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Accueil "Longo" Ouvrez vos coeurs
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Mois de septembre 2012 – Ouvrez vos cœurs.


Un Dieu proche

  • Isaïe 35, 4 – 7 : La nation juive déportée, connaît une de ses pires heures. Le prophète l’invite pourtant à l’espérance.
  • Ps 145 : Ma lumière et mon salut.
  • Jac 2, 1 – 5 : Par son style direct, cette lettre a des accents modernes. Elle dénonce des comportements sociaux qui ont traversé les siècles. Cette parole nous concerne encore.
  • Mc 7, 31 – 37 : Guérison d’un sourd-muet.
Avons-nous remarqué l’étrange correspondance qui existe entre les passages de la Bible présentés un peu plus haut ? Ils viennent comme baliser une traversée de la Bible. Ils marquent, pour ainsi dire, comme trois pauses le bord de ce sentier de grande randonnée qui nous marque la direction à suivre, la voie royale en quelque sorte puisque Jésus la fera sienne et n’en déviera jamais quoiqu’il advienne. La flèche qui indique la direction générale pourrait être décrite de la façon suivante : regarde vers ton Dieu, crois en lui c’est quelqu’un qui ne peut supporter le malheur de l’homme. Oui, nous croyons en un Dieu foncièrement bon, qui ne cherche pas à punir mais qui soigne et qui relève. Alors bannissons toute crainte et avançons avec confiance.

Le passage du livre d’Isaïe est extrait d’un poème que l’on peut rattacher à ce que l’on appelle : le livre de la consolation d’Israël. Déjà le titre est évocateur. Il est écrit au moment où le peuple est en captivité à Babylone. Les principaux responsables ont été déportés. Moment tragique d’une histoire qui se renouvellera et que l’on voudrait terminée. Moment d’épreuve terrible pour la foi : comment se fait-il que Dieu ne fasse rien pour son peuple ? Alors les prophètes et les chefs religieux se tournent avec leurs convictions les plus fortes vers le Dieu des pères révélé par la Bible : le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, c’est-à-dire celui des ancêtres. A chaque fois ils redécouvrent un Dieu libérateur : celui qui avait donné à Abraham la terre promise, celui qui entendant les cris des esclaves retenus en Egypte avait suscité Moïse. Quelques siècles plus tard, ce même Dieu ne saurait les laisser en déportation. Voilà le message d’espérance que leur délivre le prophète. « C’est la revanche de votre Dieu. Il vient vous sauver ». Mais croyons-nous encore en un Dieu qui nous sauve ?

La deuxième étape sur ce chemin de la liberté nous est fournie par le passage d’Evangile. Cinq siècles environ après la déportation à Babylone, se présente Jésus, l’envoyé du Père. Avec Jésus, Dieu se fait proche, Dieu devient prochain. Vous connaissez le commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toutes tes forces et ton prochain comme toi-même ; ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait. Quand nous disons que Dieu se fait prochain, il s’agit plus d’un jeu de mots. Ma foi en Dieu et ma foi en l’homme sont liées. La façon dont j’aime mon prochain montre qui est mon Dieu.

Or, pour Jésus, ce jour-là, le prochain fut un sourd-muet qu’on lui amena afin qu’il le guérisse. La réponse fut directe : ouvre-toi ! Les gens ne s’y trompent pas, c’est un immense merci qui monte de la foule : tout ce qu’il fait est admirable ; il fait entendre les sourds et parler les muets. Croyons-nous en un Dieu qui fait entendre, qui délie les langues ?

La troisième étape, sur notre chemin de liberté, nous est fournie par le passage de la lettre de l’Apôtre Jacques. Jésus ayant disparu visiblement, ses disciples ont bien compris la leçon et Jacques ne s’embarrasse pas de fioritures. Dans son style direct, il nous fait comprendre comment désormais notre chemin vers Dieu passe par notre prochain. L’Apôtre Jacques voudrait s’attacher à nous faire saisir qu’il convient de dépasser la différence, le clivage entre riches et pauvres. La société civile n’en finit pas de mettre des distinctions et des hiérarchies. Et notre Eglise, elle-même, est-elle si innocente ? Il faut sans cesse revenir au serviteur, à celui qui a enlevé son vêtement royal et déposé sa couronne ou, plutôt, dont la couronne est d’épines.

