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Accueil "Longo" Le désir de Dieu
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Mois d'août 2012 - Le désir de Dieu


Le pain de vie

  • 1 Roi 19, 4 – 8 : Le prophète Elie est invité à se lever, à manger et à marcher vers la montagne de Dieu.
  • Ps 33 : Seigneur ton amour soit sur nous.
  • Eph 4, 30 – 5, 2 : Comme les enfants d’un même Père, vivez entre vous dans un amour fraternel effectif.
  • J 6, 41 – 51 : Les juifs ont du mal à entendre cette parole de Jésus qui affirme : Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel.
La Bible est remplie de l’histoire des hommes, la nôtre. Le premier livre de Roi nous présente Elie, un homme fait de la même pâte humaine que nous. Il fuit la colère de Jézabel, celle qui fit supprimer les prophètes. Elie est prophète lui aussi. Le danger est trop grand pour lui. Il part au désert et marche toute une journée, dans un désert géographique, mais aussi dans un désert intérieur, jusqu’à ce qu’il trouve bonne l’ombre d’un buisson. Là, il s’assied comme pour le repos. Il fuit même la vie, priant Dieu de lui donner la mort. Il s’allonge dans la position de la mort, du gisant, et il s’endort. Le sommeil aide à fuir pour un temps, et la mort pour toujours, les dangers ou le désarroi qui assaillent la vie. Mais un ange, c’est-à-dire un messager de Dieu, le tire de son sommeil et lui parle : Lève-toi et mange. Se lever, c’est la position du vivant. Manger est signe que la vie est là ou est en train de revenir. Alors, qu’il fuit la vie, Elie reçoit, au désert, de quoi la recouvrer : un vrai pain et de l’eau, le minimum vital même en temps de famine.
Une deuxième fois, Elie se couche et s’endort. De nouveau le messager de Dieu le touche et le fait se lever pour manger et pourboire, donc pour vivre. Se lever, manger, boire et marcher sont les actes d’un vivant. Alors Elie, fortifié et nourri, marche vers l’Horeb ce lieu où les ancêtres ont déjà fait l’expérience de la rencontre de Dieu sur la montagne. En se levant, Elie a expérimenté dans son corps, dans sa chair, le passage, le don de Dieu sous le signe d’une nourriture : le pain. Et c’est en marchant qu’il poursuit sa recherche de Dieu. Or, à maintes reprises, dans la bible, les envoyés de Dieu puis Jésus lui-même ont prononcé ce « lève-toi ». Toujours il est suivi d’une action, souvent la même : lève-toi et marche. Un jour, c’est Jésus lui-même que Dieu fera se lever d’entre les morts, ressuscité, vivant pour notre vie.
