivre de cette justice, lutter là où nous sommes pour cette relation fraternelle véritable avec les autres. Ne rêvons pas. Ce sera dur et notre effort ne sera pas toujours couronné de succès ; mais Dieu vient à notre rencontre et c’est lui qui nous rend Juste, c’est-à-dire qu’il nous fait davantage fils et frère.

Seigneur :
  • Quand tu promets le bonheur, nous avons peine à croire vraiment à ta promesse. Les pauvres plus encore. Donne à ton Eglise d’être partout signe de bonheur possible.
  • Quand tu parles de justice et du droit pour tous, nous te rappelons les persécutés pour la justice et le droit, les internés des asiles psychiatriques, des maison où l’on torture ; nous te rappelons les marginaux, les exilés, les méprisés de toute sorte de manières. Nous te les rappelons pour que Toi, Dieu de Justice, ne nous permette pas de les oublier.
  • Tu qui nous convoque à la sainteté, nous te prions pour celles et ceux, dont nous sommes, embourbés dans la terre qui pourtant osent espérer à hauteur de ton espérance en l’Homme. Viens, combler leur faim et leur soif de Toi.

La mémoire de Dieu

  • Baruc 5, 1 – 9 : la paix est possible puisque Dieu se souvient et qu’il vient.
  • Ps 125 : les mots que tu nous dis.
  • 1 Phili 1, 4 – 11 : Dieu se souvient ; ce qu’il a commencé, il l’achèvera en nous.
  • Luc 3, 1 -6 : quand les hommes creusent leur soif de liberté, Dieu descend à leur rencontre pour leur donner l’eau vive de la liberté.
« Si Dieu existait, cela n’arriverait pas… » Combien de fois avons-nous entendu une telle phrase devant une catastrophe ou un deuil ? Et, nous-mêmes, il nous est arrivé aussi de trouver que Dieu n’intervenait pas beaucoup dans notre monde, ou bien qu’il ne le faisait pas assez vite. Comme si Dieu était quelqu’un de lointain qui, petit à petit, nous aurait oubliés ; il nous avait promis qu’il serait toujours avec son Eglise… et voici que l’Eglise du Seigneur est persécutée dans certains pays, étouffée dans d’autres, contestée dans d’autres encore, ou bien elle a tendance à diminuer. Alors, que fait donc le Seigneur ? Dieu aurait-il oublié sa promesse ? Jésus nous avait promis la joie. Et voici que trop souvent nous rencontrons autour de nous l’injustice, la souffrance, la haine, la faim ou la guerre… Notre joie peut-elle être parfaite devant tout cela ?

C’étaient un peu ces mêmes sentiments qu’éprouvaient les Hébreux au moment où parle le prophète dont le message est présenté dans le livre de Baruc ; il s’adresse aux Israélites qui sont en exil loin de leur partie et qui commencent à douter de cette alliance que Dieu avait faite avec eux.

Il y a deux mille ans, les gens de Palestine attendaient cette libération et la naissance d’un monde nouveau. Qui allait réaliser cela ? Où ce nouveau royaume allait-il commencer ? Avec qui ? Une fois de plus, Dieu allait surprendre son peuple. C’est avec des hommes pauvres, simples et humbles que Dieu va commencer son royaume.

L’Evangile traduit cela d’une manière tout à fait admirable. Saint Luc commence par nous donner une liste impressionnante de grands personnages de l’époque. On aurait pu penser que Dieu allait se servir de l’un de ces hommes puissants pour libérer les hommes, ou au moins qu’ils auraient une sorte de priorité pour participer à ce Royaume de Dieu. Or, Dieu s’adresse d’abord à un homme du désert, qui n’a aucun pouvoir, qui n’est pas établi dans une fonction reconnue : Jean le Baptiste.