« Ecoutes donc, mes frères, Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi ». L’Evangile nous présentait Jésus réintégrant dans la société des hommes un exclus, privé de vue et de parole. Ceux qui soignent des sourds-muets comprendront mieux la portée du message.

Si les textes proposés nous ont promenés sur ce chemin de liberté, en faisant trois pauses, il nous reste, à présent, à tracer cette route dans le monde qui est le nôtre. Comment être disciples d’un Dieu qui fait voir et qui invite à prendre la parole ? Tout d’abord, en gardant les yeux ouverts sur notre prochain. Ensuite en prenant la parole, c’est-à-dire en s’affirmant, en risquant. Notre participation à la messe nous invite à un renversement des valeurs et des comportements. Comment aiderons-nous à la prise en compte de ceux qui communiquent moins facilement que les autres ? Qui sont à la traîne ou en continuelle situation d’échec, dans la situation du sourd-muet, laissé à l’écart, parmi ceux qui se taisent toujours parce qu’ils ne sont jamais consultés ?

Dans la société, dans le voisinage, au travail, à l’école nous sommes en présence des camarades ou voisins ou prochains. Les mêmes préjugés vont réapparaître. Ne serait-ce pas le moment de réviser nos façons de faire ? Dieu s’est fait proche, Jésus est notre prochain. Riches ou pauvres, nous avons même valeur, nous sommes frères en celui qui nous rassemble.

Seigneur :
  • Vers Toi, se porte notre regard et monte notre reconnaissance parce que Tu es un Dieu bon pour l’homme ; Tu ne peux supporter de le savoir dans le malheur ; Tu le soignes et Tu le relèves ; Tu le délivres et lui redonnes l’espérance ; Tu lui rends la parole ; Tu le mets en communication avec son semblable.
  • La Bible nous raconte que Tu l’as toujours fait ; quand ton peuple était au désert, Tu ne l’as pas laissé mourir de faim et soif ; quand il gémissait en captivité, Tu as entendu ses cris et Tu lui as suscité des libérateurs.
  • Quand ton Fils Jésus est venu parmi nous, en ton nom, il nous a perlé plus clairement encore ; toute sa vie, tous ses faits et gestes sont devenus révélateurs de ta bonté ; il n’a pu supporter de voir les hommes s’exclure et se repousser ; nous l’avons vu, dans l’Evangile, délivrer un infirme et le rétablir dans sa dignité.

Le Messie serviteur

  • Isaïe 50, 5 – 9a : A l’époque d’Isaïe, les juifs en déportation à Babylone. Ils pourraient penser que Dieu les a abandonnés. Mais Isaïe leur adresse des paroles d’espoir.
  • Ps 114 : Je mets mon espoir dans le Seigneur.
  • Jac 2, 14 – 18 : Notre foi en Dieu est-elle simplement une attitude morale, ou bien nous engage-t-elle tout entiers ? Laissons-nous interroger par la lettre de Jacques.
  • Mc 8, 27 – 35 : Tu es le Messie
Après plusieurs mois passés à suivre Jésus sans bien le comprendre, Pierre a tout d’un coup cette parole de foi. « Tu es le Messie ». De quel espoir ils sont chargés, ces mots, pour un pays occupé par les romains ! Le messie, l’envoyé du Seigneur, il va redonner au peuple de Dieu sa grandeur et sa puissance d’autrefois, du temps de Davide et de Salomon !

Mais aussitôt, Jésus interrompt ce beau rêve. Non seulement il ne veut pas qu’on parle de lui, mais encore il annonce immédiatement à ses disciples, pour la première fois, que le Fils de l’homme sera rejeté, devra souffrir et mourir. Comme nous comprenons bien, alors, la réaction de surprise et d’indignation de Pierre !

