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Accueil "Longo" Ecoute, ô mon peuple
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Mois de novembre 2012 – Ecoute, ô mon peuple.


Tu aimeras

  • Deutéronome 6, 2 – 6 : Cette parole est toujours vraie… elle nous concerne.
  • Ps 123 : Le Seigneur est mon berger.
  • Héb 7, 23 – 28 : Jésus, parce qu’il s’est offert et qu’il est ressuscité peut seul, faire le lien, le « pont » entre nous et le Père.
  • Mc 12, 28 – 34 : Dieu veut notre bonheur par le respect de la loi.
Le mois précédent, la parole de Dieu, en termes fermes, nous mettait devant un choix exigeant : l’attachement aux richesses ou l’attachement au Christ. La sagesse était présentée comme très supérieure aux prières les plus précieuses, et le royaume de Dieu comme inaccessible à ceux qui mettent leur cœur dans les biens possédés.

Le peuple d’Israël avait fait l’expérience que Dieu l’aimait et l’aimait plus que tout autre peuple : il les avait choisis, libérés d’Egypte, installés sur une terre. Quand ils relisaient leur histoire, ils y voyaient les signes d’alliance de Dieu avec eux. Faire alliance, signifiait que Dieu et ce peuple s’étaient engagés l’un envers l’autre. Cela signifiait que par serment ils s’étaient promis fidélité.
Les scribes avaient minutieusement scruté les écrits de l’Ancien Testament pour y découvrir tout ce qui permettait de préciser les dix commandements afin d’être fidèles à Dieu dans les moindres détails. Ils avaient compté les préceptes, prescriptions et interdits, prières, offrandes, oblations, ablutions, interdictions… etc… cela faisait 613 ! Autant dire que toute la vie du croyant juif était réglementée. Rares étaient ceux qui arrivaient à s’acquitter de toutes ces ordonnances. Les autres étaient qualifiés de pécheurs et de publicains.
Dans ce fatras, comment s’y retrouver ? Comment discerner l’essentiel ? D’où la question de ce scribe : Quel est le premier de tous les commandements ? C’est-à-dire : quel est celui qui donne sens à tout le reste et permet de s’adapter en fonction des diverses situations ?

Avoir tout fait, c’est se sentir en sécurité. « J’ai fait tout ce que je devais faire ». Mais, ces commandements, sont une ligne de conduite à observer et non pas des « devoirs » à accomplir. Car si je parle de « devoirs » c’est dire aussi que j’ai des « droits ». D’où le danger à vouloir se sécuriser en accomplissant ce qu’on appelle : « accomplir ses devoirs » envers Dieu. En effet, nous risquons fort de faire naître en nous le sentiment que nous avons acquis de droits. On entend alors : « Qu’ai-je fait à Dieu pour qu’il m’arrive ceci ou cela ? » Pareille façon de parler est une insulte à Dieu, car nous n’avons pas de droits sur lui.

Au fil des années et de la parole des prophètes, Dieu a fait comprendre à son peuple, quel type de relation il voulait nouer avec lui. Aussi, à la question posée par le scribe, Jésus répond par cette prière très ancienne, longuement murie, qui était devenue le cœur de la spiritualité juive : Ecoute, écoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique. Tu l’aimeras de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Cette prière que tout juif se devait de réciter au moins, deux fois par jour, Jésus l’extrait du fatras des prescriptions, et en fait la porte d’entrée de la relation avec Dieu.

Qui pourrait obliger à aimer ? Personne, pas même Dieu. Ce commandement n’est pas un ordre, mais une supplique adressée à chaque croyant. Or cette supplique fait partie d’un livre de l’Ancien Testament, le deutéronome. Sa rédaction est le fruit d’une longue méditation sur l’œuvre de Dieu pour les hommes. Des conteurs, des prophètes et poètes avaient émerveillé les croyants en chantant les bontés du Seigneur. Ils découvraient que leur existence s’enracinait dans un amour de Dieu qui depuis longtemps les précédait.

L’invitation à aimer Dieu, est une invitation à répondre à cet amour prévenant. Toute la Bible, toute la vie de Jésus nous content l’œuvre immense et unique de Dieu : « créer l’homme… aller à sa recherche… l’aimer jusqu’à se faire homme lui-même pour être avec lui ».