Dieu nous invite à relever la tête et à regarder ce monde nouveau en train de grandir. Mais nous avons sûrement à changer notre regard : souvent nous cherchons les signes de ce monde nouveau dans des choses spectaculaires ou de grandes réalisations ou dans les actes des hommes célèbres. Notre regard est bien souvent plus attiré par les princes, les gouverneurs, et les grands prêtres d’aujourd’hui, que par les Jean-Baptiste. Beaucoup de choses nous poussent à regarder les héros, les vedettes, les choses qui sortent de l’ordinaire, les grands rassemblements, à prêter attention aux discours importants et aux déclarations bien orchestrées… et nous ne trouvons pas toujours là des signes de libération. Savons-nous regarder ceux qui, aujourd’hui, dans leur désert, humblement, annoncent la venue du royaume ? Ceux et celles qui n’ont pas forcément les honneurs, qui n’attirent pas toujours les foules et qui n’ont ni prix, ni médailles ?

Dieu se souvient de son peuple aujourd’hui ; il ne fait pas toujours les choses comme nous le souhaiterions… et c’est cela qui nous fait parfois penser qu’Il nous a oubliés. Il met sur notre route un certain nombre de signes qui montrent que cette libération est en train de se réaliser, mais ce ne sont souvent que des signes.

Le Seigneur nous rappelle que ce n’est que le jour de son retour que tout sera réalisé. Pour le moment, il demande à chacun de travailler même dans ce qui est petit et humble, mais qui peut être déjà germe du royaume. Le Seigneur ne nous a pas promis de tout réaliser tout de suite ; si Pierre et les douze n’avaient pas eu cette conviction, ils se seraient vite découragés, eux qui n’étaient qu’une poignée et qui se sont vite heurtés à l’indifférence ou la persécution.

En fait, c’est souvent à l’intérieur de nous-mêmes que se trouvent le plus d’obstacles à la croissance du royaume. C’est en nous que se trouve le doute qui nous empêche de proclamer notre foi, la peur qui nous paralyse devant une action à entreprendre, l’orgueil ou le respect humain qui nous interdit de nous lancer dans tel engagement quand les chances de réussite ne sont pas évidentes ; l’égoïsme qui invente un tas de bonnes raison pour ne pas partager ou ne pas sacrifier du temps à l’autre. Si nous voulons que son règne arrive, il faut nous convertir.

Seigneur :
  • Sur les hommes de ce temps, déracinés, sans mémoire, ballotés à tous vents d’idées aussi neuves que creuses, fait paraître ta lumière…
  • Sur nous tous, fatigués d’avance de progresser dans la tendresse et la charité, fais luire le soleil de ton amour, de ta droiture, de ta liberté responsable…
  • Sur le monde de ce temps, affolé par le nombre indéfini des choix possibles, fais descendre le goût de la clairvoyance, du discernement ; fais paraître le jour du Fils de l’Homme en ton Eglise…

Dieu danse

  • Soph 3, 14 – 18 : une seule cause à la joie, quoi qu’il arrive : le seigneur n’est pas seulement « avec nous », mais Il est en nous.
  • Ps 12 : peuple de Dieu réjouis-toi.
  • 2 Phili 4, 4 – 7 : dans un monde qui a perdu le Nord de sa boussole, une urgence absolue : la sérénité, avec ses deux béquilles : l’action de grâce et l’intercession.
  • Luc 3, 10 – 18 : oui, le Seigneur notre Dieu vient vers nous. Il se rend proche. Il vient parmi nous. La cause de notre joie n’est plus à attendre des choses extérieures. Elle vient de l’intérieur de chacun. Plus nous creusons notre soif de Dieu, plus Il vient la combler de sa présence.
Que faut-il pour être pleinement heureux ? Je crois qu’aucune réponse ne pourrait satisfaire tout le monde. Il faut avoir de l’argent, disent certains. Oui, mais quel est le minimum pour être heureux ? Il faut avoir un travail, si possible intéressant, comportant une responsabilité. Il faut avoir une famille unie avec des enfants en bonne santé et sans problèmes. Ne pas être malade… que les parents soient valides durant toute leur vieillesse… avoir la jouissance d’un logement agréable… Certains d’entre nous trouveraient sûrement dans cette liste des choses superflues, mais en ajouteraient d’autres.