En effet, nous sommes loin de l’image, somme toute assez sécurisante pour les juifs, d’un Dieu tout puissant, hors d’atteinte, qui serait comme un marionnettiste par rapport aux hommes. A travers Jésus, notre Dieu nous rejoint pour vivre notre condition humaine, et ce n’est qu’en « se mouillant », en partageant avec nous le mal, la souffrance et la mort, qu’il pourra nous sauver avec lui.

Et c’est ce chemin-là, de service, parfois de souffrance, que Jésus propose à ses disciples et à tous les hommes qui le souhaitent : Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Mais l’espérance est au bout de ce chemin difficile : Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile, la sauvera.

Ces paroles de Jésus, Marc, à travers son évangile, les adressait principalement à la jeune communauté chrétienne de Rome pour lui redonner confiance et l’empêcher de sombrer dans la désillusion ; en effet, elle venait de subir une persécution dans laquelle Pierre et Paul avaient péri, en l’an 64.

Encore aujourd’hui ces paroles peuvent être source de réconfort. Qui d’entre nous n’a pas eu un jour sa croix à porter pour suivre Jésus, plus ou moins pesante, et parfois assez lourde pour faire trébucher et douter ? Par exemple : comme cet ouvrier qui a aidé un de ses camarades à obtenir un meilleur poste, et qui se voit maintenant méprisé par ce dernier parce qu’il est toujours « en bas de l’échelle », ou ce jeune qui, pour avoir dénoncé une injustice, est considéré comme gêneur et mis à l’écart.

Mais ce Jésus, à la suite de qui nous voulons marcher, dont les paroles sont parfois pour nous porteuses d’espoir et de réconfort, et qui nous rassemble autour de lui, que répondrions-nous à sa question : Pour vous qui suis-je ?

Pour certains, les Evangiles sont une belle histoire, c’est formidable ce qu’a fait Jésus, mais cela s’est passé il y a deux mille ans et de nos jours les temps ont bien changé. Ce serait utopique de croire que, soi-même, on peut faire quelque chose pour diminuer les inégalités, les injustices ou le chômage ! C’est à ces chrétiens-là que Jacques s’adresse avec ces mots : montre-moi donc ta foi qui n’agit pas.

Pour les autres, Jésus est celui qui fait bouger, qui pousse en avant. A partir du moment où on a rencontré cet homme, où on le sait présent dans sa vie, on ne peut plus rester les bras croisés. Même si individuellement on ne peut pas changer le monde, on peut porter témoignage autour de soi de ce Fils de Dieu qui s’est fait serviteur des hommes.

Dans laquelle de ces deux catégories nous reconnaissons-nous ? Et surtout quelle image des chrétiens donnons-nous ? J’ai souvent entendu des mères regrette que leurs enfants, devenus adolescents ou adultes, ne « pratiquent » plus et ne respectent plus les valeurs traditionnelles. Mais comment des jeunes peuvent-ils croire en notre Dieu qui aime l’homme, si les adultes chrétiens qu’ils voient vivre autour d’eux ont pris leur parti d’une société fondée sur l’efficacité et la rentabilité, et trouvent naturel que ceux qui ne peuvent s’y adapter soient marginalisés ? J’ai l’impression que pour eux, nous sommes étouffés par une morale, plutôt qu’animés par une foi qui nous fait vivre à la suite de Jésus.

Maintenant, c’est peut-être le moment de réfléchir à cette question, et de donner un peu de notre temps, de notre vie, pour nous mettre au service des autres.
Alors, qu’allons-nous répondre, qu’allons-nous faire, chacun, pour que rayonne autour de nous cette foi qui nous fait vivre ?