Reconnaître Jésus pour ce qu’il est : le ressuscité, le vivant, ne va pas de soi. L’Evangile de Saint Jean nous montre des juifs récriminant contre lui. On dirait des gens de chez nous, ou nous-mêmes parfois. Comment ce Jésus dont on connaît bien le père et la mère peut-il oser dire : Moi, je suis le pain descendu du ciel ! Ces paroles sont difficiles à entendre. Jésus nous dit pourquoi : personne ne peut comprendre sans avoir entendu, c’est-à-dire : accueilli dans la foi les enseignements de Dieu. Mais les enseignements de Dieu ne sont jamais des cours ou des instructions qui s’adresseraient à notre raison. C’est par des signes, comme le dit souvent Saint Jean, que Dieu se laisse découvrir, des signes qui dépassent ce que nous voyons et entendons. Ainsi, des gestes et des paroles que l’on trouve dans l’Ancien Testament acquièrent une portée nouvelle dans le Nouveau. Elie refait ses forces grâce au pain qu’il a mangé et à l’eau qu’il a bue. Le pain venu de Dieu est sa nourriture.
Dans le Nouveau Testament, celui qui vient de Dieu, le venu de Dieu, c’est Jésus. Saint Jean dit qu’il s’est fait chair. Un homme est fait de pensées, désirs, sentiments ; il est muscles, os, respiration, cœur et sang, un tout que la bible désigne par le terme de chair. Jésus s’est fait chair : il s’est fait homme parmi les hommes pour connaître et prendre sur lui le tout de notre vie. Il s’est fait l’un de nous pour nous dire Dieu. Il se propose à nous. Mais la relation à Dieu, à Jésus Fils de Dieu n’est pas de l’ordre de la raison ni du besoin mais du désir : Personne ne peut venir à moi si le Père ne l’attire vers moi.
Croire en Dieu va au-delà de la raison. Se fier à la parole de Jésus fait éclater nos sécurités intellectuelles. C’est si facile dans la vie courante de garder même un léger doute sur la parole d’autrui, même sur la parole de ceux qu’on aime. Se fier à l’adolescent qui dit : je vais chez un copain. Est-ce bien sûr ? Pas facile de donner foi à une parole. Jésus dit des paroles surprenantes à propos du pain, un aliment quotidien devenu si banal qu’on l’oublie parfois. On va vite en chercher quand il manque et on prend de l’ordinaire ou du complet, du sans sel ou du pain de mie, du pain aux céréales, aux noix, du pain à tout faire au fond. Une nourriture de pauvre et de gens aisés. Mais normalement le pain est sur toutes les tables. Le pain est commun aux hommes dans et pour leur vie. Or, Jésus dit : Moi, je suis le pain de la vie. Je suis pour vous comme le pain qui nourrit, comme le pain donné à Elie au désert. Plus encore, ce pain donné, c’est moi, c’est ma chair, c’est tout moi. Jésus relevé d’entre les morts est vivant et dit : Je suis le pain vivant, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. Jésus annonce la manière dont il sera, dont il est présent désormais à ceux qui l’accueillent dans la foi. Il est pain de la vie, pain vivant, chair pour la vie du monde. L’Eucharistie !
Merci Seigneur :
  • pour le pain des hommes, fruit de nos travaux rudes et multiples, du semeur au moissonneur, du grainetier au minotier et au boulanger.
  • Pour le pain des hommes lorsqu’il est donné en partage à la table où il fait bon vivre, à ceux qui n’ont plus rien.
  • Pour le pain des hommes devenu pain descendu du ciel, chair pour la vie du monde, nourriture pour notre vie éternelle par Jésus ton Fils, vivant, ressuscité.