Reconnaissons que nous n’avons jamais tout cela en même temps… et que, curieusement, quand par hasard certaines personnes possèdent tout cela à un moment de leur existence ils ne sont pas forcément joyeux. Inversement, vous avez sûrement rencontré des gens joyeux qui n’avaient pas tout cela. Donc quoi et/ou comment ? Je pense que pour tout homme, le plus important c’est d’aimer et d’être aimé. Aucune joie profonde n’est possible sans cela.

C’est pourquoi le Seigneur, nous dit le livre de Sophonie, danse de joie au milieu de nous et nous appelle à nous réjouir avec Lui. Il nous aime et nous invite à répondre à cet amour.

Certains trouveront sûrement que c’est bien égoïste de se réjouir dans notre monde tel qu’il est… et que pour danser de joie avec le Seigneur il faut se voiler la face et ne pas voir ce qui se passe à côté de nous. Peut-on faire la fête, être heureux quand à côté de nous des gens meurent de faim, quand des centaines de milliers d’hommes et de femmes n’ont pas de travail, quand des hommes sont méprisés et exclus parce qu’ils n’ont pas la même couleur de peau, la même religion ou les mêmes idées que ceux qui gouvernent, quand des innocents sont tués par la guerre ou dans des attentats ? Faire la fête et être joyeux, n’est-ce pas faire insulte à tous ces gens ?

C’est vrai, il serait absolument injuste d’oublier tout cela. Mais, faire la fête, c’est affirmer que le Christ revient pour tous, c’est renforcer notre espérance : la situation ne sera pas toujours telle qu’elle est aujourd’hui. C’est surtout, pour nous, entendre un appel pressant pour lutter afin que cette joie soit accessible à tous, pour que ces conditions d’injustice et de misère cessent. Communiquer la joie aux autres, c’est d’abord les aimer.

Le Christ vient nous aider à construire cette paix et cette fraternité pour que sa joie s’étende à tous les hommes. S’il exprime sa joie et nous invite à la partager, c’est parce qu’il nous annonce que le monde est en train de changer : « les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent, les lépreux sont guéris ». C’est par ces mots que Jésus annonçait un monde nouveau. C’était en même temps une invitation à travailler nous-mêmes pour opérer ce changement.

Jésus ne s’est pas contenté de dire qu’il nous aimait, il nous l’a prouvé par des actes, jusqu’à tout donner pour nous. Et il nous a dit : vous aimerez, comme je vous ai aimés, c’est-à-dire pas simplement en paroles mais par des actes et en vérité.

En réalité, que faire ? C’était justement la question qui était posée à Jean-Baptiste. Le texte d’Evangile nous apporte dans la réponse de Jean trois éclaircissements précieux.

D’abord, il nous rappelle que cette exigence d’amour fraternel concerne tout le monde parce que l’amour du Seigneur n’exclut personne : tous les hommes, même ceux que nous jugeons mal sont aimés, peuvent répondre à cet amour : même, ces soldats qui sont voleurs et pilleurs, même les publicains collecteurs d’impôts, pas très honnêtes, et même « monsieur tout-le-monde » que Luc appelle « la foule ».

Ensuite, chacun doit faire quelque chose de précis pour montrer qu’il veut aimer ; un acte très concret est demandé, en tenant compte de la situation particulière de chaque groupe. La foule est appelée à un geste de partage et de bonté ; les publicains à poser un acte de justice ; aux soldats, il est demandé de changer leur comportement vis-à-vis des populations civiles.

Aujourd’hui aussi, le Seigneur nous demande quelque chose de précis pour prouver notre amour. Compte tenu des gens que je rencontre, de ma situation familiale, des ressources dont je dispose, de ma profession, du temps que je peux prendre… qu’est-ce que le seigneur me demande de faire ? La réponse est en nous !