Voici le second qui lui est semblable… Puisque nous sommes image de Dieu nous devons avoir un comportement semblable au sien… Puisque nous sommes un peuple élu, choisi, aimé de Dieu, nous devons nous aimer entre nous… Comment pourrions-nous aimer Dieu et ne pas aimer ces autres personnes qu’il aime ? Comment pourrions-nous nous dire fils de Dieu et ne pas aimer les autres fils de Dieu ?

Aussi Jésus, ajoute-t-il immédiatement ce second commandement : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Ainsi, toutes les prescriptions, obligations, interdits, tout notre comportement sont-ils inspirés par ce commandement unique : « Aimer ». Par ce verbe, tout est unifié : nos relations avec Dieu et nos relations avec notre prochain.
Prenons du temps pour discerner dans notre vie tous les signes de l’amour de Dieu. Prenons le temps d’admirer Dieu, car c’est cela l’adorer. Et que chaque eucharistie à laquelle nous participons, soit le moment où ensemble nous répondons à son amour en lui offrant ce qui fait la trame de notre vie.

Merci Seigneur :
  • Pour ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté afin de mieux réaliser l’idéal d’amour ; t’aimer de tout leur cœur, de toute leur âme, de toute leur force.
  • Pour ces hommes et ces femmes qui s’efforcent de découvrir et de servir ta présence dans le visage de leurs frères. Ils font de leur vie une hymne de louange à la gloire de ton amour prévenant.
  • Pour tous ces pécheurs repentants qui ont confiance en ton pardon et s’efforcent de vivre selon tes commandements. Ils manifestent au monde la présence de ton amour.
  • Pour ton amour manifesté en ton Eglise : ton Fils Jésus se donne à nous ; ton pardon nous accueille toujours ; ta parole éclaire notre vie et des frères nous accompagnent pour découvrir le bonheur.

En Esprit et vérité

  • I Rois 17, 10 -16 : celui qui accueille dans la confiance la Parole du Seigneur ne peut être déçu. Dieu est pour lui, comme pour la veuve de Sarepta, source inépuisable de joie.
  • Ps 145 : toute ma vie je chanterai ton nom Seigneur.
  • Héb 9, 24 – 28 : le Christ s’est offert à Dieu une fois pour toutes : son sacerdoce est éternel.
  • Mc 12, 38 – 44 : une journée de Jésus.
Ce passage d’Evangile est nettement découpé en deux parties : il contient un conseil et un exemple. Un conseil de Jésus : Méfiez-vous des Scribes ; un exemple : celui de la veuve et de son obole.
Cette insistance de Jésus, rapportée par tous les évangélistes, montre qu’il s’agit d’une chose importante et grave : la justesse de notre attitude devant Dieu. Aussi nous faut-il prendre au sérieux le conseil de Jésus dans l’évangile de ce jour : méfiez-vous des scribes.

Qui étaient-ils donc ces Scribes et pharisiens contre lesquelles Jésus nous met en garde, et en quoi cela nous concerne-t-il aujourd’hui. Il vaut la peine d’y réfléchir un peu car les scribes et les pharisiens n’étaient pas des médiocres. Les pharisiens, au temps de Jésus, étaient un parti, un courant de juifs très fervents, très attachés à la stricte observance de la Loi et de ses rites, des « purs et durs » comme on dirait aujourd’hui, farouchement opposés à toute contamination païenne et à toute concession. Ils avaient un grand souci de pureté légale et, à cause de cela même, se tenaient éloignés des pécheurs qu’ils méprisaient profondément. Le mot pharisien veut d’ailleurs dire « Séparé ». Donc des gens estimables mais rigides, durs, hautains. C’est parmi eux que se recrutaient surtout les « scribes » et les « docteurs de la Loi » qui leur sont souvent associés.

Or ce sont ces gens que Jésus traite d’hypocrites et dont il nous dit : méfiez-vous en, ne les imitez pas. Que leur reproche Jésus ? Non pas leur ferveur, certes, ni même leur observance de la Loi, mais leur attitude fondamentale devant Dieu et devant leurs frères. En effet, dans leur effort pour rester fidèles, leur cœur s’est raidi, figé et, n’arrivant pas à observer totalement la Loi, ils sont devenus hypocrites, s’en tenant aux rites beaucoup plus qu’à la vérité profonde de l’être devant Dieu.