Vivre toujours

  • Prov 9, 1 – 6 : Dieu dans sa sagesse, nous invite à prendre part à sa vie en mangeant son pain, en buvant son vin.
  • Ps 33 : Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur.
  • Eph 5, 15 – 20 : Paul conseille aux Ephésiens de ne pas trop boire car la vie avec Dieu doit être réfléchie et pleine de sagesse.
  • J 6, 51 – 58 : Le pain que Dieu nous donne c’est la chair et le sang de son Fils comme vraie nourriture et comme vraie boisson pour que notre vie soit éternelle.
Que le ciel soit clément ou nuageux, nous sommes dans une période où presque tout le monde prend un temps de relâche. Nous prenons davantage le temps de vivre, d’être ensemble en famille ou avec les amis. Vivre, voilà bien notre désir le plus grand. Vivre le mieux possible et le plus longtemps possible. En cours d’année nous avons peut-être été sollicités par des prospectus ou nous avons fréquenté des centres de remise en forme ou au moins le groupe d’aérobic, sans parler de l’équipe de foot ou d’autres sports. Nous avons peut-être eu entre les mains ces catalogues qui promettent une vie heureuse et bien remplie. On nous vante les bienfaits du soleil, de l’eau, de la montagne ou de la campagne et des sports auxquels on peut facilement se livrer à peu de frais mais pour un bien-être assuré. Vivre est un désir fondamental de tout être humain et la publicité sous toutes ses formes sait bien s’en emparer pour aiguiser et tenter de satisfaire ce désir. C’est à mener une vie jeune et débordante que nous sommes appelés de toutes parts. Mais comble-t-elle tous nos désirs ?
Le livre des Proverbes nous met en présence de la sagesse qui prépare un festin. La table est prête, les bêtes sont tuées et le vin préparé. On pourra manger et boire, se nourrir en abondance, donc vivre. Mais ce à quoi nous sommes invités c’est à manger le pain de la sagesse et à boire le vin qu’elle a préparé. La sagesse est familière de Dieu, proche de lui. Elle connaît ses intentions. Ce pain et ce vin préparés par elle sont destinés à tout homme sans intelligence, à tout homme qui manque de sagesse. On aimerait penser aux autres… Or, l’homme sans intelligence ni sagesse est celui qui est loin de Dieu mais appelé, invité par lui à changer de vie.
Lorsque, dans le Nouveau Testament, Jésus annonce qu’il est pain de vie, qu’il donne sa chair à manger, les juifs discutent violemment entre eux. Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? Il est comme nous, comment peut-il nous donner en partage sa personne tout entière ? Ce « comment cela peut-il se faire ? », est notre éternelle question devant les promesses de Dieu. Comment se peut-il que nous vivions éternellement en mangeant la chair de ce Jésus, son corps et son sang ? La vie que promet Jésus en donnant sa chair n’est pas du même ordre que celle après laquelle nous courons follement parfois. La vie de Jésus ressuscité ne supprime ni la mort, ni la fatigue, ni la maladie, ni les limites. Elle les fait vivre autrement. Dans la préface de la messe des funérailles nous affirmons : « pour tous ceux qui croient en toi Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ».  Cette vie transformée est celle que nous promet Jésus. Alors, la vie d’un homme ne se mesure pas à la taille de son entreprise, ni à l’épaisseur de son avoir ou l’étendue de sa culture, ni à la beauté de son corps musclé et doré par le soleil. Le plus important dans l’homme est non pas ce qui paraît mais son être même.
« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour nos yeux ». L’importance de la vie d’un homme se perçoit à sa qualité d’être, à sa manière d’utiliser ses biens, de mettre au service des autres ses capacités physiques, intellectuelles ou affectives. Celui qui est appelé à manger la chair et à boire le sang de Jésus est déjà entré dans l’intelligence, c’est-à-dire : la compréhension de l’univers de Dieu. Il a déjà, dans la foi, accueilli Dieu, reconnu en Jésus, son Fils et il essaie de faire sien le style de vie de Jésus.
Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous faisons mémoire des paroles de Jésus : qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. Au moment où nous faisons mémoire des paroles de Jésus nous entrons en union avec lui, nous sommes en communion avec lui et nous entrons en union avec ceux qui célèbrent Jésus mort, ressuscité, donnant sa vie pour les hommes. Chaque fois que nous faisons mémoire de Jésus, nous participons à cette vie qui ne finit pas. Le pain que nous mangeons est le pain des hommes auquel Jésus donne un sens nouveau. En le prenant, Jésus le rompt et le donne en partage à ceux qui ont entendu son enseignement. Ce pain rompu et partagé est désormais signe et réalité de Jésus se donnant tout entier à tout homme qui croit en lui.
Dans la culture actuelle, notre corps est mis à rude épreuve mais nous y tenons. Par lui s’exprime en partie notre vitalité, notre être. Dans la culture actuelle le sens du pain a changé d’importance mais il fait toujours partie de notre nourriture quotidienne. Les paroles de Jésus nous atteignent : ceci est mon corps, prenez et mangez. Si vous en mangez vous vivrez éternellement. Ces paroles ne supportent aucune explication raisonnable. C’est seulement en se familiarisant avec la manière de faire de Jésus qu’on les accueillera. Ce Jésus donné en partage, c’est sa vie qu’il donne, une vie passée par la mort, une vie qui ne finit pas, une vie éternelle. Manger et boire à la coupe c’est le signe que le croyant accueille dans la foi la promesse de Jésus et reçoit cette vie qui ne finit pas.
Merci Seigneur :
  • pour les prêtres qui président l’Eucharistie et pour ton peuple tout entier qui te célèbre.
  • Pour ta parole annoncée dans le monde entier, pour le pain et le vin que tu nous donnes pour nous faire vivre de Toi.
  • Pour tous ceux qui te fêtent ici et ailleurs, pour aujourd’hui et pour demain.