Seigneur :
  • Comment être dans la joie, quoiqu’il arrive ? Notre vie, celle du monde sont plongées dans l’inquiétude, la peur du lendemain. Nous te prions pour tous les hommes, toutes les femmes plongées dans l’angoisse. Qu’une présence, la nôtre peut-être, leur apporte la sérénité et la joie…
  • Une planète en guerre… beaucoup des nations en guerre. Tu parles de la Paix que Tu donnes. Nous te prions pour la paix, non celle que le monde promet, équilibre des terreurs ; mais nous osons te demander la paix fondée sur la justice, le droit, le respect mutuel…

Dieu – Paix

  • Michée 5, 1 – 4 : David de Bethléem fut le premier grand roi d’Israël. C’est à Bethléem que naîtra le vrai Roi du peuple de Dieu : roi d’humilité. En lui sera notre paix.
  • Ps 79 : réveille ta puissance.
  • Héb 10, 5 – 10 : aux nostalgiques des grandioses cérémonies religieuses du Temple de Jérusalem, l’auteur de la Lettre aux Hébreux rappelle l’attitude du Christ, nouveau grand prêtre et aussi unique offrande : lui-même. Offrande unique pour notre sanctification.
  • Luc 1, 39 – 45 : la rencontre entre l’attente des hommes et la venue de Dieu.
La paix demeure le grand message de Noël. La première annonce de la naissance de Jésus à Bethléem sera faite aux bergers par des anges qui leur diront : « paix pour les hommes que Dieu aime ». Ce message de paix, Jésus-Christ le reprendra presque comme un refrain dans toutes les rencontres qui suivent la Résurrection : « la paix soit avec vous ! », comme pour montrer qu’il avait réalisé ce qui avait été annoncé la nuit de Noël.

La paix est sûrement pour nous tous, quelque chose que nous désirons fortement ; je suis d’ailleurs persuadé que tout homme sur terre souhaite vivre en paix avec les autres… et pourtant, malgré les nombreux traités, les armistices, les accords d’ici ou de là, les conférences internationales, les Conseils de sécurité… le monde est toujours en guerre.

Au moment où la Parole de Dieu nous dit : « le Seigneur sera la paix, il peut être utile de nous demander ce que veut dire ce mot pour nous et ce que nous faisons pour construire la paix. Il nous arrive de prier pour la paix, tout en continuant à laisser se développer autour de nous des situations qui engendrent un jour ou l’autre la guerre, faim et sous-développement dans certains pays, oppression dans d’autres, discriminations par la race ou la couleur de la peau, etc. Parfois nous n’y pouvons pas grand-chose, mais d’autres fois cela se passe près de nous, ou bien une possibilité d’intervenir nous est offerte. Nous-mêmes, nous ne sommes pas toujours des « bâtisseurs de paix » au sens de l’Evangile ; il est peut-être arrivé que nous en soyons arrivés à nous tirer d’une situation délicate par un mensonge ou un manquement à la parole donnée… que nous ayons cherché la paix et la réconciliation avec telle personne ou tel groupe, mais sans céder aucun des avantages acquis.

Sommes-nous assez audacieux pour construire la paix, ou bien cherchons-nous d’abord à obtenir des assurances, des garanties, des sécurités ? Autant de démarches qui traduisent plus un climat de méfiance que de confiance dans notre relation avec l’autre. La méfiance est-elle la meilleure manière de construire la paix ? Construire la paix avec l’autre, nécessitera souvent de prendre un risque… Si nous avons compris cela, nous sommes prêts à rencontrer Dieu en Jésus-Christ.

Oui, nous cherchons la paix, la joie, la liberté, la justice. Nous ne pourrons vivre cela que si Dieu nous le donne. Mais nous n’avons pas à nous reposer dans un petit coin et à seulement tendre la main en attendant que Dieu nous donne tout. Le Seigneur nous appelle à participer à cette construction du monde nouveau.