Si Jésus s’en prend si souvent à cette attitude des pharisiens, c’est parce qu’elle traduit un mal grave : cette attitude devant Dieu est fausse. Elle est fausse parce que le pharisien est celui qui veut se justifier lui-même, qui veut se sauver tout seul, par son seul effort, par une stricte observance des commandements ; cette attitude conduit directement à l’orgueil méprisant et à l’hypocrisie. A l’orgueil méprisant, dans la mesure où observer la Loi, même si c’est dur, vous donne bonne conscience (on est en règle avec Dieu) et vous conduit à mépriser ceux qui fautent. Mais cette attitude conduit aussi à l’hypocrisie car personne n’est sans péché, personne n’arrive à observer toute la Loi de Dieu. Alors on triche en gardant une belle façade et l’on s’en tient à la lettre de la Loi, aux rites de pure forme qui n’engagent pas le cœur. Le pharisien est quelqu’un qui ne compte que sur lui. Il se fie à sa propre justice et donc il défigure Dieu.

Voilà le danger, voilà pourquoi Jésus nous dit : méfiez-vous des scribes et pharisiens, ne les imitez pas, voilà pourquoi l’Eglise nous le redit aussi. Car cette attitude est de tous les temps : elle nous menace aujourd’hui comme elle menaçait les disciples de Jésus.

Ce qui intéresse Jésus, c’est la vérité de l’homme devant Dieu et ses frères, c’est une attitude du cœur qui engage tout l’homme, une religion de l’amour en actes. Jésus délivre des fausses traditions trop humaines, des rites trop étroits.

C’est donc une tout autre attitude devant Dieu que nous enseignent Jésus et l’Evangile : non pas le moralisme conformiste et rigide des pratiques et des rites, non pas le faux culte qui nous retire du monde pour être seul avec Dieu, non pas l’orgueil méprisant qui nous sépare des autres, mais l’humble attitude de celui qui se sait pécheur et néanmoins aimé de Dieu qui le sauve en Jésus-Christ, s’il y consent.

L’Eglise nous redit aussi le conseil de Jésus pour que nous puissions vérifier notre attitude devant Dieu : quelle est-elle ? Le danger nous guette d’une religion extérieure de pratiques, de rites, de routine qui n’engage pas vraiment le fond de notre cœur, tout le sérieux de notre vie quotidienne, le danger de la « bonne conscience », en un seul mot l’attitude des « honnêtes gens ».

Seigneur :
  • Toi qui nous enseignes inlassablement le chemin de l’amour par la parole et par les actes. Maintenant tu nous montres ce que peut ton amour quand il traverse le cœur des pauvres, merci.
  • Toi qui nous as envoyé ton propre Fils, pour nous il s’est fait pauvre, se dépouillant de tout jusqu’à devenir notre frère. En lui tu nous as tout donné, il a passé parmi nous en faisant le bien et sa vie est pour nous une vivante leçon d’amour, merci.
  • Toi qui ne juges pas selon les apparences. Tu nous apprends à reconnaître les vraies richesses en tout homme, à regarder les petits et les humbles et à juger de tout au nom de l’amour, merci.

Plus près de toi

  • Daniel 12, 1 – 3 : Dieu annonce que les temps nouveaux sont maintenant proches et que le salut va venir.
  • Ps 15 : Dieu qui nous mets au monde.
  • Héb 10, 11 – 14, 18 : Puisque Dieu, en son Fils Jésus, nous a libérés du péché nous pouvons maintenant chanter sa gloire.
  • Mc 13, 24 – 32 : Il ne faut pas avoir la peur des problèmes survenus dans nos vies, parce que Dieu n’abandonne pas celui qui croie en lui.

Nous vivons souvent comme si nous n’avions pas à mourir. Nous vivons comme si notre existence devait toujours durer. Pourtant il faut bien nous rendre compte qu’il nous reste sans doute trop peu de temps pour tout ce que nous avons encore à réaliser. Prenons conscience de la brièveté du temps qui nous est imparti pour devenir les familiers de Dieu, pour nous faire proches de lui.

Dans la vie quotidienne, il y a des saisons à respecter. L’opinion publique connaît bien les variations saisonnières. Certains moments sont favorables d’autres ne le sont pas. Chacun sait bien que les mesures les plus impopulaires sont toujours prises pendant la période des vacances car elles passent plus facilement. Le moment de Noël est favorable pour tout ce qui concerne l’enfance et à ce moment là bien des gens sont prêts à faire une geste pour l’enfance malheureuse en particulier. L’Evangile n’échappe pas à ces règles. Si nous voulons permettre à nos contemporains d’accéder à la connaissance du Christ, il faut que nous sachions saisir les occasions de révéler qui se présentent à nous. Il faut que nous nous rendions attentifs aux attentes, aux besoins de nos frères. Il y a des variations saisonnières pour tout même pour Dieu.