Merci Seigneur :
  • pour ceux qui refusent la violence, pour ceux qui s’efforcent de réintégrer dans la société les jeunes délinquants et les marginaux.
  • Pour ceux qui, au lieu de se replier sur les avantages acquis, soutiennent la cause des démunis.
  • Pour ceux qui, dans leurs rapports avec les autres, ne voient pas que la rentabilité, mais s’efforcent d’avoir une relation humaine.

L’enfant, image du Christ

  • Sagesse 2, 12 – 20 : Pourquoi les justes sont-ils persécutés ? Question de toujours. C’est parce que leur façon de vivre, d’agir est un reproche vivant pour ceux à qui profite le mal.
  • Ps 53 : Le Seigneur est notre secours.
  • Jac 3, 16 – 4, 3 : Et si c’était vrai pour nous aussi, ce qu’écrivait saint Jacques ?
  • Mc 9, 30 -37 : La racine de nos maux.
Mais, qu’ai-je fait au « Bon Dieu » ? Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette réflexion ? En disant cela, on sous-entend : je n’ai pas fait de mal… J’ai même fait du bien… Et voilà ce qui m’arrive… Voilà comment je suis remercié… On pourrait trouver de multiples exemples dans la vie courante. Mais les chrétiens persécutés vivent cela d’une façon autrement forte. Pourquoi des personnes, s’en prennent-elles à d’autres, dont la vie est honnête et droite ? Pourquoi donc, y a-t-il des martyrs ? Pourquoi des militants sont-ils parfois agressés, dénigrés, calomniés ? Quel est celui d’entre-nous qui n’a pas souffert de voir ses meilleures intentions critiquées, faussement interprétées ? En fin de compte, pourquoi donc, le Christ a-t-il été mis à mort ?

Cela nous ne pouvons l’accepter… et c’est inacceptable. Il est un reproche vivant. La véritable question est peut être là : si Dieu a accepté ou voulu la mort de son Fils, même pour le rachat des hommes, ne serons-nous pas amenés à admettre que c’est le meurtre de Jésus qui est devenu la cause de notre salut ? Pourrons-nous encore nous plaindre d’être victimes d’injustices souvent mineures à coté de celle que supporte l’innocent bafoué cloué sur la croix ?

Peut-être est-ce là, la clef du mystère. Chacun de nous est interpelé par sa conscience et parvient à discerner ce qu’il doit faire. Cette voix de la conscience, nous pouvons la faire taire, ne pas en tenir compte. Il est vrai que parfois, la voix des intérêts et des avantages à portée de la main, a plus de poids que la voix de la justice, de la charité… Mais lorsqu’il y a devant nous une personne qui réalise ce que notre conscience nous demande de faire et que nous refusons de l’entendre, alors, cette personne devient devant nous, cette voix de la conscience que nous avons fait taire en nous. Notre « mauvaise conscience » devient alors, agressivité, intolérance, violence même.

Qu’avait-il fait de mal, Martin Luther King ? Il était l’acteur d’une prise de conscience collective concernant l’inhumanité de l’apartheid. Il était un reproche vivant pour tous ceux qui se haussaient sur le piédestal du sentiment de supériorité. Alors, grand est le désir de faire taire telle personne, voire, d’éliminer certaines personnes devenues l’incontournable voix de notre conscience. La souffrance du juste apparaît comme une réaction de défense de ceux qui sont prisonniers de leur mauvaise conscience. De fait, le juste prend sur lui et malgré lui, le mal qui lie son prochain.

D’où viennent les guerres ? D’où viennent les conflits entre vous ou entre nous ? Le mal serait-il un personnage identifiable quelque part parmi nos proches ? Non, ce sont des personnes prisonnières de leurs désirs égoïstes, de leurs sentiments tournés vers eux-mêmes… prisonnières de leur orgueil, de leur jalousie et de leur sentiment de supériorité… C’est nous, qui faisons le mal car nos désirs de puissance et nos jalousies nous mènent jusqu’aux conflits. C’est nous qui, consciemment ou sans nous rendre compte, faisons souffrir… Nous ne sommes pas que du côté du juste : ce serait trop facile de se croire du bon côté… du côté du juste persécuté ! Nous sommes aussi du côté de celui qui est jaloux, envieux, qui pense du mal du prochain… Certainement, il nous arrive de faire souffrir.