L’Evangile nous rappelle justement l’appel que le Seigneur adressa à Marie pour lui demander d’être mère du Christ. « Comment cela se fera-t-il ? » demande-t-elle. Elle se rend compte que le Seigneur lui donne quelque chose, mais l’appelle aussi à réaliser quelque chose, et c’est pourquoi sa réponse n’est pas seulement un merci, mais cette très belle expression : « je suis la servante du Seigneur », c’est-à-dire, je ferai ce que tu me demandes de faire.

Je pense qu’il ne faut pas en rester au premier choc de la rencontre avec le Seigneur. Marie, après l’annonce de l’ange, s’empresse d’aller rencontrer sa cousine Elisabeth pour lui annoncer la nouvelle de la naissance de son enfant. Elisabeth se trouve dans la même situation qu’elle et ces deux femmes vont arriver à se comprendre et à prier ensemble. C’est grâce à Elisabeth que Marie découvre mieux ce que Dieu lui demande et ce qui s’est passé. Marie, venue annoncer une bonne nouvelle et faire partager sa joie, découvre dans ce partage spirituel des richesses du message qui lui avaient échappé lors de l’annonce par l’ange. C’est après cette rencontre qu’elle pourra rendre gloire pleinement au Seigneur. Il a fallu cette entrevue et ce partage de leurs expériences spirituelles avec une amie qui elle aussi avait fait confiance au Seigneur pour que Marie découvre mieux sa mission.

Avec qui partagerons-nous le message de Noël ? Notre joie de Noël, nous aurons à la porter à d’autres… Vers qui allons-nous nous mettre en route rapidement pour leur annoncer cette paix ? C’est peut-être en portant ce message que nous comprendrons mieux le vrai sens de Noël.

Seigneur :
  • Pour tous ceux et celles qui ont perdu le goût de la paix et se réfugient dans la violence : des mots ou des actes.
  • Pour nous tous qui renâclons à nous offrir nous-mêmes au Père, préférant ne donner que quelques bribes de nos vies ; pour les missionnaires, ceux d’ici et ceux qui vont au loin.
  • Pour celles et ceux qui ont choisi de servir : travailleurs du monde hospitalier, visiteurs de malades, de personnes âgées, de prisonniers.

Venez voir – Noël

  • Isaïe 52, 7 – 10 : le messager qui annonce la paix et le salut, c’est Jésus. Allons-nous prendre sa suite ?
  • Ps 97 : aujourd’hui dans notre monde.
  • Héb 1, 1 – 6 : Dieu nous parle par son Fils qui est la lumière pour tous.
  • J 1, 1 -18 :
S’adressant aux bergers, les anges disaient : « voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Dociles ou curieux, les bergers se disent : « allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé et que le Seigneur nous fait connaître ».

Pour nous inviter à accomplir la même démarche que les bergers, l’Eglise emprunte aujourd’hui les mots d’Isaïe : « venez voir courir sur les montagnes le messager qui annonce la paix… écoutez… éclatez en cris de joie… » Cette invitation est un des thèmes traditionnels de Noël. Mais cette invitation court tout au long des Evangiles. Après les bergers, bien d’autres la reprendront à leur compte.

Lorsque les premiers disciples demandent à Jésus où il habite, il leur répond : « venez voir ». Le lendemain, Philippe, heureux d’avoir découvert le Messie, dit à Nathanaël encore incrédule : « viens voir ». Plus tard encore, c’est la Samaritaine qui retourne dire à ses voisins : « venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-ce pas le Christ ? » Enfin, au moment de la résurrection, l’ange invite les femmes : « venez voir l’endroit où on l’avait déposé ». Et la réponse à ces invitations nous est donnée par ces quelques mots de Jean, après sa visite au tombeau : « il vit et il crut ».

Mais, voilà, aujourd’hui, que pouvons-nous voir ? Nous ne verrons plus que des foules d’hommes, de femmes, d’enfants qui, dans le monde entier se rassemblent comme nous, autour d’une crèche, pour évoquer la naissance de Jésus à Bethléem. Nous verrons des gens qui, comme nous, s’assemblent pour écouter la Parole de Dieu : les textes des prophètes, les lettres des Apôtres et les récits des Evangiles. Nous verrons des croyants qui, comme nous, partageront dans la joie le pain et le vin devenus corps livré et sang versé de celui dont ils fêtent la naissance aujourd’hui. C’est tout ce que nous pourrons voir au premier coup d’œil.