A qui irions-nous ?

  • Josué 24, 1 – 18 : Encore aujourd’hui, il nous faut choisir à chaque instant entre le Christ et les idoles modernes, entre l’Evangile et les maximes du monde, entre l’Esprit de Dieu et l’esprit du mal.
  • Ps 33 : Je bénirai le Seigneur.
  • Eph 5, 21 – 32 : Le Christ aime son Eglise ; il s’est livré pour elle. C’est comme cela que le mari doit aimer sa femme.
  • J 6, 60 – 69 : A qui irions-nous ?
Au cours d’une réunion de fiancés en vue du mariage, on parlait de l’amour, l’amour mutuel des époux. Et l’un d’eux rapporta la réflexion suivante d’un de ses amis : Nous, nous préférons ne pas nous marier à l’église, car, en ce moment, nous nous aimons, mais nous ignorons si dans un an ou dans dix ans, nous nous aimerons encore. C’était l’occasion de chercher ensemble : l’amour dans le mariage, qu’est-ce que c’est ? Est-ce simplement le désir de l’autre, une attirance mutuelle ? Est-ce simplement affaire de sentiment, de palpitations du cœur ? Si c’était simplement cela, l’amour risquerait d’être bien fragile : des désirs, des attirances, on peut en éprouver chaque jour dans des directions opposées.
Alors, qu’est-ce que l’amour dans le mariage ? En continuant à chercher, on finit par comprendre qu’effectivement l’amour commençait en général par une attirance mutuelle, mais qu’il ne devait pas en rester là. Saint Paul laisse entendre clairement dans la lettre aux Ephésiens. L’amour des époux doit être, comme l’amour du Christ pour son Eglise, un amour de volonté ; Il voulait la rendre sainte…; Il voulait une Eglise resplendissante…; Il voulait une Eglise irréprochable… C’est comme cela que le mari doit aimer sa femme.
L’amour dans le mariage doit être de même une décision de la volonté : nous voulons nous prendre mutuellement en charge ; nous voulons vivre l’un pour l’autre ; nous voulons fonder un foyer solide qui résistera aux intempéries ; car, c’est inévitable, il y aura des jours sombres, des nuages, des moments difficiles à passer ; mais nous tiendrons, c’est une décision que nous avons prise.
La foi au Christ, la foi en Dieu, c’est pareil, c’est un peu comme un mariage. Quand on est enfant, ce n’est jamais bien solide. Mais à mesure qu’on grandit, il faut qu’elle devienne un choix personnel, une décision qu’il nous faudra renouveler périodiquement, comme les époux renouvellent entre eux leurs promesses. Car, s’il y a dans la vie conjugale des périodes difficiles, il y en a aussi dans nos vies chrétiennes, dans nos rapports avec Dieu : périodes de découragement, de sécheresse dans la prière, de lassitude ; impression que Dieu nous oublie ; révolte contre Dieu à l’occasion d’une épreuve, d’un deuil, ou tout simplement de la maladresse d’un prêtre. A notre époque, comme déjà au temps de Josué dans l’Ancien Testament, notre foi est souvent mise à l’épreuve de mille manières : nos collègues de travail tournent en dérision l’Eglise ou les prêtres ; nos voisins ou nos meilleurs amis vivent dans une indifférence tranquille à l’égard de Dieu et ne s’en portent pas plus mal ; et même dans nos familles, nos enfants ou nos petits-enfants cessent de fréquenter l’Eglise ou ne reçoivent pas d’éducation chrétienne. Et puis, dans ce monde d’aujourd’hui, Dieu semble tellement absent, ignoré, rayé des comptes.
Alors, nous sommes parfois tentés de tout laisser tomber nous aussi, de déserter l’Eglise. On dit : J’ai perdu la foi !
Mais non ! on n’a pas perdu la foi. Tout simplement, ce sont de gros nuages qui passent et qui font qu’on n’y voit plus clair du tout. Alors, au lieu de quitter le Christ, il faut au contraire nous rapprocher de lui, lui redire notre attachement et notre volonté de lui rester fidèle.
C’est ce qui s’est passé dans cette scène de l’Evangile qui raconte le Saint Jean. Jésus avait prononcé des paroles qui paraissaient intolérables à ses disciples ; beaucoup d’entre eux cessèrent d’aller avec lui et le quittèrent. Jésus se tourne alors vers les douze apôtres et leur demande : Et vous, voulez-vous partir vous aussi ? Et ils répondent : Seigneur, à qui irions-nous ? Nous ne comprenons pas toujours clairement ce que tu dis, mais tu nous as choisis et nous avons décidé de te suivre, nous voulons t’aimer, nous voulons t’écouter, nous attacher à toi, travailler avec toi et pour toi…
Pour nous de même, quand les nuages s’amoncellent, quand les doutes surviennent, écoutons le Seigneur Jésus qui nous dit au fond du cœur : Tu sais, je suis toujours là, bien présent, bien vivant, même quand tu n’y penses pas. Vas-tu donc me quitter toi aussi ? Et répondons-lui comme saint Pierre : Seigneur, à qui irais-je ? à qui irions-nous ? Tu es le chemin, la vérité et la vie. Nous croyons et nous savons que tu es le saint, le saint de Dieu !
Seigneur :
  • nous voulons te redire notre admiration devant les merveilles de ton amour ; tu nous as confié ce monde et toutes ses richesses ; tu nous confies les uns aux autres pour que nous bâtissions un monde fraternel ; tu nous appelles à préparer dès ici-bas ton royaume éternel d’amour et de paix.
  • Nous te disons notre joie de nous retrouver autour de toi comme des frères ; ta parole nous éclaire dans les choix que nous avons à faire, dans les décisions qu’il nous faut prendre ; et tu nous redonnes force et courage par la communion.
  • C’est toi qui nous pousse à aimer, à donner et à nous donner, à partager avec les autres ; tu viens en nous pour reverser et brûler toutes les barrières que notre orgueil et notre égoïsme dressent sans cesse contre ceux que nous n’aimons pas spontanément.