Cruelle ironie de la situation : pendant que Jésus tentait de faire comprendre que sa manière de vivre allait provoquer la violence de ceux dont il devenait la mauvaise conscience, ses disciples discutaient préséances ! Pendant qu’il expliquait qu’il allait être victime des calculateurs, eux, jouaient le jeu des intrigues… En bref, Marc met en place le juste qui a conscience de l’étau qui se resserre sur lui, et les disciples qui font le jeu de ceux qui resserrent l’étau !

On comprend que Jésus, exaspéré par leur attitude prenne un enfant et le place au milieu d’eux ! L’enfant vit de la confiance qu’il fait à ses parents. Il vit le temps présent : ce n’est pas lui qui va comploter contre eux ! L’enfant n’a pas de pouvoir de décision, n’a pas d’autorité… C’est lui qui nous est proposé comme modèle.

Nous sommes en effet tantôt le juste qui souffre, tantôt l’intriguant qui se laisse prendre à ses propres sentiments, tantôt cet enfant capable de s’enthousiasmer de tout ce qui est beau. Puissions-nous ne jamais blesser l’enfant en nous qui s’éveille et s’émerveille… l’enfant qui est dans notre prochain… Jésus s’identifie à cet enfant : Celui qui accueille un enfant en mon nom, c’est moi-même qu’il accueille.

Merci Seigneur :
  • depuis toujours, les prophètes ont dénoncé le mal qui est en nous, et bravé ceux qui font souffrir, pour défendre la cause des opprimés.
  • Depuis les origines, des hommes et des femmes ont fait le choix de vivre selon ta justice et ta bienveillance ; les moqueries, les jalousies, les provocations et autres bassesses, à leur égard, n’ont pu entamer leur droiture.
  • Ton Fils Jésus a faite sienne la cause des opprimés, des faibles et des souffrants, montrant aux hommes que tu ne saurais pactiser avec le mal ni prendre le parti des plus forts ; par lui nous sommes entraînés à entrer dans la lutte.

Un nouveau regard

  • Nombres 11, 25 – 29 : L’Esprit de Dieu est libre : s’il est à l’endroit où nous pensons qu’il est, il est aussi ailleurs. Ecoutons ce qui se passait déjà au temps de Moïse.
  • Ps 18 : Vers toi, nous levons les yeux.
  • Jac 5, 1 – 6 : La parole de Jacques est passionnée, elle est radicale. Ecoutons-le car c’est aussi à nous qu’il s’adresse.
  • Mc 9, 38 – 48 : L’Esprit de Dieu travaille partout… il pourra sûrement nous convertir et nous faire écouter les paroles dures de Jésus.
Si nous aurions pris le texte de l’Evangile à la lettre, il est probable que nous n’aurions plus ni bras, ni jambes, ni œil, tant il est vrai qu’une fois ou l’autre notre bras, nos yeux ou nos jambes ont été cause de péché. Qui peut se targuer de n’être pas pécheur ? Qui peut affirmer qu’une fois dans sa vie, u de ses bras, une de ses jambes, un de ses yeux n’ont pas participé à son acte de pécheur ? S’il avait suivi les paroles de l’Evangile dans leur radicalité, dans leur exigence il aurait dû se mutiler : si ta main t’entraîne au péché, coupe-la ! si ton pied t’entraîne au péché, coupe-le ! si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le ! Il vaut mieux entrer manchot, estropié, borgne au Royaume de Dieu que d’être jeté dehors.

Quel est donc ce Dieu qui nous demande nous mutiler pour venir en sa maison ? Devant cette radicalité de l’Evangile nous sommes perplexes. Nous sommes près du découragement, tant nous sentons l’écart entre nos vies quotidiennes et la transcendance de Dieu. Comment Dieu qui a créé l’homme, et en fait son partenaire sur la terre, a-t-il pu édicter une telle loi ?