Dans l’Evangile que nous citons un plus haut, Jésus reprend la vieille comparaison des saisons. Mais cette comparaison, Jésus s’en sert pour nous faire comprendre deux choses presque contradictoires : d’une part qu’il faut savoir lire les signes des temps pour prévoir le moment où il reviendra ; d’autre part que nous ne saurons jamais ni le jour ni l’heure de son retour. Jésus semble nous dire : « le temps peut devenir votre allié pour peu que vous ne vous égariez pas dans des recherches inutiles ».

C’est d’ailleurs une conviction des premiers chrétiens. Certes, ils attendaient le retour de Jésus pour une date très rapprochée. Mais ils avaient surtout le profond désir de retrouver ce Jésus qu’ils avaient connu et qui maintenant était dans sa gloire. Ailleurs il faut remarquer que le temps travaille pour les chrétiens. C’est vrai pour chacun de nous aussi, aujourd’hui. Dans notre histoire comme dans l’histoire du monde, il y a des saisons, il y a des étapes et les textes bibliques nous invitent à y être attentifs.

Aujourd’hui, chacun de nous pourrait se demander quelles sont les étapes qu’il a parcourues. Nous redire notre histoire, l’histoire de nos relations avec Dieu, notre découverte progressive de Jésus et de son message. En voyant comment nous avons évalué, peut être devinerons-nous un peu mieux les étapes qu’il nous reste à parcourir. Peut-être saurons-nous pressentir le cheminement que Jésus attend de nous maintenant. Nous nous demanderons en particulier quelle place nous donnons actuellement à la prière, quelle place à la réflexion avec d’autres, quelle place aussi à la lecture de la Parole de Dieu. Le temps qui nous est donné nous est accordé pour que nous puissions travailler à devenir plus proches des autres et aussi plus proches de Dieu. L’Evangile est une invitation à nous arrêter pour regarder à quelle étape nous sommes parvenus et quel effort nous avons à fournir dans l’immédiat.

Le temps nous est donné aussi pour arriver à proposer à nos contemporains le message de Jésus. Cela aussi faisait partie des soucis des premiers chrétiens. Le grand élan missionnaire qui a soulevé le XIX et XX siècle avait cette phrase très présente à l’esprit : il fallait se hâter d’annoncer l’Evangile au monde entier avant que la fin des temps ne survienne. Pour nous qu’en est-il ? Avons-nous gardé cette vive préoccupation ? Sommes-nous conscients qu’il y a comme une course de vitesse qui est engagée en bien des points de la planète ? Si nous n’arrivons pas à prendre davantage conscience des conséquences normales de notre foi chrétienne vis-à-vis des autres, pourront-ils jamais se dire que le Dieu auquel nous croyons est celui qui nous a donné comme unique commandement celui de l’amour mutuel ?

Cet exemple n’épuise pas toutes les occasions, tous les appels du monde d’aujourd’hui vers l’Evangile. Il y en a beaucoup d’autres que nous avons à saisir car, comme le dit l’Ecriture : c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut.

Seigneur :
  • Tu sais que ce temps-ci est pour beaucoup un temps de détresse. Tu a envoyé des hommes et des femmes qui essaient de secourir tous ceux qui souffrent, merci.
  • Tu nous rends attentifs par ton Esprit aux événements et aux situations. Avec tous les autres hommes qui s’efforcent d’aménager ce monde nous essayons d’en faire une anticipation de ton royaume, merci.
  • Par la prière de ton Eglise tu te rends présent à notre monde. Tu nous donnes aussi ton Esprit Saint qui suscite en nous une prière filiale, merci.

Ton règne vienne

  • Daniel 7, 13 – 14 : Bien avant le Christ, Dieu a fait pressentir qu’il réaliserait l’unité totale et définitive de l’univers, et qu’il le ferait par le « Fils de l’homme ».
  • Ps 92 : Terre entière acclame Dieu.
  • Apocl 1, 4 – 5, 8 : Du commencement à la fin, rien n’existe qu’en Jésus ressuscité : son règne est un règne d’amour.
  • J 18, 33 – 37 : « Je suis Roi ».

Voici que nous allons vers la fin de l’année civile, vers la fin de l’année liturgique aussi, qui de l’attente du sauveur à son retour dans la gloire, nous fait revivre toute l’histoire de l’Alliance de Dieu avec les hommes.