Un regard plus attentif nous ferait sans doute découvrir d’autres réalités : des hommes et des femmes qui e dépensent pour apporter à leurs frères de quoi manger à leur faim ou de quoi retrouver leur dignité. Des hommes et des femmes qui partageront avec d’autres leur joie. Nous découvrirons peut-être même des hommes et des femmes qui sont là, avec les plus déshérités sans autre but que de partager avec eux les joies et les peines, les tristesses et les angoisses, les espérances. C’est vraiment tout ce que nous pourrons voir.

C’était la même chose à Noël. Il n’y avait pas grand-chose à voir. Les bergers « trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans une mangeoire ». Et les mages, « entrant dans la maison, virent l’enfant avec Marie sa mère ». C’était la même chose à Pâques : « Pierre partit et courut au tombeau ; en se penchant, il ne voit que les bandelettes et il s’en alla de son côté en s’étonnant de ce qui était arrivé ». C’est toujours la même chose : il n’y a pas grand-chose à voir. Les gens de Nazareth qui se sont déplacés ont été déçus : « n’est-ce pas là le fils de Joseph ? » « Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas accueilli ». Dans un sens, ça se comprend ; il y avait si peu de preuves !

Ce n’est pas que les gens étaient particulièrement incrédules. Ils ne demandaient qu’à croire mais il fallait tout de même leur apporter des preuves : « Maître, nous voulons voir un signe de ta part ». Quel signe fais-tu en sorte que nous voyions et puissions te croire ? »

Mais il y a comme un malentendu. Jésus ne fonctionne pas comme ça. La répons de Jésus tient en fait dans quelques mots : « heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ». Comme l’attitude de Jean au tombeau : il vit et il crut.

Pour nous, aujourd’hui, c’est la même chose. Nous n’avons à voir que ces millions d’hommes et de femmes en fête qui partagent leur joie en échangeant des cadeaux et en participant au même repas de fête qui réunit autour de la même table parents et amis. Les anges ne sont plus là comme jadis à la crèche et au tombeau vide, mais l’Eglise, c’est-à-dire nous tous aussi, annonce à leur place le message de joie : « Gloire à Dieu et paix aux hommes ».

Si tant de gens sont heureux aujourd’hui et vivent dans l’espoir qu’arrivent les jours de paix annoncés jadis, c’est que Jésus a ouvert pour nous tous un avenir nouveau, une possibilité de vivre autrement. C’est de cela que nous devons aujourd’hui témoigner. C’est cela qui peut devenir la joie du monde entier, la joie de tous ceux qui acceptent le message venu de Dieu : ce Jésus, Parole de Dieu devenue homme, lumière de Dieu brillant dans nos ténèbres pour que nous devenions à notre tour fils de lumière.

Seigneur :
  • Pour tous ceux qui sont aujourd’hui responsables de la paix intérieure et extérieure, pour les organisations internationales et pour que chacun de nous devienne un artisan de paix.
  • Pour tous ceux qui, en ce moment même, souffrent de la guerre, de la famine, de la haine, de l’injustice et pour qu’ils trouvent près d’eux des frères qui les aident.
  • Pour tous ceux qui souffrent de la solitude, de l’isolement ou de l’indifférence, pour les familles séparées, pour les malades et pour tous ceux qui sont privés de liberté.