Changez de vie !

  • Deut 4, 1 – 8 : Dieu nous fait connaître ses commandements par la Bible ; c’est toujours par amour pour nous, pour notre bien, pour que nous nous grandissions nous-mêmes.
  • Ps 14 : Qui habitera dans ta maison.
  • Jac 1, 17 – 27 : Soyons toujours à l’écoute de Dieu ; sa parole nous apporte la lumière, la vie, la vérité ; elle nous montre le chemin du salut.
  • Mc 7, 1 – 23 : un appel à un renouveau pour notre vie chrétienne.
Il arrive que des personnes viennent nous dire, à nous les prêtres : Je ne sais plus me confesser… Je ne sais plus ce qu’il faut dire en confession… Quand j’étais enfant, j’avais ma liste de péchés, c’étaient toujours les mêmes. Mais je suis plus un enfant, je sens que ça n’exprime plus rien dans ma vie d’aujourd’hui. A vrai dire, je ne sais plus ce que c’est qu’un péché. Alors, je ne me confesse presque plus jamais. Peut-être sommes-nous plusieurs à penser ainsi ?
C’est vrai que beaucoup d’entre nous ne savent plus très bien ce qu’est un péché. L’Eglise a beau dire : il faut avoir le courage d’appeler bien ce qui est bien, et mal ce qui est mal, mais, précisément, on ne sait plus au juste à notre époque ce qui est bien et ce qui est mal.
Peut-être les divers sondages dont on nous donne les résultats dans les journaux ou à la télé y sont-ils pour quelque chose : si 70% des personnes interrogées sont favorables à la loi sur l’avortement et 20% contre, on est tenté d’en conclure que l’avortement est bien, d’autant plus que la loi civile le permet. Si, dans une classe de lycée, la majorité des jeunes trichent dans les compositions ou les examens, les jeunes sont tentés d’en conclure que c’est normal de tricher, … comme de voler dans les marchés, … comme de divorcer, puisque le divorce ne scandalise plus personne jusque dans « les meilleurs familles ». On pourrait trouver mille autres exemples : ça se fait, tout le monde le fait, donc ça peut se faire, donc c’est normal, c’est la vie !
Qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce qui est mal ? Autrement dit : qu’est-ce qui nous rapproche de Dieu ? Qu’est-ce qui nous éloigne de Dieu ?
C’était la question que discutaient les pharisiens et Jésus. Pour les pharisiens, c’était une affaire de rites, de règlements religieux qu’il fallait observer fidèlement : était pur, était sans péché, celui qui se lavait les mains avant de manger et qui lavait ses plats et ses assiettes d’une certaine manière conforme aux habitudes et traditions des anciens, etc… Remarquant que les disciples de Jésus négligeaient ces règles, les pharisiens lui en font la remarque : Pourquoi tes disciples n’observent-ils pas nos traditions ?