Pour comprendre ces paroles il nous faut regarder celui qui les prononce, c’est-à-dire Jésus. Vérifier aussi à quelle occasion il les prononce ou dans quel contexte. Ainsi nous avons quelques clés pour ouvrir les portes fermées de nos cœurs et de nos intelligences à ces paroles déroutantes.

Et si nous appliquions ces paroles à Jésus lui-même. Jésus la parole du Père n’a rien dit, rien fait, rien proposé, rien suggéré, rien demandé, rien exigé, qu’il n’ait d’abord fait lui-même. La situation est pourtant différente puisque l’intimité qui liait Jésus à son Père était si forte qu’il ne pouvait y avoir l’ombre d’un péché, l’ombre d’une rupture. Jésus est loin de devoir couper l’un de ses bras, une de ses jambes, ou d’arracher un œil.

Mais nous savons tous, par la foi et par la parole de l’Apôtre Paul que Jésus : s’est fait pour nous péché ou, comme nous le disons avant la communion de chaque messe : Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde et qui, comme l’avait prophétisé Isaïe : va à l’abattoir pour être tué. Mais il va sortir vivant, ressuscité. Le péché n’aura pas raison, la mort n’aura raison que l’espace de trois jours. Ainsi se présente le mystère de notre foi : Dieu ne veut pas la mort mais la vie. Son Christ ne reste pas dans la mort, alors même que le péché l’a complètement disloqué. La puissance de Dieu donnera par son souffle de vie, un Christ vivant à tout jamais.

Jésus s’applique donc à lui-même ses paroles radicales de coupure, de séparation, de rupture. Il aurait pu ne pas entrer dans ce processus devant l’incapacité du peuple juif à comprendre le message, la parole du Père. Il aurait pu tergiverser. Mais il ne pouvait accepter de louvoyer avec l’identité de son message. Il ne pouvait se dissocier de son Père. N’étaient-ils pas l’un et l’autre vivants du même Esprit, animés du même Esprit ?

Si donc la volonté des hommes est allée jusqu’à anéantir ce Jésus de Nazareth, il ne pouvait en être ainsi, que parce que la volonté de Dieu acceptait cette situation. La deuxième clef réside dans la compréhension qu’il ne peut exister en Dieu de coupure, de mort, de séparation. Dieu est la vie. S’il y a coupure, mort, séparation, c’est le fait de l’homme. Il appartient donc à chacun de nous, de se séparer de tout ce qui peut nous couper de l’amour de Dieu.

La proposition radicale dans les mots : coupe ton bras, ta jambe, arrache ton œil est symbolique dans le langage. C’est l’invitation à comprendre de quel amour Dieu nous aime. Devant cette proposition de vie, rien d’autre n’a d’existence, rien d’autre n’a de valeur, rien d’autre n’a d’épaisseur.

Nous comprenons alors que Jésus puisse dire aussi dans l’Evangile : celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache, au cou, une des ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.

Malheur à qui invite à la mort, malheur à qui propose la mort. Nous sommes appelés à la vie.

Heureusement le Christ a fait le passage de la mort à la vie et peut faire de toutes nos morts un passage à la vie ; comme il le fit maintes fois au long de sa route terrestre ; comme il le propose en la messe où nous signifions que le Christ meurt et vie.

Seigneur :
  • les dissensions internes des catholiques font vaciller l’Eglise ; regarde la souffrance de l’Eglise, corps de ton Christ et donne-lui de chercher sans relâche l’unité.
  • Les pouvoirs publics ont le souci de tous les citoyens, qu’ils sachent mettre en place les moyens pour développer le cœur et l’intelligence de tous les enfants.
  • Chacun est appelé à vivre et à faire vivre ses frères ; donne à chacun la générosité dont il a besoin pour manifester la vie que tu veux nous transmettre.

End FAQ

 


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