Dieu caché – Sainte Famille

  • Sirac 3, 2 – 14 : un sage d’Israël nous livre ses réflexions sur les valeurs qui font la solidité des familles.
  • Ps 127 : Toi qui aimes.
  • Col 3, 12 – 21 : la sagesse.
  • Luc 2, 41 – 52 :
Nous vivons dans un monde où la science s’efforce avec un pourcentage important de succès, d’éclaircir les mystères de la nature. Le nombre des découvertes opérées depuis un siècle est absolument considérable. Les grands organismes de l’Etat ou des entreprises privées deviennent des maisons de verre et sont obligés de vivre en sachant que tout peut être connu à tout moment. A quelque niveau que ce soit, il faut bien s’accommoder de la divulgation de secrets en tous genres.

Cela correspond, il est vrai, à une certaine attente de nos contemporains. Une partie de la presse fait ses gros titres avec de prétendues indiscrétions qui sont sensées nous révéler les secrets les plus cachés de la vie des vedettes du sport, de la politique, du spectacle ou même de la religion.

Nous aimerions pouvoir, aujourd’hui, bénéficier de « fuites », de souvenirs, de révélations d’un juif anonyme qui aurait habité la maison voisine de celle qu’occupaient Marie, Joseph et l’enfant Jésus. Nous aimerions savoir comment se passaient leurs journées ; comment était organisé leur intérieur. Nous voudrions connaître le style de leurs relations entre eux et avec le voisinage. Nous serions heureux de savoir ce qu’ils pouvaient se dire le soir, à la veillée.

L’une de vérités difficiles mais importantes que l’Evangile nous propose est probablement cette affirmation du mystère que nous supportons plutôt mal aujourd’hui. En face des questions que les chrétiens des premières générations se posaient sur l’enfance de Jésus, l’Evangile de Luc semble répondre seulement : « Marie et Joseph eux-mêmes n’ont pas bien compris ce qui se passait. Marie conservait cependant tout cela dans son cœur ». En nous disant cela de Marie, l’Evangile veut certainement nous inciter à en faire autant et rien de plus.

Nous sommes en effet invités à entrer en relations d’amitiés et d’amour avec Dieu. Il est notre Père. Il nous aime comme ses fils. Il aime tous ses fils. Devenus frères les uns des autres, nous ne pouvons rester en relations avec Dieu que si nous aimons aussi ses autres enfants, tous ses enfants.

Célébrer la Sainte Famille ne peut donc pas consister pour nous simplement à donner une bonne leçon de morale à la manière de Ben Sirac le Sage dans la première lecture. Célébrer la Sainte famille ne peut même pas se limiter aux recommandations morales que fait l’Apôtre Paul à plusieurs reprises dans ses lettres au sujet de la vie de famille.

Si nous voulons comprendre vraiment cette famille unique qui nous est proposée comme modèle, il faut aimer. Nous aurions peut-être besoin de relire le chapitre 13 de la lettre de Paule aux Corinthiens. Il nous aiderait à dégager le seul chemin qui nous permettrait d’aller vers Dieu : l’amour. Paul écrit très clairement que toute la science des théologiens et même la foi des croyants sont insuffisantes pour approcher Dieu. Les miracles même et les prophéties sont sans intérêt pour approcher Dieu. Seul l’amour en est capable.

Nous ne pouvons pas croire que la vie quotidienne de la Sainte Famille était parsemée de miracles inutiles. La foi devait être pour eux aussi difficile que pour nous. Ils avaient du mal à comprendre : « Il leur dit : ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Ils n’ont pas compris mais ils sont restés ensemble, seuls sans doute après les grandes vagues de départ des jours précédents. Ils n’ont pas compris mais ils ont repris leur vie de famille habituelle dans leur petit village de Nazareth, avec Jésus qui leur était soumis. Ils s’aimaient sans doute et cela ne se raconte pas. Cela ne fait l’objet d’aucun rapport de police ni même d’un récit de l’Evangile. Ils s’aimaient et Dieu se révélait à eux, lui qui s’est caché aux sages et aux savants pour se manifester aux tout-petits. Ils ont pu comprendre quelque chose du mystère de Dieu car ils l’aimaient.