Alors Jésus leur répond : Vous vous attachez à des règlements, à des traditions humaines, mais votre cœur reste loin de Dieu. Ce qui nous éloigne de Dieu, ce n’est pas forcément de manquer à des habitudes ou à des règles d’autrefois. Ce qui nous éloigne de Dieu, ce sont les pensées mauvaises que nous entretenons dans notre cœur. Et Jésus précise : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil. C’est tout cela qui nous éloigne de Dieu.
Reprenons quelques-uns de ces mots de Jésus : inconduite, débauche, c’est-à-dire, tout ce qui nous rabaisse. Quand nous renonçons à nous dépasser nous-mêmes, nous nous éloignons de Dieu. Une jeune étudiante disait un jour : ma foi me pousse à un certain idéal. Je me sens coupable quand je refuse de me dépasser, de me déranger.
Adultères, dit encore Jésus : autrement dit, quand on laisse l’amour s’étioler, se faner, en famille, entre époux, entre parents et enfants, voilà ce qui nous éloigne de Dieu.
Méchancetés, diffamations, ajoute encore Jésus. Bien sûr, tout ce qui nous sépare des autres, tout ce qui nous divise entre nous, tout cela nous éloigne et sépare de Dieu. Exclure de notre cœur le pauvre ou l’étranger ou n’importe qui d’autre, c’est chasser Dieu lui-même de notre cœur.
Cupidité, envie, fraude, dit encore le Christ. Autrement dit, quand l’argent prend la première place dans nos préoccupations, quand on ne vit plus que pour ça, on s’éloigne automatiquement de Dieu. On ne peut pas servir à la fois Dieu et l’argent. Mais faut bien tenir son rang… Nos voisins ont acheté une nouvelle chose, il nous en faudra une aussi… Et l’on court ainsi après le « toujours plus », sans même avoir conscience qu’on ne vit plus que pour soi-même, alors que l’Evangile nous pose toujours la question : Qu’as-tu fait de ton frère ? Que fais-tu pour les autres ?
Bref, le mal, le péché, ce qui nous éloigne de Dieu, c’est de nous laisser porter par la mentalité générale qui nous pousse à vivre comme tout le monde, au lieu de nous laisser imprégner par l’Esprit de Jésus pour vivre toujours davantage dans l’amour de Dieu et dans l’amour des autres. L’Evangile ne nous appelle-t-il pas souvent à penser et à vivre à contre-courant de l’esprit du monde ?
Je crois que nous ressentons cela tous plus ou moins. Nous sentons qu’il y a toujours un décalage entre notre comportement habituel et l’esprit de l’Evangile. Nous sentons qu’il faudrait nous reconvertir. Seulement, nous avons peur de l’effort. Et peut-être est-ce pour cela que nous nous confessons moins souvent, car nous sentons que la confession, c’est sérieux, ça suppose un effort de renouveau.
Le Christ nous aime quand même. Aujourd’hui encore, il est ici avec nous, tout prêt à nous prendre par la main et à nous attirer à lui. Il ne se décourage pas. Que nos cœurs ne restent pas loin de lui !
Merci Seigneur :
  • d’être à la fois si grand et si proche de nous.
  • Pour Jésus notre Sauveur.
  • Pour la confiance et l’amour dont tu nous témoignes.

End FAQ

 


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