Fin de l’année civile, fin de l’année liturgique, fin du monde aussi. Parfois nous nous demandons : comment tout cela finira-t-il ? A quoi aboutiront tant d’efforts et de souffrances ? Finalement ce monde, où va-t-il ? La fête du Christ-Roi nous donne la réponse de la foi chrétienne : le monde va vers sa fin, le monde va vers Dieu. Vers sa fin, c’est-à-dire vers son terme ; il ne durera pas toujours, mais aussi vers son aboutissement, son achèvement ; le Christ, Roi de l’univers, en qui tout sera repris, récapitulé, comme recréé. La fête du Christ-Roi nous rappelle que ce monde ne peut réussir qu’en Dieu, de qui tout vient et à qui tout revient.

Et oui, que Jésus soit Roi, tout l’Evangile l’affirme de sa naissance à sa mort. Mais Jésus n’est pas un Roi d’un royaume politique. Il dit cela lui-même dans l’Evangile : oui je suis Roi, mais ma royauté n’est pas de ce monde. Jésus est Roi de l’univers en ce sens que tout vient de Lui, tout est par Lui et pour Lui ; rien ne doit échapper à son règne et tout doit s’instaurer en Lui, mais librement, dans une soumission d’amour.

Le monde ne peut réussir qu’en Jésus-Christ et l’homme ne peut régner sur la création que dans la foi en Dieu. « Autrement, dit le Pape Jean Paul II, loin de devenir meilleur, l’homme arrive à avoir peur des fruits de son travail qui se retournent contre lui en pollution, bombe atomique, etc. Alors c’est le règne de l’argent, de la violence, de l’injustice… Cette tendance à massacrer la nature en la détournant de ses buts pour dominer les autres fait peser une grave menace sur l’homme. C’est l’amour du Christ pour l’homme qui révèle sa dignité ».

La fête du Christ-Roi vient nous rappeler l’ampleur de la vision chrétienne sur le monde racheté, et la dimension sociale qui en découle pour notre foi. Cette vision chrétienne de l’homme dans l’univers sous le règne du Christ à qui tout doit librement se soumettre, on ne peut ni l’imposer, car il y va de la liberté religieuse, ni la cacher, car il y va de la vérité de l’homme et de son bonheur. La fête du Christ-Roi nous rappelle ainsi que la foi chrétienne n’est pas seulement une affaire d’opinion personnelle relevant uniquement de la vie privée. Notre foi a une dimension sociale, elle comporte une vision de l’homme et de l’histoire. C’est pour cette raison que le Pape, les évêques interviennent au nom de la foi en Jésus-Christ à propos des problèmes du jour : l’avortement, l’euthanasie, les manipulations génétiques, les ventes d’armes et la paix, les nouveaux modes de vie dans un monde en crise, l’attention aux nouveaux pauvres, etc.

Est-ce que ces larges perspectives sont présentes à notre foi ? Prions pour en être davantage pénétrés, afin d’assurer de notre mieux le règne du Christ là où il nous a placés. Car c’est le règne du Christ qui apporte aux hommes la justice, l’amour et la paix. Jésus-Christ est la vérité de l’homme. Le fondement des Droits de l’homme créé à l’image de Dieu, c’est Jésus-Christ, l’homme parfait, l’Homme-Dieu. Pas d’ordre social juste possible en dehors de Jésus-Christ et de son amour qui nous rend frères.

Mais pour que le Christ règne en notre monde par sa justice, sa vérité, son amour, il faut d’abord qu’il règne en chacun de nous, dans toute notre vie. Que chacun de nous se demande : qui règne en moi, dans ma famille, mes relations, mon travail, mes loisirs ? Est-ce que ce sont les hommes qui règnent en moi ? Est-ce que ce sont les choses qui m’encombrent et me possèdent ? Est-ce le confort, la tranquillité, la mode, le qu’en dira-t-on ou l’alignement sur ce que tout le monde fait ? Est-ce Dieu et sa Parole, le prochain et ses besoins ?

Merci Seigneur :
  • Pour tous ceux qui exercent dans l’Eglise la responsabilité de conduire ton Peuple et qu’ils soient serviteurs de leurs frères.
  • Pour tous ceux qui dans l’Eglise ont la charge de rappeler aux puissants de ce monde le Règne du Christ et les Droits fondamentaux de l’homme créé à son image et qu’ils ont le courage de la vérité.
  • Pour tous ceux qui ont en ce monde un pouvoir politique, sociale, économique, familial et qu’ils construisent la justice et la paix de ton Royaume.

End FAQ

 


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