Seigneur :
  • Tu nous pardonnes toujours, quelles que soient nos fautes. Donne à toutes les familles divisées de parvenir au pardon et à la réconciliation.
  • Tu es sans cesse en train de présenter à ton Père la louange et la supplication en notre nom. Aide toutes les familles à se retrouver de temps en temps dans une prière commune.
  • Tu es attentif à tous tes enfants. Envoie ton Esprit-Saint pour aider tous les parents et les enfants à vivre dans une mutuelle charité.

Paix sur le monde – 1er janvier

  • Nombres 6, 22 – 27 : bonne année à tous !
  • Ps 66 : Terre entière acclame Dieu.
  • Gal 4, 4 – 7 : Jésus né de Marie, c’est le Fils de Dieu qui s’est fait homme comme nous, pour que nous devenions des fils et filles de Dieu comme lui.
  • Luc 2, 16 – 21 :
Aujourd’hui, 1er janvier : début d’une année nouvelle. Aujourd’hui, 1er janvier : fête de Marie, mère du Christ. Aujourd’hui, 1er janvier : journée mondiale de la paix.

A première vue, trois pistes de réflexion et de prière tout à fait différentes. En fait, ces trois pistes vont dans la même direction et se rejoignent.

Le dessein que Jésus est venu nous dévoiler, c’est de rassembler dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés, et d’en faire une immense fraternité d’amour et de paix.

Immense fraternité de tous les humains que nous devons contribuer à bâtir tout au long de notre vie, tout en sachant qu’elle ne trouvera sa réalisation définitive que dans le royaume éternel de Dieu.
Seulement, ce dessein ne se réalise que lentement, car il se heurte sans cesse au péché du monde, à nos refus, à nos égoïsmes quotidiens.

Si nous faisions le bilan de l’année qui vient de se terminer, je me demande si, dans l’ensemble, ce ne sont pas les violences, les affrontements, les tueries qui la marqueraient le plus.

Il me semble que nous avons, quels que soient notre entourage ou nos conditions de vie, des repères pour devenir effectivement des artisans de paix autour de nous. Aimer les autres, sans aucune frontière de nation, de race ou de religion. Favoriser tout ce qui est partage, rencontre et dialogue avec les autres. Travailler à diminuer tout ce qui suscite aigreur et méfiance à l’égard des autres, à savoir la misère, les injustices, l’étalage prétentieux de ses privilèges devant les plus défavorisés. Attacher plus d’importance à ce qui nous rapproche des autres qu’à ce qui nous en sépare. Et de toute façon, respecter les autres dans leur situation, leurs convictions et leur cheminement personnel. Au point de vue religieux en particulier, nous souvenir toujours que Dieu est au travail en tout homme. Si nous rencontrons des gens d’autres croyances que les nôtres, sachons reconnaître en eux des hommes et des femmes qui souvent cherchent Dieu d’une manière parfaitement authentique. Tous, nous comme eux, nous sommes capables du meilleur et du pire ; tous, nous comme eux, nous avons à nous convertir. A progresser dans la recherche de la Vérité, et à nous aider mutuellement dans cet effort de conversion.

De quoi sera faite cette nouvelle année ? – de violences, d’intolérances, de fanatismes, que ce soit au point de vue religieux, familial, social, politique ou international ? ou bien de progrès dans la tolérance mutuelle, dans le respect de l’autre, dans la concorde et la paix ?

Cela dépend aussi de chacun de nous.

Bonne année à tous ! Que le dessein de Dieu, dessein d’amour et de paix, progresse au cours de cette nouvelle année.

Seigneur :
  • Nous te prions pour nos familles, pour nos enfants, pour les jeunes foyers ; apprends-nous à rester unis, à nous aimer tels que nous sommes, et à savoir nous réconcilier.
  • Nous te prions pour les pays qui souffrent encore de violences et de guerres.
  • Nous te prions pour les responsables des nations ; qu’ils sachent mettre un frein à la course aux armements, qu’ils ne se laissent pas conduire par l’instinct de suprématie mondiale, mais qu’ils aient le souci de la justice, du bien-être et de la paix, pour le bien de tous les peuples.

End FAQ

 


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